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Droit et cultures N° 52 - 2006/2 : Iran et Occident. Hommage à Kasra Vafadari
Badji Mamadou
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296019324
L'un des champs privilégiés où se déploient les fantasmes et les idéologies de la pseudo-histoire est aujourd'hui le Proche-Orient. Ainsi des déclarations du souverain pontife qui cite, sans s'embarrasser du contexte historique, l'opinion d'un empereur byzantin du XIVe siècle justifiant l'opposition irréductible de deux grandes religions. On trouverait sans peine d'autres exemples. Depuis plusieurs années, notre collègue Kasra Vafadari, natif d'Iran, ancien étudiant en Angleterre et citoyen français, souffrait de cette situation et s'efforçait de faire prévaloir des vues plus fondées et plus riches de diversité sur le rapport des cultures et du droit entre son pays d'origine, l'Iran, et l'Europe. Le 17 mai 2005, il tombait sous le couteau d'un assassin. Ses amis ont décidé d'organiser une rencontre à sa mémoire - Perspectives d'histoire et d'anthropologie juridiques, à la mémoire de Kasra Vafadari -, rencontre qu'ils espèrent renouveler chaque année. Ce sont les communications faites à cette occasion que le lecteur trouvera dans ce numéro de la revue Droit & Cultures, des études consacrées pour la plupart aux rapports entre l'Iran et l'Europe. Il pourra voir qu'aussi bien avant Montesquieu, qui s'était masqué en Persan pour critiquer la cour, qu'après lui, l'Iran a intéressé et intéresse les Européens dans des domaines aussi variés que le recrutement de l'armée, la musique ou la réforme constitutionnelle, et dans des régions aussi éloignées les unes des autres que la Champagne ou la Lorraine et la Hongrie. En un temps où des gouvernants qui se disent réalistes, tout en acceptant ou en organisant une véritable dislocation de nos sociétés au nom de l'argent-roi, envisagent un " choc des civilisations " qui risque bien d'être leur crépuscule, cette rencontre, espérons-le, contribuera à rappeler que d'autres rapports entre Orient et Occident ont été positifs et peuvent toujours l'être.
Estimant, à l'instar de Bernard Durand, que l'université doit, conformément à sa tradition et par vocation, former non seulement des techniciens du droit mais surtout des juristes, le professeur Sarr a toujours jeté un regard critique sur le contenu de l'enseignement du droit, en exigeant une mise en relation avec le développement d'une culture générale de l'étudiant, orientée vers l'étude de l'évolution des institutions juridiques et des autres disciplines. Parallèlement à ses fonctions de professeur, Dominique Sarr s'est particulièrement intéressé à la recherche, défrichant de nombreux champs dans le domaine de l'histoire de la justice, notamment, où ses intuitions savoureuses continuent de nourrir de leur pertinence nos curiosités intellectuelles et occupent une place de choix dans les débats actuels sur la justice et l'Etat de droit. On remarquera dans ces Mélanges offerts à sa mémoire, des contributions de ses collègues, d'amis ou de disciples plus jeunes. Ces études transcendent les frontières disciplinaires, émanent d'horizons divers. En effet, elles sont aux confins du droit et de la science juridique, appellent une transversalité impliquant des matières telles que : droit civil, droit constitutionnel, droit du travail, et indispensable histoire du droit. Chacune constitue un vibrant hommage rendu aux qualités intellectuelles de l'universitaire, mais aussi à celles de l'homme qui lui est indissociable.
Effectuer un diagnostic situationnel de la pauvreté et des inégalités au Sénégal, repérer les points forts des modèles réussis de politiques redistributives dans le monde et piocher dans les théories de la justice ce qui pourrait servir d'abreuvoir à la politique sociale sénégalaise sont les trois fondements de cette réflexion. Partant de la théorie et de la philosophie politique à l'analyse et l'évaluation des politiques publiques en passant par les sciences économiques, les sciences juridiques et la sociologie, ce livre démontre que le Programme National de Bourses de Sécurité Familiale (PNBSF) peut s'appuyer les principes Rawlsiens même si dans la pratique, son efficacité dépend de sa possibilité d'augmenter les "capabilités" (Amartya Sen) tout en restant attentif aux "feedbacks" (Joan Tronto) des bénéficiaires finaux. Il montre qu'améliorer le PNBSF c'est également raffermir les liens sociaux entre les populations, renforcer le sentiment de nationalisme, impacter positivement le bien-être des ménages économiquement vulnérables, soutenir les politiques éducatives et oeuvrer pour le développement social.
Cet ouvrage est une contribution à la compréhension du phénomène des organisations internationales. Destiné aux étudiants de Licence, de Master, aux chercheurs, praticiens et autres spécialistes du droit international, des Droits de l'Homme comme du Droit communautaire, il leur offre une analyse minutieuse et actualisée du droit des organisations internationales en général, africaines en particulier. L'ouvrage s'articule autour d'une démarche ternaire : Théorie générale des Organisations internationales (1ère partie), Droit communautaire africain comparé (2ème partie), Droits de l'Homme, Paix et Sécurité en Afrique (3ème partie). Son atout supplémentaire est de convoquer la jurisprudence et les règles de différentes Cours et organisations internationales africaines, anciennes ou actuelles, souvent peu connues du grand public africain, voire passées mutatis mutandis sous silence par les experts (CEDEAO, UEMOA, OHADA, UMA, CEEAC, COMESA, CENSAD, CAE, OAPI, IGAD, SADC).
Résumé : Au XXIe siècle, le respect des droits de l'Homme et du droit humanitaire constitue une exigence universelle. Cela procède du caractère objectif des droits consacrés par les instruments internationaux afférents aux droits de l'Homme et au droit humanitaire. En termes de protection des droits fondamentaux, il existe un ensemble de dispositions liant la quasi-totalité des Etats. Néanmoins, ces dispositions ne possèdent ni la même effectivité ni la même efficacité en raison de plusieurs facteurs limitatifs ou dérogatoires. Ces derniers entraînent souvent des lacunes dans le respect des exigences des droits fondamentaux. Ces lacunes peuvent résulter de l'absence d'application concomitante des droits de l'Homme et du droit humanitaire, dans les circonstances de violations massives des droits fondamentaux. Cette situation a interpellé la communauté internationale, notamment depuis 1968 durant la Conférence de Téhéran célébrant le 20e anniversaire de la DUDH du 10 décembre 1948. Pendant cette Conférence, les Nations Unies ont consacré le principe de complémentarité entre les droits de l'Homme et le droit humanitaire. Depuis lors, cette dynamique de complémentarité se renforce constamment. Elle a été accentuée par le développement fulgurant de la justice pénale internationale depuis les années 1990. Cette justice pénale internationale s'appuie à la fois sur les dispositions des droits de l'Homme et celles du droit humanitaire pour aboutir à une meilleure efficacité. Ce constat a incité la doctrine et la jurisprudence à déployer davantage d'efforts pour vulgariser et rendre plus effective la complémentarité entre les droits de l'Homme et le droit humanitaire. Dans cette perspective, cette étude se propose de réfléchir au principe de complémentarité susmentionné à travers la doctrine et la jurisprudence.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.