Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les ailes des libellules
Bur-Bobin Marie-Claude
DO BENTZINGER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782849605578
Un immeuble, un microcosme. Chacun de ses habitants a son histoire, gaie, triste, pathétique, dramatique, secrète, c'est selon. Certains se contentent de la vivre, d'autres de la subir, d'autres encore de l'écrire. A commencer par la concierge au grand coeur, la mémoire de l'immeuble, qui tient un Journal. Elle s'est particulièrement attachée à plusieurs d'entre eux. D'abord Anne et Erwan, deux grands blessés de la vie, puis Hélène, la dernière venue, si jolie, devenue paraplégique après un accident de voiture. A vingt ans. C'est-y pas malheureux, comme elle dit. Babou, sa grand-mère très chérie, et sa fidèle Nounou Maria prennent soin d'elle, l'entourent, l'écoutent, lui insufflent le courage d'accepter ce qui est. Ecrivain elle-même, Babou essaiera de lui transmettre le goût de l'écriture. Elle sait que sa petite-fille a besoin d'autre chose que de compassion. "Qui a dit qu'un handicap détruisait la potentialité d'une personne ? Tu dois trouver en toi d'autres chemins. L'inertie est la véritable ennemie. L'immobilité contrainte il faut bien l'accepter, mais l'immobilisme non ! Je ne te laisserai pas faire ! Si tu ne peux plus marcher, deviens Libellule, ouvre tes ailes et vole !" lui dit-elle un jour de grand découragement. Electrochoc. Peu à peu, Hélène retrouvera le goût de vivre. Et plus encore. Même si elle se montre parfois cruelle, la vie est toujours la plus forte. "Finalement, il n'y a que de l'amour et du bonheur dans ces pages !" écrit en conclusion de son Journal la concierge de l'immeuble. C'est un livre qui fait du bien. Parole de concierge.
En rentrant d'Algérie en février 1961, j'ai écrit à chaud ce simple témoignage, afin de me libérer des quatorze mois passés dans ce pays en guerre comme sous-lieutenant. J'ai enfoui ce manuscrit dans ma cantine sans l'avoir lu. Au bout de cinquante ans, l'aînée de mes petites-filles m'interrogeant sur la manière dont j'avais traversé les événements, j'ai eu la curiosité de le reprendre et de le lire pour la première fois. Il ne m'est pas tombé des mains. C'est pourquoi je le soumets aujourd'hui au public. J'ai changé les noms des militaires et aussi des civils d'origine européenne, la guerre étant un drame qui, dans ses continuelles et fatales transformations, échappe vite à tous ses acteurs.
Au siècle dernier, deux positions antinomiques ont polarisé la pensée de la liberté. D'une part, son exaltation, l'érigeant en absolu fondateur. D'autre part, sa négation pure et simple, en raison de déterminismes jugés implacables. Entre ces deux extrêmes, Edith Stein propose une troisième voie originale. Née en 1891, morte gazée à Auschwitz en 1942, elle a aimé la liberté et combattu pour elle. Très tôt, elle se passionne pour l'histoire et veut comprendre, en philosophe, quel rôle nous pouvons jouer sur la scène des événements du monde, y compris lorsqu'ils relèvent de l'horreur. Le thème de la liberté traverse son oeuvre philosophique de part en part. Mais elle n'a pas écrit de traité sur la liberté et n'a pas voulu en édifier un système. Elle cherche d'abord, en phénoménologue, à en décrire fidèlement l'expérience vécue. Au fil de ses oeuvres se dessine une ligne de crête, " un chemin entre deux abîmes ", où la personne libre se révèle à la fois dans sa souveraineté inaliénable et dans sa dépendance radicale. Tenir ensemble l'autonomie du sujet, qui peut être comprise autrement que comme autolégislation, et son essentielle dépendance, qui l'appelle à oser l'abandon, tel est le pari steinien. L'ouvrage analyse successivement trois stades de la liberté : celle du pur moi transcendantal ; celle de la personne, qui se déploie en son incarnation et sa socialité ; et, enfin, celle de l'amour, liberté ultime, qui suppose l'ouverture à ses propres profondeurs et à la transcendance absolue. Ces trois libertés ne s'opposent pas. Elles s'unifient et s'accomplissent dans le consentement, qui ne se confond ni avec la résignation, ni avec la soumission.
