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Che vuoi ? N° 31, 2009 : L'invention des enfants
Reznik Serge
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296094857
Après les premières découvertes de Freud sur la sexualité infantile et le scandale qu'elles causèrent, les psychanalystes se sont rapidement intéressés au traitement des enfants, et à celui des psychoses. Ce numéro de " Che vuoi ? " a voulu interroger les avancées de la psychanalyse avec les enfants, particulièrement au regard des événements historiques qui ont marqué sa naissance. Dans les lieux de soins où ils exercent, les psychanalystes sont de plus en plus aux prises avec l'écrasement de l'espace psychique par le factuel : l'évaluation tend à se substituer à l'invention, tout ce qui relève du transfert est désavoué. Un fichage des populations indésirables peut se mettre en place ; il en rappelle d'autres, de sinistre mémoire. Les textes rassemblés permettent d'entendre les enfants à travers le jeu, le dessin, la mémoire, la création littéraire. Ils ouvrent également sur l'extrême importance de la fonction des " passeurs " que les enfants, au cours de leur vie, auront ou n'auront pas la chance de rencontrer.
Le transfert est une découverte majeure de Freud, aujourd'hui cruciale car seul le traitement psychanalytique du transfert permet de dépasser la suggestion en même temps qu'il rend compte de ses effets. Il est le moteur du mouvement de parole qui va de l'un à l'autre, bien au-delà d'une conversation. Mais ce moment de parole rencontre inévitablement des obstacles qui sont de l'ordre de sa réalisation. L'analyste soutient ce dialogue de sa présence et de son corps. Il lui appartient de l'orienter vers le lieu tiers, parfois espace mythique, où se produit du sujet. Nous interrogeons dans ce numéro les différentes figures du transfert : espace de parole, amour, haine, savoir. Sa disparité, son caractère étrange et toujours surprenant, la temporalité autre de l'inconscient sur laquelle il ouvre.
Reznik Serge ; Alphandéry Claude ; Lew René ; Deni
L'argent traverse l'homme moderne. Comment en rendre compte en psychanalystes? Pour l'inconscient freudien, l'argent renvoie à la pulsion anale dont le destin sera de produire une métaphore civilisatrice. Ce numéro de Che vuoi? vise à rendre compte des dimensions de l'argent dans l'espace psychique: entendre dans la clinique les effets de l'argent, excès, manque, limitations, y découvrir le trajet de la dette structurant le sujet. Ce numéro n'est pas sans interroger les effets du capitalisme sans limites pour les sujets qui y sont soumis. La psychanalyse est le seul domaine d'expérience où l'on paye pour parler, jusqu'à parler en son nom.
Résumé : La peinture au couteau est une technique merveilleuse, qui permet d'obtenir très rapidement des résultats gratifiants. Une séance de quelques heures peut suffire à représenter les reflets du soleil dansant sur la mer ou à saisir la course fugitive des nuages dans le ciel. Ce livre s'adresse à tous ceux, débutants ou confirmés, qui désirent s'initier aux subtilités de cet art. Peintre reconnu, l'auteur nous apprend, en quelques gestes simples à suivre pas à pas, à manipuler le couteau pour représenter les sujets les plus divers: paysages, portraits, bouquets de fleurs, natures mortes... Du choix du matériel à l'organisation de la palette, de la première ébauche à la pose du vernis final, toutes les étapes sont expliquées et photographiées afin de permettre à chacun de suivre la genèse d'une oeuvre. Magnifiée par le jeu des empâtements, la couleur vibre sur la toile de façon unique : apprenez à manier le couteau pour faire corps avec elle !
Résumé : "Proposer une biographie de l'inconscient constitue une entreprise particulièrement audacieuse. Pour Salomon Resnik, il s'agit de bien autre chose que de composer une histoire du concept de l'inconscient. Certes, le chapitre qui donne son titre à l'ouvrage décrit avec minutie le long cheminement de ses préconceptions à travers les catégories de l'obscur, de l'occulte, du caché, du secret et de l'énigmatique. Mais ce propos initial est constamment éclairé et enrichi par deux autres thèmes : l'inconscient est aussi notre biographe ; il écrit notre vie et c'est le trajet et l'expérience de la cure qui nous la fait connaître. Enfin Salomon Resnik sait aussi qu'il propose en même temps dans ce livre une véritable autobiographie de son rapport à l'inconscient. Que le lecteur se laisse porter par une pensée éminemment suggestive et associative, et il découvrira que si l'auteur tente de " rendre plus visible " son inconscient, il invite aussi celui qui le lit à rendre le sien moins opaque. Un parcours passionnant et émouvant d'un homme qui a inscrit sa vie dans la psychanalyse pour y scruter l'identité humaine et ses frontières avec la folie, avec l'art, avec l'incessant questionnement de la philosophie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.