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Le Brésil à l'épreuve de la modernité. Discours, savoir et pouvoir
Teisserenc Pierre ; Milanez Nilton ; Barbosa Magal
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296038004
Ce livre rassemble les contributions de nombreux universitaires brésiliens qui ont souhaité mettre à profit l'Année culturelle du Brésil en France (2005) pour organiser un colloque sur la façon dont procèdent les transformations des liens entre le discours, le savoir et le pouvoir dans une société en mutation rapide comme l'est la société brésilienne. Ce colloque a donné l'occasion à de nombreux collègues universitaires brésiliens présents en France de débattre avec leurs collègues français des perspectives qu'offrent à leur pays, en même temps qu'une démocratisation des institutions locales, étatiques et fédérales, la modernisation de la société brésilienne dans son ensemble. L'intérêt majeur de cet ouvrage est de rendre compte de ces perspectives nouvelles de transformation d'une des sociétés les plus dynamiques de la planète en privilégiant les relations étroites et complexes entre les pratiques émergentes et la construction d'un nouveau discours scientifique, entre la praxis au sens marxiste du terme et l'idéologie qui l'accompagne et la justifie en partie. Cet effort d'analyse de la modernisation d'un pays dit " émergent" s'applique en particulier à quelques secteurs-clés de la vie publique comme l'éducation, la presse et les médias, la justice, la santé, la sécurité ; il s'applique également à la manière dont s'organisent les sociétés locales confrontées aux mutations économiques et sociales d'une globalisation galopante et à la mobilité de certaines catégories de population.
Agrégé et docteur en philosophie, Fulcran Teisserenc est professeur en classes préparatoires et membre associé du centre GRAMATA de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de Langage et image dans l'oeuvre de Platon (Vrin, 2010), des commentaires accompagnant la République et Le Banquet dans la collection "1'olioplusphilosophie" (Gallimard, 2006 et 2007), et de divers articles sur la philosophie platonicienne et aristotélicienne.
Et s'il fallait prendre acte de la complexité des processus décisionnels qui tendent à invaliderles formes traditionnelles de la coopération territoriale ? S'il fallait en finir avec les structures locales du système politique en France, principalement en Outre-mer, confrontées à de multiples réformes institutionnelles ? Non, mais le mouvement de recomposition territoriale engagé confère une réelle légitimité à de nouvelles scènes d'action publique qui s'érigent en territoires politiques cohérents. Telle est la force des idées de ce livre. Le travail d'analyse repose sur la mobilisation d'un appareil conceptuel important et qui entretient un constant va-et-vient entre les outils qu'il convoque et la réalité empirique observée sur un territoire d'identité imprégné de pratiques de socialisation issues de la période postcoloniale. Avec une approche centrée sur la dimension conflictuelle des partenariats locaux, l'auteur se dégage d'une vision purement irénique de ces derniers, ce qui contribue à réhabiliter le politique.
