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L'un dans l'autre. De l'unité des spiritualités
Ballanfat Marc ; Bourgeois Bernard ; Courcelles Do
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343139036
Le paradoxe de l'universel, c'est qu'il se décline au pluriel : il en existe plusieurs versions, qui se font parfois rudement concurrence. Pour échapper au choc des civilisations ou à la guerre des dieux, on prône aujourd'hui un dialogue apaisé et constructif entre les traditions. Mais le dialogue a peu de chances d'aboutir si l'on part du principe que la pluralité des sagesses, des religions et des spiritualités dont nous héritons renvoie à des différences irréductibles. On peut bien entendu chercher un plus grand dénominateur commun, des valeurs humanistes abstraites dans lesquelles chacun puisse se reconnaître. On peut aussi faire le pari, plus risqué, plus ambitieux, qu'en s'éclairant les unes par les autres, ces versions de l'universel finissent par révéler un noyau d'unité réelle. Les contributeurs de ce volume relèvent le défi en se penchant sur quelques cas exemplaires : le message moral de la Bhagavadgita, les sources hébraïques et chrétiennes du Coran, le problème de l'unité des sagesses du point de vue des premiers chrétiens confrontés à la religion et à la philosophie païennes, l'oeuvre de Maïmonide, partagé entre la Torah et Aristote, enfin la parole des poètes et mystiques des "sombres temps", de Maître Eckhart à Nelly Sachs.
Marc Ballanfat, normalien agrégé de philosophie, enseigne au lycée Henri Wallon (93), et dirige au Collège international de philosophie des séminaires consacrés aux philosophies de l'Inde. Il est notamment l'auteur de : Le Vocabulaire des philosophies de l'Inde (Ellipses, 2003), Introduction aux philosophies de l'Inde (Ellipses, 2002), Bouddha, autobiographies (Berg International, 1998), et participe au volume de la Pléiade sur L'Hindouisme (en préparation). La Bhagavadgita, ou Chant du bienheureux, est le grand poème mystique du brahmanisme. Il constitue 700 strophes de la monumentale épopée du Mahabharata, l'un des textes les plus célèbres de la culture indienne, qui raconte la guerre dynastique et cosmique que se livrent deux clans, les Kaurava et les Pandava. Sur le champ de bataille, face à ses cousins ennemis, Arjuna, héros des Pandava, est envahi de pitié et refuse de combattre : il est en proie à un dilemme, entre l'impossibilité de ne pas se battre et celle de tuer ses propres cousins. Le dieu Krsna intervient alors pour lui enseigner à se détacher des conséquences de ses actes : cette initiation à l'ascèse au coeur de l'action constitue le "chant" de Krsna, dit le Bienheureux. Notre volume annoté comprend une présentation détaillée qui replace la Bhagavadgita dans son contexte idéologique, fournit quelques éléments d'information indispensables sur la langue, et invite le lecteur à saisir l'enjeu profond de ce texte poétique et philosophique. L'appareil critique vise à éclairer une pensée éloignée des philosophies occidentales de l'engagement, et à détruire l'image d'une culture indienne exclusivement versée dans la contemplation.
Extrait de l'introductionDepuis qu'un de ses amis de dernière heure, Gustave Thibon, se donna la liberté, après sa mort, d'opérer un "classement" dans ses cahiers pour faire de Simone Weil une âme convertie à l'éternité du message chrétien, le monde des philosophes considère son oeuvre avec une forme de réserve, sinon de suspicion, comme si son expérience religieuse effaçait d'un seul coup des années de combat, de syndicalisme et de réflexion, durant lesquelles elle ne cessa de mettre l'acuité de sa pensée au service de l'action politique.Pourtant, malgré le relatif silence qui entoure son oeuvre, les études sur la pensée et la personne de Simone Weil se multiplient. On ne compte plus les ouvrages qui lui sont consacrés, les articles qui analysent en détail tel ou tel aspect de son oeuvre, les références, directes ou non, aux thèmes abordés ou développés dans ses textes. Mais alors, pourquoi, dira-t-on, ajouter un essai supplémentaire à la riche bibliographie qui la concerne? Nous avons pris connaissance de la pensée de Simone Weil par le biais de deux entrées, en tous points différentes, voire opposées. Tout d'abord, Daniel Guérin consacra une étude idéologique, en 1936, au fascisme: Fascisme et grand capital. Or, avant même de débuter l'analyse des liens étroits que le fascisme entretient avec certains secteurs du capitalisme, le militant révolutionnaire qu'est Daniel Guérin dénonce l'inertie dont font preuve à son époque les organisations ouvrières et reconnaît avec enthousiasme sa dette envers Simone Weil: «je me laissai persuader par des amis, et notamment par Simone Weil, de combattre le fascisme au moyen de recherches "érudites"» (Avertissement p.15). La lecture de ces lignes révèle l'engagement révolutionnaire de la philosophe et préserve des interprétations rétrospectives de son parcours: son premier combat se situe ici, quand l'intelligence d'une jeune femme de vingt trois ans affronte le péril suprême que représente la montée des fascismes européens. La jeune agrégée de philosophie qu'elle est alors concentre toute l'acuité de sa pensée sur ce point menaçant qui se lève à l'horizon, afin de le traverser, du moins par l'analyse, de le rendre moins effrayant, mais surtout plus concret et plus réel pour l'affronter vraiment. L'attention, si l'on reprend ici ce concept qu'elle affectionne parce qu'elle le doit à son maître Alain, a pour but de rendre les idées de plus en plus réelles, c'est-à-dire enracinées dans l'histoire des hommes, dans les forces en conflit, dans les puissances qui les sous-tendent et les rendent effectives. Voilà la vocation première de Simone Weil, du moins si l'on en juge par ses lumineux articles de 1932 et 33 sur l'Allemagne.
Savoir analyser un problème et en discuter les composantes, démarche nécessaire et fondamentale, est la clé du succès de tout devoir de réflexion en littérature et philosophie. "Problématique non vue", "hors sujet", "devoir superficiel", autant d'annotations qui témoignent de la difficulté à trouver le problème et l'enjeu posés dans les textes que nous lisons, mais aussi à y répondre. Cet ouvrage reprend donc, étape par étape, tous les éléments à maîtriser pour établir une problématique pertinente et mettre en perspective des connaissances apprises. Il propose également des exemples détaillés de dissertations et de commentaires de textes. Argumenter et analyser un problème s'adresse aux étudiants et aux candidats à différents types de concours (école de commerce, IEP, Celsa, concours administratifs...).
Au début était le débat philosophique. Entre le maître et ses disciples la discussion s'ouvre toujours avec l'exposé de la thèse matérialiste, d'abord parce qu'elle contredit la recherche de spiritualité en niant son existence, ensuite parce qu'elle force les autres écoles à lui répondre sur ce terrain. Cette disposition se retrouve dans le Panorama des points de vue, écrit par Madhava au XVè siècle. Comme son nom l'indique, l'oeuvre présente un tableau d'ensemble de toutes les théories philosophiques, en commençant par le chapitre consacré aux matérialistes, traduit ici pour la première fois. Un commentaire vient éclairer le lecteur occidental sur les valeurs des controverses anciennes, et renouvelle son jugement sur la philosophie en Inde.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.