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Le racard. Une institution d'aide psychosociale, l'utopie au coeur du présent
Norambuena Miguel-D
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747506557
Cet ouvrage sur une pratique élaborée au cours de plusieurs années de travail par des professionnels de l'aide psychosociale est traversé par une question de fond : comment offrir un espace de vie et d'émancipation des subjectivités à des personnes qui ont été classées invivables avant même de franchir la porte d'un centre social ou thérapeutique ? Cette réflexion s'inscrit avant tout dans une critique de l'institutionnalisation et reprend les analyses du système asilaire élaborées par Foucault, Goffman, Deleuze et Guattari. Elle représente une tentative de remise en question des grandes institutions thérapeutiques et éducatives. Le Racard, centre d'hébergement d'urgence et lieu de vie avec appui psychosocial, situé à Genève, tente de pallier les échecs des pratiques normalisantes appliquées à des personnes en processus d'exclusion sociale. Dans ce lieu, les repères de la pratique concernent l'usage de l'espace, la réinvention du lien social et subjectif, le travail de sevrage des redondances invalidantes, l'invention des temps " mineurs ", la mise en avant des rituels sociaux. Au cœur du " managérisme " triomphant et du mythe du progrès, de la pensée consensuelle, de la désertification des rapports humains, Miguel Norambuena et son équipe d'animation psychosociale tentent de montrer, au travers d'une pratique institutionnelle centrée sur le ici et le maintenant, la possibilité de devancer la précarisation subjective et la désaffilialion sociale en cours.
Norambuena Miguel-D ; Porret Michel ; Dominicé Pie
Depuis quinze ans, le Racard, centre d'hébergement d'urgence et lieu de vie à Genève, accueille toute femme ou tout homme en difficulté sociale ou psychologique, pour un séjour de courte ou moyenne durée. Appartement convivial à huit lits, où cohabitent des toxicomanes, des personnes psychiatrisées, des jeunes suicidaires ou des individus souffrant de solitude, le Racard donne sens et forme à une culture institutionnelle humaniste qui reconstruit le lien avec la vie pour celles et ceux qui en sont exclus. L'éthique institutionnelle du Racard apparaît ici comme une culture du métissage que permet l'alliance intellectuelle avec les autres sciences humaines, mais aussi avec des pratiques artistiques ou poétiques qui constituent la singularité même de ce centre d'hébergement. Parfois sceptique face à la médicalisation grandissante du champ social, Miguel D. Norambuena montre que la pratique de résidence mise en oeuvre au Racard incarne un travail psychosocial qui place l'individu et ses contradictions au coeur de tout projet thérapeutique. Il nous rappelle en fait ce qu'une société moderne doit valoriser contre la violence et la précarité afin que les plus démunis puissent renouer avec leur dignité morale et sociale.
Les portraits d'Yvrose sont révélateurs d'un essai, d'une tentative d'explorer la vie et c'est en cela que cette démarche touche à l'essentiel : essayer de se comprendre pour mieux comprendre.
Ce troisième et dernier volume des écrits du centre Racard aux éditions L'Harmattan, clôt une boucle et en ouvre d'autres, de cette tentative, telle que l'entend Fernand Deligny, d'hospitalité -au sens fort du terme-institutionnelle et psychosociale offerte à des personnes souffrant de troubles importants de la personnalité. Le Racard, centre d'hébergement et lieu de vie avec appui psychosocial situé à Genève, réussit, depuis sa fondation en 1981 jusqu'à nos jours, à persévérer dans la conception d'un espace vital de recomposition subjective et psychique non psychologisant et non éducatif. Et ceci malgré les fréquentes pulsions normatives qui, dans la durée, guettent quotidiennement toutes sortes de dispositifs d'aide sociale et psychologique. Le défi, et tout professionnel du champ " psy " ou social peut s'en rendre compte, est à la hauteur des pressions inconscientes ou objectives de normalisation, venant non seulement de l'extérieur de par la rigidité des paradigmes en vogue, mais aussi de l'intérieur de par le côté déstabilisant et angoissant que peut engendrer cette démarche vis-à-vis des professionnels eux-mêmes. Durant toutes ces années il a fallu, au centre Racard, articuler structure ou structuration de l'espace du faire et de l'agir institutionnel, avec des plages protégées vis-à-vis de toute codification normative préalable. Le plus difficile, certes, dans les rapports humains, ce n'est pas tant de structurer, de réglementer l'espace institutionnel, social et transsubjectif des échanges que de pouvoir laisser à chacun la place d'évoluer dans un climat de haut coefficient de liberté. D'évoluer, selon ses rapports de convenance ou de disconvenante, pour que l'humain, ainsi fait et tel qu'il se vit, puisse s'approprier le lieu, sortir de sa carapace invalidante afin de s'aventurer à saisir, voire " fabriquer ", sa propre et singulière possibilité de se retrouver sans crainte d'être jugé.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.