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Fascinantes étrangetés. La découverte de l'altérité musicale en Europe au XIXe siècle
Charles-Dominique Luc ; Defrance Yves ; Pistone Da
L'HARMATTAN
42,50 €
Épuisé
EAN :9782343032795
Au XIXe siècle, de nombreux artistes - poètes, écrivains, peintres, graveurs, dessinateurs, compositeurs - décident de tourner le dos aux conservatoires et aux académies, pour découvrir, sidérés et captivés, cet " Autre de l'art ", populaire et exotique. La découverte de cette altérité culturelle, si elle est préexistante au XIXe siècle, a vraiment marqué de son empreinte l'ère romantique, dans le contexte d'une Europe découvrant l'anthropologie, la sociologie, l'histoire, créant les premiers grands musées internationaux d'ethnologie, forgeant de nouvelles identités politiques et culturelles à ses jeunes nations, se jetant dans l'aventure coloniale... Cette altérité exotique des "lointains" s'est doublée, tout au long du XIXe siècle, d'une quête de l'altérité culturelle de "l'intérieur", notamment celle de la paysannerie française et européenne, à travers les grandes collectes de "Poésies populaires", au premier rang desquelles figurait le chant populaire de tradition orale. Cet ouvrage, Actes du colloque de la Côte-Saint-André (Isère) organisé en partenariat avec le Festival Berlioz d'août 2011, se propose de réunir dix-neuf chercheurs de divers horizons (musicologie, ethnomusicologie, ethnologie de la danse) et de diverses provenances (France, Italie, Grèce, Espagne, Allemagne, Belgique). Il a pour but d'étudier les formes de cette découverte de l'altérité musicale, la circulation sociale et culturelle des matériaux musicaux qu'elle engendra, la naissance de nouveaux imaginaires, parfois fantastiques, auxquels elle donna lieu. Sont également pris en compte les espaces de découverte de cette altérité musicale (expositions universelles et coloniales des empires) et les cadres scientifiques et institutionnels en charge de l'étude de ces nouvelles cultures musicales (musées ethnologiques et instrumentaux ou bien nouveaux postulats théoriques comme la "musicologie comparée"). Si un certain nombre d'études ont été consacrées à l'exotisme musical, notamment à travers l'orientalisme, il manquait jusqu'à présent une large confrontation interdisciplinaire pour évoquer l'attrait irrésistible qu'éprouvèrent certains artistes occidentaux pour les musiques "autres", ainsi que la façon dont les compositeurs voyageurs et observateurs mélomanes se les représentèrent et consignèrent leurs observations dans des écrits aujourd'hui fameux. Une irrépressible attirance pour toutes ces "étrangetés" musicales en forme de fascination...
Charles-dominique Marie ; L'écharpe D'iris les édi
Résumé : Dans le recueil Etre un poisson de Marie Charles-Dominique, plusieurs récits ou courtes nouvelles explorent les liens parfois étranges, parfois saugrenus, qui révèlent le tissu du monde, en perpétuelle évolution. Ils témoignent du déséquilibre de notre époque (la guerre, le changement climatique, le terrorisme, la montée des extrémismes) et explorent les interstices du Réel où apparaissent de nouvelles floraisons. L'un des récits, L'escalier, met en scène Muriel, aux prises avec des événements déroutants qui vont la mettre au défi de gravir un escalier mystérieux. D'autres histoires mettent en lumière les expériences de personnages confrontés à des événements tragiques, des enjeux sociaux, des phénomènes inexplicables et la quête de sens dans un monde inachevé. Le ton oscille entre une atmosphère angoissante et l'espoir de la sérénité qui advient de façon inattendue, au coeur des expériences mêmes.
A partir du XIIIe siècle, s'élabore une nouvelle esthétique musicale fondée sur le clivage, prégnant au Moyen Age, du haut et du bas. Cette dichotomie concerne d'abord le corps et la voix avant de passer dans le domaine instrumental. Ces deux catégories qui s'opposent du point de vue religieux- le bas prônant les valeurs chrétiennes de l'humilité et le haut celles de l'orgueil et de l'excès - s'inscrivent dans le partage chrétien du sacré et du profane tout en dessinant les contours d'une part d'une musique religieuse et savante et d'autre part d'une musique populaire volontiers perçue comme diabolique et sorcière. S'appuyant sur des sources variées, depuis les récits de vie ou de voyage jusqu'aux écrits spéculatifs et religieux sur la musique, en passant par les sources d'archives, l'iconographie et la littérature orale, c'est une anthropologie historique de la musique savante et populaire que propose cet ouvrage novateur. Ce regard polymorphe renouvelle les approches des fonctions symboliques du sonore et permet, entre autres, de comprendre différemment la musique baroque. Biographie de l'auteur Luc Charles-Dominique est maître de conférences en ethnomusicologie à l'Université de Nice-Sophia-Antipolis. Directeur de collections bibliographiques et discographiques d'ethnomusicologie, il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'ethnomusicologie (La vocalité dans les pays d'Europe méridionale et dans le bassin méditerranéen et Les hautbois populaires. Anches doubles, Enjeux multiples, Parthenay, Modal, 2002) et d'anthropologie musicale historique; (Les ménétriers français sous l'Ancien Régime, Paris, Klincksieck, 1994).
?La façon proprement humaine de triompher de la mort n'est pas de pérenniser un empire ni de créer une descendance. Elle est d'apprivoiser le fameux "bâton de sorcier" du Néant pour parvenir, comme lui, à faire advenir du lien dans la discontinuité et de la communication dans l'opposition, face au surgissement totalement imprévu des appariements contradictoires du Réel.?" Cet essai philosophique interroge ce qui est central dans l'expérience humaine, à savoir le rapport au désordre, à la perte, à l'abandon, à la mort : lorsque l'Homme invente le théâtre, la danse, la musique, la peinture, la littérature et la philosophie, donc la culture, c'est une réponse à cette déstabilisation première qui est l'expérience métaphysique de la rencontre avec le Néant. C'est en relation avec ce que l'auteure nomme le principe excavateur – qui provoque en créant et qui crée en provoquant – que l'homme peut prendre toute sa place dans le processus inachevé de l'Evolution. Ce texte densément documenté livre avec pédagogie une réflexion sur des thèmes aussi variés que le temps, Dieu, l'Esprit, l'humanité, l'intelligence, la communication, la sexualité ou encore la sociabilité. Après des études de philosophie, Marie Charles-Dominique a été formatrice auprès de personnes défavorisées dans des structures associatives et membre d'un groupe de recherche autour de la pédagogie Gattegno. Depuis une quinzaine d'années, elle exerce comme conseillère à Pôle Emploi. Cet essai est le fruit mûr de son expérience de vie.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.