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Lucie Cousturier, les tirailleurs sénégalais et question coloniale
Little Roger
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296073487
A Fréjus, en 1916, Lucie Cousturier, artiste peintre, a rencontré quelques-uns des 40.000 tirailleurs dits sénégalais venus combattre pour la France pendant la Grande Guerre. Surmontant la peur partagée par les quelque 7.000 habitants de Fréjus -Saint-Raphaël de l'époque, elle a su transformer cette rencontre en un enrichissement partagé. A tel point que, les ayant accueillis chez elle, elle entreprit après la guerre une mission de neuf mois en Afrique de l'Ouest pour leur rendre visite chez eux. A Fréjus, en 2008, des historiens, des historiens de l'art, des humanistes venus du monde entier se sont rassemblés pour mieux faire connaître cette femme exceptionnelle mais méconnue et les tirailleurs qu'elle alphabétisa avant de les voir partir pour le front. Aux actes de cette nouvelle rencontre fructueuse sont jointes les lettres inédites que Lucie Cousturier adressa au célèbre peintre Paul Signac et au grand humaniste Léon Werth qui étaient ses amis. Le volume comporte aussi de nombreuses illustrations, dont un autoportrait en quadrichromie, et des fac-similés de manuscrits, la plupart inédits. Biographie de l'auteur Roger Little, professeur émérite de Trinity College Dublin, est responsable de la réédition, dans la collection Autrement Mêmes qu'il dirige chez l'Harmattan, des écrits de Lucie Cousturier sur les tirailleurs sénégalais: Des inconnus chez moi et Mes inconnus chez eux.
Qui, des trois rivales : Athénaïs la noire, Paulette la blanche ou Roberte l'octavonne, va l'emporter pour devenir l'épouse de "Monsieur le Procureur de la République Romuald Sainte-Croix" qui "n'était préoccupé que d'avancer rapidement dans sa carrière et de se créer un foyer" ? D'un certain point de vue, Roberte partait avec une longueur d'avance : "sans conteste elle était plus belle que Paulette et qu'Athénaïs, plutôt grande, proportionnée à merveille, très élégante... elle était mieux que belle : troublante" . Décrochera-t-elle pour autant la timbale ? Ce roman de 1924, situé à Fort-de-France en Martinique et dans les environs immédiats, met en scène, sous tous les angles, les effets du "préjugé de la race" . "[... ] moralement, physiquement, gens de couleur et blancs se valent... Et ils conçoivent des sentiments réciproques... Pour les unions entre blancs et gens de couleur, c'est affaires de convenances, simplement... Je veux dire : on se plaît ou non... " Victor Gautrez, L'Octavonne
Little Roger ; Blachère Jean-Claude ; Sermaye Jean
Au sud du Niger, dans les dernières années du temps précolonial, un "Maître-chasseur" traditionnel affronte les dangers de la brousse. Sa force, mais surtout son ingéniosité et ses capacités de réflexion assureront la réussite de ses entreprises. Jean Sermaye, dans ce roman qui reçut le Grand Prix de Littérature coloniale en 1937, dresse le tableau d'un pays intact et fait le portrait d'hommes qu'il a fréquentés et aimés, avec une précision documentaire qui n'est pas un des moindres intérêts de cette oeuvre.
Les articles qui composent Haïti : regards, dont trois sont inédits, intéressent l'image qu'un peuple peut se faire d'un autre. Les première et troisième parties de l'ouvrage illustrent comment des étrangers ont imaginé Haïti et ses habitants, et comment des Haïtiens ont imaginé la République dominicaine et les siens. La deuxième partie intéresse l'image que les Haïtiens se sont faite de leur propre pays et de leurs compatriotes. Dans tous les cas, c'est l'imagination des écrivains qui articule ces visions parfois critiques, parfois élogieuses, jamais objectives.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.