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La Conférence de Walensee
Defradas Marc
DO BENTZINGER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782849602669
Il fallait administrer aux économies malades de la paix un véritable traitement de choc, même si cette thérapie risquait de n'être exempte ni d'effets secondaires ni de séquelles qui, le moment venu, constitueraient néanmoins de nouvelles sources de richesses. Les "Trente Glorieuses", selon l'expression consacrée, qui avaient suivi la Deuxième Guerre mondiale, avaient laissé dans les mémoires la nostalgie poignante et ineffaçable d'un âge d'or pour la renaissance duquel les ressortissants des Etats les plus anciennement industrialisés pouvaient bien consentir quelques souffrances salvatrices et quelques sacrifices rédempteurs momentanés. Ces trente années mythiques de croissance et de prospérité retrouvées correspondaient, en y réfléchissant, à un peu plus du tiers de la durée de vie moyenne dans les pays les plus développés, ce qui était déjà appréciable. Sans viser un objectif trentenaire aussi ambitieux, on pouvait rêver de vingt-cinq, de vingt, et même - on n'allait pas faire la fine bouche - de quinze années à leur image. Certes, plus la durée en serait brève, plus les chances de relance globale effective seraient fragiles. Mais ces considérations devaient-elles faire obstacle aux intentions projetées ?"
Le 27 août 1859, Edwin L Drake, ancien employé des chemins de fer, recherche du pétrole en Pennsylvanie. Il découvre par un hasard providentiel, à Titusville, ce que l'on pense à l'époque être un lac souterrain de pétrole. Le premier forage pétrolier de tous les temps donnera dix barils d'huile par jour. Ainsi naissait l'histoire du pétrole et celle d'Esso. L'huile de pétrole remplacera peu à peu l'huile de baleine. John Rockefeller, homme d'affaires averti, investit dans les activités de Drake et donnera à cette nouvelle industrie une assise mondiale en créant la Standard Oil Company. II y a déjà plus d'un siècle, la Standard Oil of New Jersey s'implantait en France, à Port-Jérôrne près de Rouen, devenant ensuite la Standard française des pétroles, puis Esso Standard France, avant de fusionner avec Mobil Oil. Ce livre retrace l'évolution de la marque Esso à travers les publicités : l'apparition de la goutte d'huile en France, l'arrivée du tigre, les campagnes de presse, les opérations promotionnelles. Sans oublier l'épopée du team Esso-Peugeot en course, le succès des jouets Esso (garages, camions, wagons, panoplies, etc), les apparitions à l'écran, les passerelles avec la bande dessinée, les objets dérivés... Une véritable flânerie autour de cette marque mythique !
Peut-on parler de l'art ? La question peut surprendre. Comment, en effet, conceptualiser une démarche qui veut s'adresser, avant tout, à notre sensibilité ? L'idée de théoriser sur l'art est souvent perçue comme une tentative de " mettre l'âme en boîte ". Pourtant, depuis l'Antiquité, chaque esthétique philosophique a tenté d'affronter la difficulté et a cherché à parler de l'art. Celui-ci est ainsi indissociable du langage, non parce qu'il en est une forme, mais parce qu'il provoque nécessairement un discours portant sur lui. Ce discours sur l'art, hétérogène de par son objet, ses conditions de production et surtout de réception, revêt des formes variées dont quelques-unes font l'objet des six études réunies dans ce volume. Les trois premières sont consacrées aux arts plastiques : J. -P. Dufiet analyse le discours institutionnel du Musée du Louvre ; M. Margarito compare les guides touristiques et les textes expographiques sous l'angle de l'utilisation qui y est faite de l'émotion ; C. Leinman présente un catalogue d'exposition atypique : celui de Salvador Dali. Dans le quatrième chapitre, S. Benoist questionne la possibilité de parler de musique savante sur une chaîne de radio généraliste. L'analyse de discours menée par F. Dufour et M. Barkat-Defradas met en évidence la transsémioticité de certaines formes d'art non visuelles. Enfin, J. Martin observe les possibilités du langage de l'analyse filmique et plaide pour une descritpion envisagée comme invention.
