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L'Ethnomusicologie de la France. De l'"ancienne civilisation paysanne" à la globalisation
Charles-Dominique Luc ; Defrance Yves
L'HARMATTAN
46,50 €
Épuisé
EAN :9782296069817
L'ethnomusicologie s'est en grande partie élaborée en Europe, notamment dans sa phase "préhistorique" romantique. Etait alors prise en compte l'étude des "traditions nationales" portées par l'"ancienne civilisation paysanne". En France, au XXe siècle, des ethnomusicologues ont décidé de poursuivre l'étude des sociétés rurales de la France métropolitaine, assurant d'une certaine manière la transition avec le folk-revival, apparu il y a environ quarante ans, et qui a en grande partie contribué à faire des musiques et danses traditionnelles des régions de France un champ patrimonial, à partir d'une formidable action de recueil et de valorisation de la mémoire. Aujourd'hui, alors que nous sommes dans la seconde génération de ce revival ou peut-être déjà dans une ère post-revivaliste, le constat est celui d'un glissement des objets d'étude et des terrains de recherche en direction d'expressions musicales et chorégraphiques multiculturelles, communautaires ou non, dont les cadres sont plus largement urbains ou suburbains. La "France" s'est élargie à un large espace francophone totalement multiculturel, incluant les territoires d'outre-mer et les anciennes colonies. Le concept de "musiques et danses traditionnelles", en l'espace de deux décennies tout au plus, a connu une évolution fulgurante. Ce colloque, totalement pionnier, tente à la fois de réfléchir à l'histoire particulière de l'ethnomusicologie de la France, à son héritage scientifique et intellectuel, mais aussi à l'évolution moderne des problématiques et des méthodes de recherche liée à celle des terrains d'enquêtes. Pour ce faire, vingt-cinq chercheurs (ethnomusicologues, ethnologues, sociologues, historiens, actuels et ex-responsables institutionnels) jettent ici les bases d'une redéfinition pluridisciplinaire des objectifs, des enjeux et des méthodes de cette ethnomusicologie de la France.
Dossier - La première épître de Pierre : Soyez toujours prêts à défendre votre espérance ! L'épître est mal connue, mais son thème principal demeure très actuel. Les chrétiens auxquels elle s'adresse aujourd'hui comme hier sont encouragés à montrer leur espérance. Et ceci, alors même qu'ils vivent dans un monde qui paraît hostile. L'auteur - anonyme, il se cache sous le nom de l'apôtre Pierre - invite à retourner vers les engagements du baptême et à renforcer les liens de fraternité dans la communauté. Le Christ, qui s'en est remis au Père lors de la Passion, est un modèle, qui oserait le nier z Eh bien, les chrétiens ne doivent pas se lasser de "faire le bien", quoi qu'il puisse leur en coûter ! Auteur : Dominique Charles, o.p. Actualités - L'Alliance biblique française a 200 ans. Héritière du mouvement biblique qui s'est développé dans le protestantisme à partir de 1818, l'Alliance biblique française (ABF) rassemble aujourd'hui des protestants, des catholiques, des évangéliques, des orthodoxes. Objectif : servir la traduction et la transmission de la Bible sans oublier la nécessaire solidarité. Par Gérard Billon.
