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L'expérience de la liberté selon Edith Stein. Un chemin entre deux abîmes
Bur Laurence
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204158046
Au siècle dernier, deux positions antinomiques ont polarisé la pensée de la liberté. D'une part, son exaltation, l'érigeant en absolu fondateur. D'autre part, sa négation pure et simple, en raison de déterminismes jugés implacables. Entre ces deux extrêmes, Edith Stein propose une troisième voie originale. Née en 1891, morte gazée à Auschwitz en 1942, elle a aimé la liberté et combattu pour elle. Très tôt, elle se passionne pour l'histoire et veut comprendre, en philosophe, quel rôle nous pouvons jouer sur la scène des événements du monde, y compris lorsqu'ils relèvent de l'horreur. Le thème de la liberté traverse son oeuvre philosophique de part en part. Mais elle n'a pas écrit de traité sur la liberté et n'a pas voulu en édifier un système. Elle cherche d'abord, en phénoménologue, à en décrire fidèlement l'expérience vécue. Au fil de ses oeuvres se dessine une ligne de crête, " un chemin entre deux abîmes ", où la personne libre se révèle à la fois dans sa souveraineté inaliénable et dans sa dépendance radicale. Tenir ensemble l'autonomie du sujet, qui peut être comprise autrement que comme autolégislation, et son essentielle dépendance, qui l'appelle à oser l'abandon, tel est le pari steinien. L'ouvrage analyse successivement trois stades de la liberté : celle du pur moi transcendantal ; celle de la personne, qui se déploie en son incarnation et sa socialité ; et, enfin, celle de l'amour, liberté ultime, qui suppose l'ouverture à ses propres profondeurs et à la transcendance absolue. Ces trois libertés ne s'opposent pas. Elles s'unifient et s'accomplissent dans le consentement, qui ne se confond ni avec la résignation, ni avec la soumission.
L'Antiquité, classique ou non, ne disparaît pas avec ce que l'on a coutume d'appeler "la fin du monde antique". La Grèce et Rome, entre autres, constituent pour longtemps encore un legs culturel, politique et esthétique identifiable, fécond. Nous Modernes continuons de le "recevoir", de le mettre en débat, de le repenser ou reformuler sur nos places publiques ou nos écrans, dans nos livres ou notre langue. Nous questionnons et nous représentons ce passé, dans un va-et-vient entre mise à distance et appropriation, et nous analysons ces mémoires à partir d'une question simple : qu'advient-il de l'Antiquité après l'Antiquité ? Pour célébrer les quinze ans de la revue Anabases, seule revue française consacrée à la réception de l'Antiquité, un colloque fut organisé témoignant de la diversité des époques abordées, des aires géographiques, des disciplines, des approches et des traditions universitaires. En effet, l'étude de "l'Antiquité après l'Antiquité" ne peut qu'être interdisciplinaire, transversale, plurielle. La littérature, la philosophie, l'art sous toutes ses formes, la culture populaire ont affaire avec la capacité de transformation, d'adaptation, de résilience dont l'Antiquité est capable. L'Antiquité est un savoir à géométrie variable, modulable, un savoir qui a lui-même sa propre histoire, ses propres traditions. Les contributions de ce volume, qui brossent la "fabrique de l'Antiquité", explorent la bibliothèque de Guillaume Budé et des travaux d'antiquaires comme Sainte-Croix ou Choiseul-Gouffier, offrent une réflexion sur la tâche des antiquisants et sur l'influence de Braudel sur ceux-ci mais aussi de Virgile sur Giono et de l'histoire ancienne sur la Chronica Polonorum du XIIIe siècle, examinent la transmission des textes des géographes antiques, la traduction de Sophocle par Hölderlin ou encore la passion pour les Etrusques de D.H. Lawrence, l'émergence de l'étrusquicité au XVe siècle, ou l'invention du paysage archéologique d'Ostie.
Peu de " professions " ont connu autant de bouleversements au XXe siècle que celle des prêtres. Après la Révolution française, le Curé d'Ars s'impose à tous par sa sainteté. Ce modèle donna au prêtre une nouvelle dimension intérieure forte au moment où le statut social de ce ministère semblait s'estomper. Vatican II (1962-1965) marque une nouvelle étape en situant les prêtres en lien étroit avec les évêques et les laïcs. Les nouvelles orientations ainsi tracées sont les voies d'un renouveau capital pour l'Eglise. Cette chance, largement saisie en théologie et dans la vie des communautés, doit aussi être intériorisée dans la vie chrétienne des prêtres. Tel est le propos de cet ouvrage, véritable traité de la spiritualité des prêtres, religieux et diocésains, qui fit d'abord l'objet de nombreuses retraites. Ce livre novateur met aussi à leur vraie place les nombreuses questions qui se posent aujourd'hui dans l'Eglise : ministère pastoral, célibat et pauvreté, relations avec les évêques, avec les diacres et les laïcs, problèmes actuels des ministères laïcs. Ces pages aideront ainsi tous les prêtres à se situer dans l'Eglise d'aujourd'hui, pour un renouveau de la foi chrétienne.
L'Homme-Dieu descendit parmi nous... pour effacer la tache originelle. " Le chant du Minuit chrétien fait écho à une représentation qui figurait encore dans le Catéchisme national de 1917. Mettant fin à un âge d'or, le péché originel - parfois confondu avec le premier " péché de la chair " - aurait entraîné la " mort de nos premiers parents ", la nécessité du travail, la concupiscence et la prolifération du péché. Pour y remédier, il fallait la mort du Christ et le baptême de tous les hommes. Pour certains, le " dogme " du péché originel entraînait l'affirmation d'un seul couple humain primitif (le monogénisme) et l'exclusion du " ciel " pour les enfants morts sans baptême. Est-ce que le dogme du péché originel comprend toutes ces affirmations ? Au terme d'une analyse minutieuse, Jacques Bur reprend les textes bibliques (la Genèse et Saint Paul surtout) et les documents du magistère, particulièrement les décrets du concile de Trente et l'enseignement pontifical. Grâce à une méthode théologique et historique rigoureuse, ce livre distingue ce qui est proprement de foi et ce qui n'a jamais reçu l'assentiment de toute l'Eglise. Il restitue ainsi la doctrine du péché originel - la solidarité de tous dans le péché - dans le dynamisme de l'affirmation centrale du Credo : la solidarité du salut en Jésus Christ.