Schiller Friedrich von ; Teisserenc Fulcran ; Lava
Ce numéro s'ouvre par la présentation et la traduction, dues à A. Yuva, de la leçon inaugurale donnée en 1789 à l'Université d'Iéna par Schiller et portant sur l'idée d'histoire universelle. Bien qu'il ait été surtout retenu par la postérité comme l'un des plus grands dramaturges et poètes allemands, Schiller mena un important travail d'historien, au point d'être qualifié par Mme de Staël de plus éminent des " historiens philosophiques ". Il tente de définir dans cette leçon le concept d'histoire universelle qui, telle une sécularisation de l'ancienne historia universalis catholique, exclut à l'opposé de cette dernière la nature pour se centrer sur l'homme, tout en en conservant l'orientation sur la Providence et sur le problème de la téléologie. Bien que partant de la diversité des sociétés extra-européennes popularisée par la littérature de voyage, il affirme l'unité du genre humain et réduit cette diversité géographique aux étapes historiques de réalisation de l'idéal d'humanité : l'histoire universelle part d'un état primitif supposé de l'humanité, pour élucider le lien entre passé et présent comme processus téléologique de réalisation de l'idéal. Dans " Puissance, activité et passivité dans le Sophiste", F. Teisserenc se consacre à un passage du Sophiste de Platon où l'Étranger, après avoir énuméré les diverses théories de l'être qu'a produites la philosophie, recherche un dénominateur commun entre matérialistes et idéalistes et propose de caractériser l'être par la puissance. Cette assimilation se réduit-elle à un aperçu occasionnel extérieur à la pensée platonicienne, ou implique-t-elle au contraire un changement profond au sein de l'ontologie platonicienne ? En effet, si on l'applique au rapport entre connaissance et Idées, n'entraîne-t-elle pas que les Idées s'altèrent lorsqu'elles sont connues, donc qu'elles sont soumises au devenir ? Dans " L'ineffable et l'impossible : Damascius au regard de la déconstruction ", L. Lavaud part de la critique derridienne de la tradition appelée " théologie négative " : en posant un principe " au-delà de l'essence ", on ne ferait que redoubler par une hyperbole spéculative les traits de l'être, condamnant d'emblée à l'échec la tentative de percée hors de l'ontologie. Prenant le contre-pied de cette critique, l'auteur montre que non seulement la réflexion philosophique sur le principe peut introduire une véritable rupture avec le discours sur l'être, mais que Damascius était en outre parfaitement lucide quant aux difficultés inhérentes à l'usage des concepts les plus courants de la métaphysique grecque ; seule une vigilance critique extrême vis-à-vis de ces concepts rend possible une métaphysique qui ne se réduise pas à l'ontologie. Enfin, dans " Soustraction et contraction ", Q. Meillassoux se propose d'éclairer la notion deleuzienne d'immanence à partir d'une remarque de Qu'est-ce que la philosophie? concernant le premier chapitre de Matière et mémoire, où Deleuze affirme que Bergson y est parvenu à égaler l'immanence radicale de Spinoza. Il tâche alors de comprendre pourquoi les chapitres ultérieurs de Matière et mémoire n'atteignent pas à la radicalité du premier chapitre, puis tente de construire une philosophie qui serait tout entière appuyée sur ce seul premier chapitre, afin d'exhiber à partir d'un tel modèle à quoi peut ressembler l'immanence selon les réquisits de Deleuze.
Comment rendre compte du langage et de ses effets, qu'ils soient de vérité ou d'illusion? Comment décrire les puissances de l'image, qu'elles soient couverture vers un ailleurs ou idole masquant le vrai? Ces deux questions, Platon les pose de façon solidaire, comme en surplomb de ces partages consacrés par la tradition qui opposent sans plus de précaution le sensible à l'intelligible, les figures poétiques au discours rationnel, les artifices mimétiques du sophiste à la rectitude linguistique du philosophe. Le présent ouvrage s'attache à défaire ses simplifications et à renouer le fil que suit Platon quand il se sert de l'image pour penser le langage et du langage pour penser l'image. Si, tour à tour, un des deux termes forme le paradigme de l'autre, on s'est efforcé de montrer qu'il s'agissait à chaque fois d'un paradigme ambigu, signalant autant la proximité que l'écart. La proximité, quand les mots se lient au monde selon un rapport de ressemblance ou de correspondance, chaque version de ce lien séculaire étant antagoniste de l'autre. L'écart, quand le langage se voit reconnaître une spécificité, la représentation symbolique du non-être, qui échappe à l'image tant plastique que psychique. Mais écart qui fonde à nouveau une similitude, quand la parole mensongère mime le simulacre en détachant l'objet sur lequel porte de ses différences constitutives. Paradigme qui revêt enfin une fonction ironique, peut être aporétique, à considérer du moins son application au discours même de Platon dont il éclaire la modalité expressive et l'articulation en différents niveaux - noétique, physique, politique - tout en permettant d'affronter l'étonnant paradoxe d'une dialectique sans images présentée avec force métaphores.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.