L'Homme-Dieu descendit parmi nous... pour effacer la tache originelle. " Le chant du Minuit chrétien fait écho à une représentation qui figurait encore dans le Catéchisme national de 1917. Mettant fin à un âge d'or, le péché originel - parfois confondu avec le premier " péché de la chair " - aurait entraîné la " mort de nos premiers parents ", la nécessité du travail, la concupiscence et la prolifération du péché. Pour y remédier, il fallait la mort du Christ et le baptême de tous les hommes. Pour certains, le " dogme " du péché originel entraînait l'affirmation d'un seul couple humain primitif (le monogénisme) et l'exclusion du " ciel " pour les enfants morts sans baptême. Est-ce que le dogme du péché originel comprend toutes ces affirmations ? Au terme d'une analyse minutieuse, Jacques Bur reprend les textes bibliques (la Genèse et Saint Paul surtout) et les documents du magistère, particulièrement les décrets du concile de Trente et l'enseignement pontifical. Grâce à une méthode théologique et historique rigoureuse, ce livre distingue ce qui est proprement de foi et ce qui n'a jamais reçu l'assentiment de toute l'Eglise. Il restitue ainsi la doctrine du péché originel - la solidarité de tous dans le péché - dans le dynamisme de l'affirmation centrale du Credo : la solidarité du salut en Jésus Christ.
Sacralisée ou diabolisée, l'immigration est un sujet qui suscite de nombreux débats et passions. L'auteur tente de présenter cette problématique sans préjugé en se basant sur des données vérifiées. En guise de conclusion, il démontre qu'une véritable coopération avec les pays en développement, allant bien au-delà des simples accords relatifs à la réadmission dans leur pays des migrants illégaux, est la solution qui peut résoudre la crise migratoire et renforcer les liens de la France avec ces pays. Les aides aux retours volontaires et à la réinsertion seraient certainement le moyen le plus pertinent pour apporter une réponse aux étrangers non régularisés sur notre territoire, surtout si ces dernières pouvaient être associées à une aide au développement bien ciblée. Mais rien ne pourra être entrepris sans une bonne gouvernance de ces pays.
L'étude des arts et traditions populaires telle que nous l'entendons aujourd'hui a pris son essor avec le romantisme. En Alsace, elle débuta sur une grande échelle avec les frères Adolphe et surtout Auguste Stoeber. Mais eux-mêmes avaient hérité de leur père Ehrenfried le goût pour la poésie dialectale et l'amour du patrimoine culturel régional. Tout le monde est d'accord pour saluer en eux les initiateurs de la recherche en matière de folklore en Alsace. Pourtant, si on les copie allègrement, on les connaît mal. Le présent ouvrage se propose donc de suivre ces trois chercheurs dans leur quête multiforme, de voir dans quel contexte historique et social ils s'inscrivent, quelles influences ils ont subies, comment ils ont trouvé leur place entre religion, histoire, littérature, ethnographie, mythologie, politique et idéologie, selon quelles méthodes ils ont travaillé, quel impact ils ont eu et qui furent leurs successeurs. Selon le principe "ce qui vient du peuple doit retourner au peuple", leur oeuvre n'était pas destinée uniquement au monde savant, mais aussi à la population dans son ensemble.
Né le 25 Juillet 1918, alors que la Lorraine et l'Alsace sont allemandes, Jean BINZ devient français après le 11 novembre 1918. En 1942 il redevient par les hasards de l'Histoire, allemand, avant d'être à nouveau, en 1945, français pour de bon ! Il aura vécu entre-temps une aventure relativement peu connue en dehors des départements du Nord-Est, celle des "Malgré-Nous" enrôlés de force dans une armée qui n'était pas la leur. Les nombreuses rencontres, en Hongrie notamment, les échanges fructueux avec les habitants, les relations fraternelles avec les camarades "Malgré-Nous" qu'il a sous ses ordres... et puis l'accident grave qui le ramènera en France, après bien des vicissitudes, tout cela nous est raconté avec vivacité, drôlerie et émotion. Ce vécu a contribué à faire naître quelques années après, "l'Owé-O-Génie, dont Jean Binz est le concepteur et qui apporte depuis ses bienfaits à de nombreux malades.