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Les cahiers du CIRCAV N° 19 : La bande dessinée à l'épreuve du réel
Delannoy Pierre-Alban
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296048799
Depuis une trentaine d'années, la bande dessinée a considérablement élargi son champ d'investigation et s'est mise à explorer, parfois assez massivement, les domaines qui lui paraissaient jusqu'alors inaccessibles ou interdits, comme l'autobiographie, le journal, le témoignage, l'histoire, le carnet de voyage, l'enquête documentaire ou le reportage journalistique. Des auteurs ont émergé dans des genres inédits dont ils sont devenus les représentants incontestés: Art Spiegelamn ou Marjane Satrapi, pour l'autobiographie, Joe Sacco pour le reportage de guerre. L'abondance de cette nouvelle production, sa diversité et le recul du temps permettent aujourd'hui sinon de faire un état des lieux de ces nouveaux territoires, du moins d'entamer une réflexion sur la manière dont la bande dessinée s'est confrontée au réel et comment elle s'en est trouvée peu ou prou modifiée.
Cet ouvrage veut offrir au lecteur un florilège d'analyses, proposées par des auteurs confirmés, sur la nation, ses origines, ses significations, ses perversions. On y trouvera étudiés les liens de l'idée de nation avec les Lumières et le romantisme ; l'antithèse de la nation et de l'empire ; le développement des nationalismes et les thèses de ses défenseurs et détracteurs ; le modèle national français ; les diverses théories explicatives du nationalisme ; la nation du contrat social et la nation ethnique. L'idée de nation est étudiée dans son évolution historique. Les bibliographies concernant chaque thème sont fournies et rappellent les travaux essentiels. Gil Delannoi et Pierre-André Taguieff nous livrent un ensemble riche sur une question contemporaine toujours en débat.
Jean-Pierre Guéno Historien, il a dirigé pendant sept ans le développement culturel de la Bibliothèque nationale, puis les éditions de Radio France pendant douze ans.
La pietà de Bentalha, La pietà d'Alger, La Madone de Bentalha, La madone en enfer. Ce sont là quelques titres ou légendes qui ont accompagné et interprété la photo de Hocine Zaourar réalisée en pleine guerre civile algérienne, le 23 septembre 1997, et qui fut largement publiée dans la presse internationale. Dans ce petit livre tout entier consacré à l'une des plus retentissantes photographies de presse du XX° siècle, il ne sera pas tant question d'étudier l'image pour elle-même, que d'analyser l'interprétation qui en a été faite. Un approche sémiotique dans le prolongement de la pensée de Charles S. Peirce
Dans ce livre, le premier à être consacré à une analyse d'ensemble de Maus, A Survivor's Tale, Pierre Alban Delannoy propose d'interroger la pertinence de la bande dessinée à traiter d'un sujet aussi grave que celui de la Shoah. Une phrase, prononcée par Art Spiegelman à la page 16 du second tome, révèle la nature exacte de son ?uvre: "Je sais que c'est dément, mais d'une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz avec mes parents". MAUS est cette tentative insensée: la descente aux enfers d'un fils de survivants qui cherche à s'approprier symboliquement une place au sein de sa famille en des lieux et des temps où elle fut durement éprouvée par le Génocide. Puisque ces lieux, ces temps et ces personnes sont désormais inaccessibles, Spiegelman tente de s'en approcher par les images mentales et dessinées que suscite le témoignage de son père, dont il est à la fois l'initiateur et le destinataire privilégié et qu'il restitue, d'un même mouvement, en substance et dans ses conditions d'énonciation. En nouant étroitement le témoignage de Vladek et l'autobiographie de son fils, MAUS se présente comme un étrange véhicule qui permet à son auteur de faire passer le passé dans le présent, pour affronter ensemble la réalité d'Auschwitz et les traumatismes que celle-ci a provoqués chez lui. Or, c'est précisément parce que la bande dessinée rend possibles des articulations spatio-temporelles extrêmement complexes (qu'elle est peut-être la seule à permettre) qu'elle est le médium le mieux adapté à cette entreprise. Mots-clés: Shoah, bande dessinée, autobiographie, témoignage, réception, sémiotique de l'image.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.