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Maus d'Art Spiegelman. Bande dessinée et Shoah
Delannoy Pierre-Alban
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747531580
Dans ce livre, le premier à être consacré à une analyse d'ensemble de Maus, A Survivor's Tale, Pierre Alban Delannoy propose d'interroger la pertinence de la bande dessinée à traiter d'un sujet aussi grave que celui de la Shoah. Une phrase, prononcée par Art Spiegelman à la page 16 du second tome, révèle la nature exacte de son ?uvre: "Je sais que c'est dément, mais d'une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz avec mes parents". MAUS est cette tentative insensée: la descente aux enfers d'un fils de survivants qui cherche à s'approprier symboliquement une place au sein de sa famille en des lieux et des temps où elle fut durement éprouvée par le Génocide. Puisque ces lieux, ces temps et ces personnes sont désormais inaccessibles, Spiegelman tente de s'en approcher par les images mentales et dessinées que suscite le témoignage de son père, dont il est à la fois l'initiateur et le destinataire privilégié et qu'il restitue, d'un même mouvement, en substance et dans ses conditions d'énonciation. En nouant étroitement le témoignage de Vladek et l'autobiographie de son fils, MAUS se présente comme un étrange véhicule qui permet à son auteur de faire passer le passé dans le présent, pour affronter ensemble la réalité d'Auschwitz et les traumatismes que celle-ci a provoqués chez lui. Or, c'est précisément parce que la bande dessinée rend possibles des articulations spatio-temporelles extrêmement complexes (qu'elle est peut-être la seule à permettre) qu'elle est le médium le mieux adapté à cette entreprise. Mots-clés: Shoah, bande dessinée, autobiographie, témoignage, réception, sémiotique de l'image.
Bouyxou Jean-Pierre ; Delannoy Pierre ; Chollet La
En huit chapitres inspirés et aussi vite aspirés, ils balaient la période, de "la haine des sixties" à l'ultime "the end", où pointe la question fatale : derniers hippies ou premiers punks ? (...) un style enthousiaste, et surtout un joli point de vue sur une France pas vraiment progressiste. " Christophe Onot-dit-Biot, Elle " Enthousiastes et exhaustifs, ils nous décryptent les moments forts du "fabuleux mouvement de société" qui, de Frisco au Village, de Londres à Paris, a bouleversé la jeunesse occidentale de 1965 à 1975. " Marianne Payot, Lire " Indispensable aux historiens. " Willem, Libération " Au-delà de "l'aventure hippie", c'est toute une époque que font revivre Jean-Pierre Bouyxou et Pierre Delannoy. " Robert Solé, Le Monde " Le livre le plus complet publié sur le sujet. " Frédéric H. Fajardie, Charlie hebdo
Depuis une trentaine d'années, la bande dessinée a considérablement élargi son champ d'investigation et s'est mise à explorer, parfois assez massivement, les domaines qui lui paraissaient jusqu'alors inaccessibles ou interdits, comme l'autobiographie, le journal, le témoignage, l'histoire, le carnet de voyage, l'enquête documentaire ou le reportage journalistique. Des auteurs ont émergé dans des genres inédits dont ils sont devenus les représentants incontestés: Art Spiegelamn ou Marjane Satrapi, pour l'autobiographie, Joe Sacco pour le reportage de guerre. L'abondance de cette nouvelle production, sa diversité et le recul du temps permettent aujourd'hui sinon de faire un état des lieux de ces nouveaux territoires, du moins d'entamer une réflexion sur la manière dont la bande dessinée s'est confrontée au réel et comment elle s'en est trouvée peu ou prou modifiée.
L'abbaye de Cîteaux d'où est sorti l'ordre cistercien a été fondée en 1098. Nous connaissons l'histoire de cette fondation grâce à deux textes écrits par les acteurs mêmes de cette équipée : le Petit Exorde et la Charte de charité. Dans ce livre, Pierre Alban Delannoy se propose de relire de près ces deux textes qui forment ce qu'il appelle le récit cistercien. Il montre que celui-ci ne se contente pas de relater les évènements qui ont ponctué les débuts de cette singulière aventure mais qu'il est aussi le récit d'une refondation de l'Eglise. L'Eglise qu'expérimentent les premiers cisterciens n'est pas une institution, elle est existentielle, elle se vit dans l'exercice périlleux de la charité. Ce que relate le récit cistercien n'est pas une vieille page d'histoire, elle est un formidable possible pour l'Eglise d'aujourd'hui.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.