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Le Vampirisme et ses Formes dans les Lettres et les Arts
Noyaret Natalie
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296091207
Dérivé d'une figure qui hante l'imaginaire humain depuis plus de deux siècles, le vampirisme s'est laissé définir comme étant ce transfert d'énergie vitale d'un être à un autre, qui associe le sang, le sexe et la mort, et constitue la forme ultime de la domination ou du parasitisme. Fruit d'une récente recherche collective menée sur le mode de la transdisciplinarité, le présent ouvrage invite tout d'abord son lecteur à reconsidérer les origines et les fondements du vampirisme et à revisiter la riche tradition littéraire qui s'y rattache, pour lui proposer ensuite une large exploration des formes et des dimensions que le phénomène a pu revêtir dans les littératures et les arts - musique et cinéma en l'occurrence - jusqu'à aujourd'hui, avec une attention toute particulière sur le processus de vampirisation en lui-même et ses effets. En même temps qu'il dévoile quelques-uns des ressorts de la création littéraire et artistique, cet ouvrage engage à réfléchir sur la teneur de notre relation à l'Autre, et de notre rapport à la réalité.
Les Lumières n'ont rien laissé de côté: curiosité universelle, critique sociale, subversion politique, bataille (anti) religieuse... Leurs représentants ont tous soumis les idées dominantes et les institutions régnantes à un examen rigoureux. Tous deux collaborateurs de l'Encyclopédie et presque contemporains (Helvétius, 1715-1771, d'Holbach, 1723-1789), ils représentent des courants très radicaux: athées tous deux - ce qui les différencie de beaucoup de leurs amis plus ou moins déistes -, matérialistes résolument (mais l'un et l'autre d'une façon un peu différente). Ils sont d'une origine plus prestigieuse que les Diderot et d'Alembert: d'Holbach est un aristocrate allemand qui tient table ouverte à Paris, Helvétius a été fermier général et s'est retiré fortune faite. Bien entendu, ils se connaissent et s'estiment, par leur position sociale, ils démultiplient en quelque sorte les idées subversives. A côté des chefs de file intellectuels et à côté des dames qui tiennent salon, ils alimentent les élites en thèmes de réflexion, les invitant à toujours plus d'audace. Il est éclairant et fécond, pour un historien de la société et historien des idées comme Guy Chaussinand-Nogaret, d'évoquer leur destin et leurs oeuvres sous forme de "vies parallèles". Un livre neuf et original.
Née en Belgique, Paule Noyart vit au Québec depuis une trentaine d'années. Romancière et traductrice, elle est notamment l'auteur de La danse d'Issam (1998), Compote et gruau (2000), Un amer remarquable (2002), Les Pékinois de monsieur Chang (2002).
Il existe des êtres immodestes et d'une certaine façon monstrueux qui expriment par leur génie toute la sensibilité, toute la volupté, tous les cris et toutes les ambitions du monde. Ceux-là atteignent à la gloire qu'aucune sentence ne peut humilier, que l'oubli ne peut flétrir et qui intimident même les plus sceptiques par le prestige de leur supériorité etsurtout parce que les siècles ne parviennent pas à les recouvrir de leurs cendres. Ils ennoblissent les consciences les plus frustes dans lesquelles ilss'insinuent à leur insu et leur ouvrent, avec les troubles et l'émulation qu'ils suscitent, les portes d'un univers où s'accomplit un prodige qui provoque le vertige: l'accès au monde mystérieux et sublime où l'obscurité s'illumine de tous les flambeaux de l'éternité. Quintessence du cosmopolitisme, aventurier, agent secret, escroc à ses heures, bien sûr séducteur et joueur, Casanova (1725-1798) occupe un des barreaux supérieurs de cette échelle des distinctions. Cette place, il lamérite, mais non pour les raisons triviales qui ont fait sa réputation. Ce n'est pas lui rendre justice, c'est même lui faire injure, que de le parangonner comme le modèle de tous les vices et de le réduire à la somme de ses dérèglements. Ses fabuleux Mémoires, l'Histoire de ma vie, ne sont pas seulement une grande odyssée et un témoignage exceptionnel sur l'Europe des Lumières, mais un monument de la littérature universelle. Ils n'épuisent pas son génie, qui accomplit aussi d'autres exploits qu'on ne saurait sans arbitraire négliger ou dédaigner. Ses ultimes paroles - "j'ai vécu en philosophe" - ne traduisent pas une simple revendication formelle d'identité, mais elles correspondent à un engagement, à un contrat avec lui-même et avec son siècle, susceptible de le guider vers les arcanes de la spéculation philosophique comme un Voltaire, un Diderot ou un Condorcet. S'il s'est constitué des titres sérieux à l'admiration des lettrés, Casanova s'est fait aussi l'avocat des causes que le XVIIIe siècle a soutenues, il a contribué au mépris des conventions et à la revendication de liberté. Témoin des Lumières, il en est en même temps l'un des acteurs. Rien de ce qui a préoccupé l'esprit de ses contemporains ne lui a été étranger. Biographie de l'auteur Directeur d'études honoraire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, spécialiste éminent du XVIIIe siècle, Guy Chaussinand-Nogaret est l'auteur de nombreux ouvrages fondamentaux sur cette période: biographies (Mirabeau, Choiseul, Madame Roland, Le Cardinal Dubois, qui reçut le grand prix de la biographie de l'Académie française...) et travaux de synthèse sur la noblesse et les élites.
Résumé : 10 mai 1774 : la mort de Louis XV place sur le trône un jeune homme inexpérimenté, timide, cultivé mais élevé sans affection, et peu formé à l'exercice du pouvoir. Durant quinze ans, Louis XVI et Marie-Antoinette vivent dans l'univers clos de Versailles, étrangers aux réalités du royaume. Une vie de plaisirs et de fêtes, mais aussi de scandales provoqués par la hargne de la Cour envers une reine jeune, insouciante et dépensière, illustre bien les premières années du règne. Pourtant, la situation économique, politique et sociale du royaume est difficile. Les Français ne veulent plus s'accommoder d'un gouvernement autoritaire, qui refuse de les comprendre, ni de magistrats et d'officiers royaux plus attachés à leurs privilèges qu'à des changements devenus indispensables. En outre, une succession de ministres malhabiles ou incompétents entrave la mise en place d'une réforme profonde du royaume. L'été 1789 : le roi perd le contrôle des Etats généraux, cependant réunis à sa demande. Dès lors se succèdent les événements qui aboutiront à la chute de la monarchie et que Louis XVI se voit imposer sans savoir les accepter ni pouvoir s'y adapter : le serment du Jeu de paume, la prise de la Bastille, l'abolition des privilèges, la Déclaration des droits de l'homme, la monarchie constitutionnelle, la fête de la Fédération, etc. Trop attaché à un absolutisme dépassé, Louis XVI sera condamné, au terme d'un procès bâclé qui aboutira à sa mort sur l'échafaud, le 21 janvier 1793.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.