Bleu, blanc, rouge, béret basque, baguette de pain et 2 CV! Objet-culte et symbole de la France: les virées entre copains, la liberté, les petits chemins de campagne et la deuche jaune de la Poste qui apporte les bonnes nouvelles, celle du pâtissier qui livre la pièce montée pour le mariage ou la 2 CV verte dont on sort la banquette pour un dimanche au bord de l?eau... Cet ouvrage n?a pas la prétention de disséquer ce phénomène sociologique d?aujourd?hui: nous avons choisi de montrer, par des documents inédits ou rarement reproduits, cette drôle de petite Citroën. Par des cartes postales, souvenirs du passage du Gois ou de la frontière espagnole au Perthus, des randonnées et des aventures aux quatre coins du monde, des courses de pop-cross démentielles, des jouets et modèles réduits par centaine, elle est partout la deuche. Dans les BD, les Dupond la conduisent, et puis au cinéma, avec au volant Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Bourvil, Alain Delon, De Funès, et même Roger Moore, agent 007! Fernand Raynaud raconte la 2 CV de sa s?ur et ce n?est pas triste! Un illustrateur breton fait voyager en Armorique dans une 2 CV rouge sa créature, Mam?Goudig. Des peintres et des sculpteurs l'ont également représentée et nous l?avons même introduite dans les tableaux la Maison Jaune de Van Gogh, le dimanche à l?Ile de la Grande-Jatte de Seurat ou même dans une fresque égyptienne. Et puis, dans un joyeux bazar, des 2 CV porte-clés, cendriers, tirelire en porcelaine, des fèves, des images et une deuche en chocolat... Dans ce livre, illustré de plus de 650 images, l?auteur raconte l?épopée, qui n?est toujours pas achevée, de cette auto increvable et si sympathique!
Sacralisée ou diabolisée, l'immigration est un sujet qui suscite de nombreux débats et passions. L'auteur tente de présenter cette problématique sans préjugé en se basant sur des données vérifiées. En guise de conclusion, il démontre qu'une véritable coopération avec les pays en développement, allant bien au-delà des simples accords relatifs à la réadmission dans leur pays des migrants illégaux, est la solution qui peut résoudre la crise migratoire et renforcer les liens de la France avec ces pays. Les aides aux retours volontaires et à la réinsertion seraient certainement le moyen le plus pertinent pour apporter une réponse aux étrangers non régularisés sur notre territoire, surtout si ces dernières pouvaient être associées à une aide au développement bien ciblée. Mais rien ne pourra être entrepris sans une bonne gouvernance de ces pays.
Roland Huckel est né, en 1923, à Strasbourg. Incorporé de force, en 1943, dans l'armée allemande il se bat sur le front russe et en Pologne, avant de rejoindre en 1945 le camp des prisonniers français de Tambov. Après la guerre il entreprend une longue carrière d'enseignant, d'abord en Alsace - Centre Mertian d'Andlau, Ecole des Frères à Matzenheim, Ecole Sainte Madeleine, Ecole de la Ziegelau, Ecole de Cronenbourg - puis à Agadir au Maroc, pour terminer sa carrière comme professeur de philosophie au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg. "Les malgré eux... ont été blanchis par la préférence nationale en 1945... excuses d'office", André Glucksmann, Le Monde 2 mai 2002. Mais excusés de quoi, de quelle faute ? Un texte parmi d'autres qui a fait bondir Roland Huckel et l'a persuadé de publier ses souvenirs de guerre, pour lui, pour ses enfants, pour... ceux qui voudront savoir. Incorporé de force dans cette armée-prison, qu'était la Wehrmacht pour les alsaciens, il utilisa son art, à travers de rapides portraits au crayon, dans l'espoir de tromper la vigilance des "geoliers" et d'organiser au mieux sa fuite. Prisonnier à Tambov, en mai 45, c'est à travers la décoration du camp et notamment des cuisines françaises qu'il chercha, avec un matériel de fortune, à créer une condition de vie un peu moins rude à tous ses compagnons d'infortune. "Un billet entre les orteils" est le témoignage d'un artiste-peintre que les hommes ont voulu transformer en soldat, et cela malgré lui. Son art lui a permis de supporter la guerre, en Pologne comme en Ukraine, puis la captivité à Tambov... un témoignage bien entendu, mais aussi un bien beau message. A ceux qui veulent se souvenir, ceux qui veulent savoir, à Monsieur Glucksmann...