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Les cultures politiques à Nîmes et dans la Bas-Languedoc oriental du XVIIe siècle aux années 1970. A
Pugnière François
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296058552
De la révolte de Montmorency a la présidence de Georges Pompidou, il a semblé souhaitable de s'interroger, à partir d'exemples choisis, sur les raisons d'être, la persistance ou le renouvellement de phénomènes tels l'existence d'une contestation souvent latente à l'égard de " ce qui vient d'en haut ", sur la présence d'un " vieux fonds passionnel " ou sur le caractère souvent velléitaire, inconstant, de la contestation. Comment la mise en place d'une culture nationale politique dominante s'est-elle opérée dans le Bas-Languedoc oriental ? Dans quelle mesure le processus de politisation qui a revêtu diverses formes, de la monarchie absolue à la république, autour du développement de l'Etat-Nation, a-t-il été entravé ou favorisé par l'existence de cultures politiques locales et régionales ? Telles sont quelques-unes des grandes questions auxquelles les actes de ce colloque, à partir d'études particulières, se proposent de répondre
Cislaru Georgeta ; Pugnière-Saavedra Frédéric ; Si
Que peut nous révéler l'analyse de discours des pratiques sociétales et des pratiques discursives qui les sous-tendent ? En questionnant le discours, l'analyse de discours questionne aussi ses instances productrices : instances politiques, médiatiques, institutionnelles. Elle a ainsi engagé, depuis une quarantaine d'années, un dialogue interdisciplinaire fructueux. Avec cinq contributions d'analystes de discours et deux de professionnels de la protection de l'enfance, ce numéro des Carnets du Cediscor propose une illustration de ce dialogue dans le champ de l'enfance en danger, qui a constitué l'espace d'une rencontre entre l'analyse de discours et la sociologie, les sciences de l'éducation, la psychologie. Mais l'analyse des écrits de signalement d'enfant en danger, des contraintes et tabous qui président à leur rédaction jusqu'à leurs caractéristiques lexico-syntaxiques et textuelles, nourrit en retour des problématiques propres à l'analyse de discours, concernant par exemple la construction de l'interdiscours, l'indétermination énonciative ou encore la nature individuelle ou collective des catégorisations lexicales. Ce numéro s'adresse aussi bien aux analystes du discours qu'aux chercheurs d'autres disciplines préoccupés du rôle du langage clans la construction de la réalité sociale.
Pugnière-Saavedra Frédéric ; Fischer-Lokou Jacques
Il est question de " celui qui est marginal " dans cet ouvrage qui regroupe des contributions de chercheurs en sciences humaines et sociales. Le regard porté sur cette notion est volontairement positif car elle reconfigure des pratiques et les normes sociales. Comment la marginalité peut-elle être une force pour notre société ? Comment les manifestations d'une forme de marginalité constituent-elles les prémices des mutations sociales ?
La vaste correspondance entretenue pendant près d'un demi-siècle par JeanFrançois Séguier (1703-1784) est à ce jour quasi inédite, même si elle a été largement utilisée. Le présent ouvrage s'attache à éditer l'ensemble des lettres échangées entre le savant nîmois et l'un de ses amis les plus proches, le médecin nîmois Pierre Baux (1708-1790), amateur de belles-lettres, botaniste et correspondant de l'Académie des sciences. Au fil de leurs propos, rédigés bien souvent à la hâte, renaissent des mondes perdus, ceux des cercles savants, ceux d'une République des lettres en pleine affirmation et ceux de la librairie, dans sa matérialité, sa pratique et ses rites. Ainsi, de Paris à Vérone en passant par Londres et Vienne, cette correspondance nous transporte dans l'Europe des années 1730-1740, dans les pas du marquis Maffei (1675-1755) que le jeune Séguier accompagnait en tant que secrétaire. Mais ces lettres restent aussi la marque de la profonde amitié qui lia ces deux hommes, au fond bien différents l'un de l'autre, d'autant qu'elle sut transcender les clivages confessionnels propres à une ville alors déchirée par ce que Séguier appelait avec pudeur " la diversité des opinions ". En ce sens, cette correspondance est aussi une leçon de respect et d'acceptation mutuelle.
Ce volume contient les actes du colloque international tenu à Nîmes en 2006. Ils ont pour but de tenter d'appréhender et de comprendre les divers modes de vie trouvés par les individus, les familles, les groupes sociaux ou les sociétés, dans l'expérience de la différence. Ceci suppose d'abord la prise de conscience de cette différence: nature de la différence, niveau (individu, famille, société), espace (ici ou ailleurs), temps (aujourd'hui ou dans le passé), nature de la solution trouvée pour vivre. Telles sont les diverses pistes qui s'ouvrent sous leurs multiples aspects: ignorance feinte, méfiance ou suspicion, cohabitation pacifique, culte de la différence, qui n'exclut pas la souffrance ou l'aliénation, pouvant aller jusqu'à la provocation. Cette approche veut également se situer à la fois dans la diachronie, de l'Antiquité à nos jours, et dans la pluridisciplinarité.Gabriel Audisio est professeur émérite d'histoire moderne de l'université de Provence (Aix-Marseille I). Il est spécialiste d'histoire culturelle et religieuse du XVIe siècle et, plus particulièrement des vaudois ainsi que de paléographie. Il a publié notamment Les vaudois (Paris, Fayard, 1998) et, avec I. Rambaud, Lire le français d'hier, XVe-XVIIIe siècle (Paris, A. Colin, 3e éd. 2003)François Pugnière est professeur d'histoire et géographie dans le secondaire et a soutenu en 2002 une thèse consacrée à l'encadrement clérical des nouveaux convertis au XVIIIe siècle à travers l'exemple du diocèse d'Alès. Il s'est parallèlement intéressé à Jean-François Séguier par le biais des écrits de l'abbé René Séguier, un des frères du savant, dont il compte publier les lettres et les travaux à caractère ethnologique. Il travaille à l'heure actuelle aux différents aspects des cultures de la coexistence en bas Languedoc à l'époque moderne.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.