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Médéa médée. Une enfance en Algérie
Bensimon Jean
ORIZONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9791030901542
Cette histoire nous plonge dans une petite ville d'Algérie, Médéa, pendant les années 40, les rues désertes à l'heure de la sieste, les eucalyptus, les jujubiers, les jeux entre copains, les louveteaux... Une enfance dans un drôle de département français. C'est aussi une enquête. Un mystère règne dans la famille du narrateur, un drame se tisse et se détisse chaque jour dans l'ombre fraîche de la maison : qui est vraiment la mère, cette femme pas- sant de l'abattement à des flambées de colère effrayant sa famille ? Jus- qu'où peut bien aller sa ressemblance avec Médée, la magi- cienne de l'Antiquité qui tua ses enfants ? Entre Médéa et Médée, entre le grand soleil et les zones d'ombre, peut-on revenir dans un passé très ancien, le revivre ? Peut-on venir à bout de la soumission d'autrefois, de la honte, de la haine... de la solitude affective ? Un récit écrit pour tous ceux qui se sont sentis écrasés par la figure maternelle. Baignant dans le merveilleux qui imprègne Médéa et dans des croyances archaïques, il ressuscite une socié- té aujourd'hui disparue. Ainsi, l'entreprise autobiographique s'élargit en une recherche à caractère ethnographique. N. K.
L'entre-deux n'a pas bonne réputation. Il est le sort des femmes, des hommes de l'écart, du dilemme, qui vivent le cul entre deux chaises. De ceux qui, n'ayant pas d'assise, béquillent entre le zist et le zest, le dedans et le dehors. En porte-à-faux. L'auteur relève le défi en quatorze récits empreints de poésie, à la fois profondément semblables et dissemblables. Contradictions intérieures, choix de vie hasardeux, difficulté à aimer, forces irrationnelles... un monde étrange et familier avec parfois, implicite, un questionnement philosophique. Tel personnage s'interrogeant sur son identité se lance dans la quête difficile d'un lieu. Tel autre hésite entre vie animale et vie humaine. Un troisième se demande s'il appartient à la communauté. Et une femme étoile peut-elle vivre sur terre ? ... Autant de figures qui affrontent l'entre-deux, le surmontant ou pas, et flottent en quête d'un ancrage. Des destins à la lisière. Ces récits, où le vertige se mêle à l'humour, sont inscrits dans une époque fluctuante, entre deux cultures - l'ancien monde et le nouveau. Un métissage malaisé. Dans la modernité.
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.