Charles-Dominique Luc ; Defrance Yves ; Pistone Da
Au XIXe siècle, de nombreux artistes - poètes, écrivains, peintres, graveurs, dessinateurs, compositeurs - décident de tourner le dos aux conservatoires et aux académies, pour découvrir, sidérés et captivés, cet " Autre de l'art ", populaire et exotique. La découverte de cette altérité culturelle, si elle est préexistante au XIXe siècle, a vraiment marqué de son empreinte l'ère romantique, dans le contexte d'une Europe découvrant l'anthropologie, la sociologie, l'histoire, créant les premiers grands musées internationaux d'ethnologie, forgeant de nouvelles identités politiques et culturelles à ses jeunes nations, se jetant dans l'aventure coloniale... Cette altérité exotique des "lointains" s'est doublée, tout au long du XIXe siècle, d'une quête de l'altérité culturelle de "l'intérieur", notamment celle de la paysannerie française et européenne, à travers les grandes collectes de "Poésies populaires", au premier rang desquelles figurait le chant populaire de tradition orale. Cet ouvrage, Actes du colloque de la Côte-Saint-André (Isère) organisé en partenariat avec le Festival Berlioz d'août 2011, se propose de réunir dix-neuf chercheurs de divers horizons (musicologie, ethnomusicologie, ethnologie de la danse) et de diverses provenances (France, Italie, Grèce, Espagne, Allemagne, Belgique). Il a pour but d'étudier les formes de cette découverte de l'altérité musicale, la circulation sociale et culturelle des matériaux musicaux qu'elle engendra, la naissance de nouveaux imaginaires, parfois fantastiques, auxquels elle donna lieu. Sont également pris en compte les espaces de découverte de cette altérité musicale (expositions universelles et coloniales des empires) et les cadres scientifiques et institutionnels en charge de l'étude de ces nouvelles cultures musicales (musées ethnologiques et instrumentaux ou bien nouveaux postulats théoriques comme la "musicologie comparée"). Si un certain nombre d'études ont été consacrées à l'exotisme musical, notamment à travers l'orientalisme, il manquait jusqu'à présent une large confrontation interdisciplinaire pour évoquer l'attrait irrésistible qu'éprouvèrent certains artistes occidentaux pour les musiques "autres", ainsi que la façon dont les compositeurs voyageurs et observateurs mélomanes se les représentèrent et consignèrent leurs observations dans des écrits aujourd'hui fameux. Une irrépressible attirance pour toutes ces "étrangetés" musicales en forme de fascination...
S'appuyant sur les récits des voyageurs, cet ouvrage retrace la progression de notre connaissance sur les faunes tropicales. La découverte de l'Amérique fut le déclencheur d'un choc culturel sur le Monde occidental, marquant le début d'une véritable odyssée scientifique. Ces faunes extraordinaires déconcertèrent les chroniqueurs qui cherchèrent d'abord des repères dans les textes anciens. La science de l'époque, balbutiante, était imprégnée de dogmes et de superstition, mais progressivement, les savants feront le tri entre réel et fantasmagorie, mettant graduellement en place la démarche scientifique moderne.
A partir du XIIIe siècle, s'élabore une nouvelle esthétique musicale fondée sur le clivage, prégnant au Moyen Age, du haut et du bas. Cette dichotomie concerne d'abord le corps et la voix avant de passer dans le domaine instrumental. Ces deux catégories qui s'opposent du point de vue religieux- le bas prônant les valeurs chrétiennes de l'humilité et le haut celles de l'orgueil et de l'excès - s'inscrivent dans le partage chrétien du sacré et du profane tout en dessinant les contours d'une part d'une musique religieuse et savante et d'autre part d'une musique populaire volontiers perçue comme diabolique et sorcière. S'appuyant sur des sources variées, depuis les récits de vie ou de voyage jusqu'aux écrits spéculatifs et religieux sur la musique, en passant par les sources d'archives, l'iconographie et la littérature orale, c'est une anthropologie historique de la musique savante et populaire que propose cet ouvrage novateur. Ce regard polymorphe renouvelle les approches des fonctions symboliques du sonore et permet, entre autres, de comprendre différemment la musique baroque. Biographie de l'auteur Luc Charles-Dominique est maître de conférences en ethnomusicologie à l'Université de Nice-Sophia-Antipolis. Directeur de collections bibliographiques et discographiques d'ethnomusicologie, il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'ethnomusicologie (La vocalité dans les pays d'Europe méridionale et dans le bassin méditerranéen et Les hautbois populaires. Anches doubles, Enjeux multiples, Parthenay, Modal, 2002) et d'anthropologie musicale historique; (Les ménétriers français sous l'Ancien Régime, Paris, Klincksieck, 1994).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.