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l'Ouzbékistan à l'ère de l'identité nationale. Travail, science, ONG
Bazin Laurent ; Hours Bernard ; Sélim Monique
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782296078574
L'Ouzbékistan est une ancienne république de l'URSS devenue indépendante en 1991. Le pays s'est fait connaître mondialement par une réputation de tortures particulièrement redoutables, de disparitions, d'écrasement de toute opposition sous les tirs de l'armée. Pays le plus peuplé de l'Asie centrale, il est dirigé par une régime policier qui s'est converti sans transition du communisme à "l'identité nationale" comme idéologie d'État. Cet ouvrage explore différentes facettes de la société dans l'Ouzbékistan postsoviétique à travers trois champs sociaux et socioprofessionnels particulièrement contrastés et représentatifs de la situation: celui des travailleurs migrant internes, celui des chercheurs de l'Etat, celui des ONG. Biographie de l'auteur Laurent BAZIN, anthropologue, est chercheur au CNRS (UMR CLERSE à Lille). Il a auparavant mené des recherches en Côte d'Ivoire dans le Nord de la France. Ses travaux concernent le travail et les rapports politiques dans les sociétés actuelles, transformées par la globalisation. Il est président de l'Association française des anthropologues depuis 2006. Bernard HOURS, anthropologue, est directeur de recherche à l'IRD (UMR Développement et sociétés, université Paris 1). Il s'est longtemps consacré à l'anthropologie médicale dont il est un précurseur, avant de conduire ses recherches sur l'humanitaire et sur les ONG. Il a travaillé, notamment au Cameroun et au Bangladesh ainsi que dans les pays du socialisme de marché (Laos, Vietnam, Chine). Monique SELIM, anthropologue, est directrice de recherche à l'IRD (UMR Développement et sociétés, université Paris 1). Pionnière de l'anthropologie urbaine et de l'anthropologie de l'entreprise, elle a mené recherches en France puis au Bangladesh ainsi que dans les pays du socialisme de marché (Laos, Vietnam, Chine).
Moha a été refoulé de France vers son pays natal, l'Algérie. Il fait retour en publiant son autobiographie avec Laurent, anthropologue, chercheur au CNRS. Ce livre à deux voix est construit comme un double récit. Moha raconte son enfance dans les centres de réfugiés en Allemagne, une adolescence d'errance et de délinquance en France, son expérience de l'incarcération, de l'expulsion et de l'exil. Laurent reconstitue le contexte historique et spatial dans lequel s'est déroulé le parcours de Moha et de sa famille. Ensemble, ils dévoilent les processus historiques et politiques par lesquels le racisme colonial de l'Algérie française a été internalisé dans les institutions de la République pour être redéployé dans le cadre des politiques anti-migratoires et sécuritaires européennes. Témoignage brut et réflexion politique originale, ce livre puissant montre les rouages d'un pouvoir néolibéral qui stimule la xénophobie pour façonner l'injustice. Il s'achève sur l'urgence d'"ouvrir sa gueule, déballer la merde et se rebiffer" pour résister aux dérives néoréactionnaires et néofascistes qui menacent aujourd'hui d'emporter nos institutions.
Cet ouvrage s'interroge sur les nouvelles articulations de l'économique, du travail et du politique dans le cadre de la mondialisation. La conjoncture actuelle d'expansion du capitalisme et de généralisation des rapports marchands a pour effet des mutations décisives dans l'ensemble des sociétés. Les auteurs offrent des pistes de recherche anthropologiques pour comprendre les situations sociales concrètes et analyser la diversité de leurs réponses à ce cadre général.
Repenser le dialogue entre l'économie et l'anthropologie sociale pour contribuer à une meilleure compréhension de la conjoncture économique, politique et idéologique dans le cadre de la globalisation, tel est l'objectif de ce livre. Pourquoi et comment la marchandise - inscrite dans des contextes d'altérité sociale et/ou culturelle - suscite-t-elle une si grande attraction? Sur quels ressorts endogènes s'appuie la force symbolique du marché? Comment s'interpénètrent et s'entrecroisent, dans des conjonctures toujours singulières, des logiques au départ extérieures les unes aux autres et qui, dans leurs arrimages réciproques, font fonctionner des dispositifs socio-économiques? Quel est le poids des légitimations idéologiques du marché et de l'ensemble des marchandises idéelles qui l'accompagnent - éthique, morale, déontologie etc.? Les auteurs tentent ici de répondre à ces questions.
Mutuelles de développement est le nom générique qu'ont pris en Côte d'Ivoire les associations regroupant cadres et travailleurs originaires d'un même village ou d'une même région. Comment expliquer la permanence de tels groupements ? Pourquoi leurs organisateurs doivent-ils sans relâche réunir, interpeller les membres villageois ou citadins pour obtenir leur participation ? Les mutuelles de développement constituent en Côte d'Ivoire des dispositifs sociaux où se fabrique l'ancrage des rapports sociaux et politiques.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.