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Etudes Théâtrales N° 35 : La direction d'acteur au cinéma
Binh N. T.
ET THEATRALES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782930416229
Ce numéro d'Etudes théâtrales propose quelques pistes pour défricher un terrain qui, presque toujours posé problème. Si au théâtre, tout le monde s'accorde à dire que la direction d'acteur constitue une part majeure de la mise en scène, au cinéma, elle n'est censée en être qu'une part sinon infime, du moins mineure ou, dans le meilleur des cas, «invisible». Parmi les textes critiques consacrés aux réalisateurs, très peu se soucient d'étudier la direction d'acteur propre à ces cinéastes : un thème ou un mouvement de caméra récurrents sont plus fréquemment étudiés. Quant aux acteurs, des adjectifs suffisent en général à une approche impressionniste de leur jeu (de «l'excellent» au «nul»), et l'analyse, lorsqu'elle est tentée, concerne bien plus souvent les personnages que les interprètes. En faisant du comédien à la fois un objet et un sujet, un instrument et un artiste, le cinéma n'a cessé de remettre à plus tard la question de la direction d'acteur : le film, et l'acteur dans le film, se regardent et se reçoivent, agissent et sont agis. Quelque part, dans ce processus, un cinéaste a peut-être enclenché, ou transmis, ou dirigé quelque chose. Cette indicible communication nous intrigue et nous interroge.
Résumé : Depuis les débuts du cinéma, les actrices et les acteurs attirent, fascinent, suscitent l'admiration, voire l'adoration du public. Lorsque sort un film, ce sont eux qui sont les plus exposés dans la presse et les médias : les plus courtisés, les plus interviewés. On sollicite leurs impressions et leur opinion sur n'importe quel sujet, on les interroge sur leur vie ou leurs goûts, leurs rapports avec leurs partenaires ou avec les personnages qu'ils incarnent, la façon de "mener leur carrière " . Cependant, un mot apparaît assez rarement dans les questions qui leur sont posées. Le mot travail. Comme si celui-ci était synonyme de fabrication, de construction, de tricherie incompatible avec le naturel présumé des personnes incarnées à l'écran de façon si réelle, si juste. Or précisément, si quelque chose rapproche les six personnalités que nous avons rencontrées, c'est bien la qualité et l'originalité de leur travail. C'est ce dont il est question dans cet ouvrage. Maintes fois récompensés, les interprètes à qui nous donnons ici longuement la parole ont des visages, des corps, des voix qui font la fierté et la singularité du cinéma français actuel. Si Un air de famille (1996), Haut les coeurs ? ! (1999), The Artist (2011), Louise Wimmer (2011), Petit Paysan (2017) et Les Misérables (2019) vous ont émus ou amusés, c'est grâce à ce que ces six personnes sont, mais aussi à ce qu'elles font dans ces films, même si elles n'en sont pas officiellement ni légalement les auteurs. Cette part de création, Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard la doivent à leur talent... et à leur travail.
?Ecrire un film de fiction, ce n'est pas seulement en rédiger le scénario : la mise en scène, le montage sont aussi des formes d'écriture. C'est tout l'enjeu de ce recueil d'entretiens, issu de rencontres sur plusieurs années. L'ambition était grande de ne négliger aucun aspect du métier, ni aucun pan du cinéma français, du film d'auteur le plus singulier aux productions les plus commerciales, en passant par les séries et par les "films du milieu" naguère définis par Pascale Ferran — proposant une vision personnelle, tout en étant accessibles à un large public. Toutes les générations, tous les genres sont ici représentés — et tous les cas de figure, des cinéastes qui écrivent aux scénaristes "professionnels" qui se définissent parfois comme des "mercenaires". Ce qui en émerge est autre chose qu'un livre de plus sur le scénario : un véritable portrait du cinéma français actuel, dans sa diversité et ses paradoxes.
Résumé : Le couple réalisateur-producteur est à la base du cinéma. Mais, comme tous les couples, il n'a pas forcément vocation à durer. Divorce, rupture, tensions, les métaphores sont nombreuses pour définir son fonctionnement. Nombreuses sont aussi les " belles histoires ", qui ont aidé la carrière de certains cinéastes à s'épanouir. Si ce duo peut être qualifié d'infernal, c'est qu'entrent dans sa composition tous les éléments pouvant amener au conflit sommes considérables d'argent en jeu, ego surdimensionnés, cohabitation entre ambitions artistiques et lois du marché. Jean Jacques Beineix, Lucas Belvaux, Robert Guédiguian, Benoit Jacquot, Patrice Leconte, Patrick Sobelman et Bertrand Tavernier apportent leurs témoignages et mettent en perspective leurs expériences de la réalisation et de la production face aux enjeux actuels du cinéma français.
