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Lieux symboliques complexes au Maghreb et au Machrek. Appropriation, tensions et partage
Rieucau Jean ; Souissi Mohamed
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343186078
Cette réflexion traite des lieux complexes, en tension, dans leurs fonctions, leurs usages, leurs symboliques, au Maghreb et au Machrek, au début du XXIe siècle. A différents niveaux scalaires, ces lieux en activité, fréquentés appropriés, s'appuient sur des acteurs publics, privés, sur les sociétés civiles, sur des forces religieuses. Leurs appropriations participent d'usages, de pratiques, pour les uns séparés, pour d'autres partagés et enchevêtrés. Au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Egypte, existent des espaces marqués par des temporalités millénaires, qui se structurent, jusqu'à l'époque contemporaine, autour de fonctions, d'activités, nombreuses, plus fréquemment antagonistes, plus rarement apaisées (agricoles, marchandes, thérapeutiques, mémorielles, religieuses, touristiques, récréatives, militaires). A travers l'Histoire et jusqu'à l'époque actuelle, les oasis isolées et les grandes dépressions désertiques, souvent localisées sur les marges territoriales des Etats, forment des espaces appropriés par les civilisations successives. Tensions ethniques, religieuses, militaires, alimentent aujourd'hui de nombreux conflits. Au Maghreb et au Machrek, perdurent depuis des siècles, des lieux saints, sacrés, souvent saturés de sens, pour certains ouverts au tourisme international, partagés entre les symboliques, les croyances, les cultes, des religions monothéistes du Livre. Mixité, porosité, dialogue interreligieux, s'appuient, dans bien des cas, sur une même figure tutélaire, dont chaque confession sépare les rites, les pratiques religieuses, en relation avec des identifications et des mémoires différentes. De petits lieux sacrés, les zaouias, au Maroc, en Algérie et en Tunisie, en combinant le culte et une fréquentation touristique, tentent d'associer pèlerins et touristes. Elles constituent de petits patrimoines, à la fois matériels et immatériels (croyance aux génies, aux miracles, musiques, danses). Ces lieux sacrés, vivants, siège d'une religion populaire, vibrent d'une forte spiritualité liée au mysticisme soufi. Ces architectures vernaculaires, bien qu'entretenues par les populations locales, sont également menacées de destruction, en lien avec la montée de l'intégrisme religieux dans certaines composantes des sociétés arabo-musulmanes.
La zaouïa, au Maghreb, constitue un lieu de culte partagé, parfois syncrétique entre paganisme, islam et tourisme religieux. La question de la sauvegarde de ce petit patrimoine architectural, traditionnel, diachronique, souvent d'origine berbère, se pose différemment selon les pays. Le mausolée, surmonté d'un dôme, abrite le tombeau d'une personne collectivement vénérée ou saint (sidi). Attaché à ce sanctuaire, le marabout, descendant d'un saint soufi ou d'un sage, doté ou non de pouvoirs spirituels, contribue à perpétuer une religion populaire ou culte des saints. La zaouïa s'organise en un petit complexe religieux et social, associant le mausolée du saint, un patio, une salle de prière, une pièce pour l'étude, une bibliothèque, des hébergements, un réfectoire. A travers les siècles, le culte des morts enveloppe le sanctuaire de phénomènes mystérieux et irrationnels (génies, miracles). En Afrique du Nord, certaines zaouïas (Maroc) drainent chaque année des milliers de visiteurs et de fidèles. En Tunisie, cultes et pèlerinages attachés à ces lieux sacrés font à nouveau débat, divisent les esprits, dans la société contemporaine secouée parle printemps arabe tunisien ou "révolution du jasmin". Les usages de la zaouïa Sidi El Kantaoui, établie dans la zone touristique d'El Kantaoui, au nord de la ville de Sousse, importante destination touristique, associent recueillement, méditation, hommage au saint et convivialité (hébergement, repas) en relation avec la fréquentation récréative de la station touristique voisine.
Cariño Micheline ; Monteforte Mario ; Rieucau Jean
Cet ouvrage s'intéresse aux aspects biologiques, géographiques, économiques, sociaux et culturels de l'histoire perlière mondiale. Il traite des caractéristiques bioécologiques des différentes espèces des huîtres perlières jusqu'aux progrès technologiques qui ont permis leur culture. S'appuyant sur les archives historiques mexicaines et françaises, cette recherche a été conçue dans un esprit mettant en avant les alternatives du développement durable au sein des régions perlières du monde.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.