Comment un scénariste, un réalisateur et un producteur dialoguent-ils ensemble aux différentes étapes d'écriture du scénario? Le scénariste a-t-il besoin d'interlocuteurs de création? Comment un écrivain travaille-t-il pour le cinéma? Comment s'élabore le récit d'un film documentaire? Comment un acteur lit-il un scénario? Quels liens entre scénario, casting et production? Comment le film se réécrit-il au tournage et à la table de montage? Qu'est-ce qu'un scénario? Acteurs, agent, écrivain, monteur, producteurs, réalisateurs (Jean-Pierre Bacri, Claire Blondel, Valeria Bruni-Tedeschi, Romain Campillo, Laurent Cantet, Emmanuel Carrère, Agnès Jaoui, Serge Lalou, Vincent Lindon, Noémie Lvovsky, Stan Neumann, Nicolas Philibert et Carole Scotta) nous font part de leurs expériences et révèlent leurs rapports au scénario. Leurs propos se complètent et montrent qu'il existe plusieurs approches possibles. En partenariat avec le Forum des images et le Master en scénario, réalisation et production de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Est-ce bien la peine de s'intéresser à la farce en cette fin de XXème siècle ? D'aucuns pourront juger que cet "affrontement comique de personnages populaires cherchant à duper ou à dominer autrui" n'engendra que gaudrioles bien trop vulgaires pour qu'on s'y attarde. C'est bien sûr faire peu de cas de l'énorme succès européen de la farce et de sa «cousine» la commedia dell'arte entre le XVème et le XVIIème siècle. Les désirs humains, dans ce qu'ils ont d'élémentaire et de primordial -le «bas matériel et corporel» selon la formule de Bakhtine -y sont crûment exprimés, théâtralité ignoble qui ne choquait pas au Moyen Age mais que les humanistes et les «doctes» combattirent avec rage -et avec succès. Chassée des théâtres, l'humeur farcesque se réfugia dans les parades de la foire, les entrées de clowns et les numéros de cabaret ou de caf'conc'. Mais il faut attendre le tournant du XXème siècle pour assister à une véritable résurrection du farceur : Ubu roi de Jarry, théâtre anarchiste de Mirbeau et Malato, Mystère Bouffe de Maïakovski... Plus tard viendront Brecht et Ghelderode, puis Dario Fo et Alain Badiou... Le cinéma et la télévision offriront quant à eux un tremplin à ces autres «farceurs» que sont Charlie Chaplin, Tex Avery ou les Guignols de l'info... Et l'on se remet à «traduire» et à jouer des farces du Moyen Age.
Le volume «Actualité du théâtre expressionniste» est le reflet de l'intérêt d'universitaires, de traducteurs, de metteurs mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions». En scène pour le théâtre expressionniste. Il est question de traductions en français et de publications nouvelles ; d'actualité de la mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions».
A l'époque du naturalisme et du symbolisme, la forme dramatique connaît une crise sans précédent. C'est cette crise des structures de l'écriture dramatique que la présente publication entend explorer. Et cela de façon aussi bien interne -à travers l'étude des dramaturgies de l'époque, de Zola à Ibsen et de Strindberg à Maeterlinck qu'externe, par une prise en compte de la question du décor et de la mise en scène ainsi que de celle du cinéma. Les principaux enjeux esthétiques d'aujourd'hui, montée du monologue, déconstruction du dialogue, de la fable et du personnage, ont leurs racines dans ces riches années 1880-1910.
Plaisirs de théâtre, comme un kaléidoscope, nous propose les reflets changeants d'une réalité aux multiples couleurs. Seront saisis sur le vif la puissance évocatoire des mots et le souffle des histoires ; la magie de la métamorphose ; les mystères de la création ; le virus de la perfection ; l'alchimie des images scéniques ; les fêtes de la rencontre ; les atmosphères nées du lieu théâtral, surprenant, complice, habité ; les plaisirs solitaires ou partagés de l'attente du spectacle, ceux de l'approbation et ceux de la remémoration ; la soif d'élargir sa connaissance de la vie, de se sentir davantage acteur ou spectateur-citoyen d'un théâtre à l'écoute du monde...