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Iconographie, propagande et légitimation
PUF
28,40 €
Épuisé
EAN :9782130501473
Ce volume est le résultat du travail de l'atelier VII du programme international de recherches Origins of the Modern State, organisé sous l'égide de la Fondation européenne de la Science. L'objectif de ce programme, qui a regroupé pendant quatre ans une centaine de spécialistes originaires d'une vingtaine de pays différents, est d'offrir une interprétation neuve dans une perspective comparative européenne, embrassant la longue durée et réunissant des spécialistes de diverses disciplines (histoire, philosophie, histoire de l'art, sciences politiques, histoire du droit et sciences juridiques), d'un processus crucial pour l'histoire de l'Europe, à savoir les différents aspects de la formation de l'Etat du XIIIe au XVIIIe siècle. Que l'" imaginaire " - représentations mentales et imagerie correspondante - soit une dimension constitutive du politique n'est plus aujourd'hui à démontrer. L'étude de la production et du fonctionnement des imaginaires monarchiques s'impose à l'historien de l'Etat moderne comme une nécessité nouvelle et fondamentale. Iconographie, propagande et légitimation s'interroge sur l'invention d'un discours figuratif de l'Etat, commun aux princes laïcs comme ecclésiastiques, notamment la Papauté. A partir de la Renaissance se mit en place une double imagerie monarchique, l'une traditionnelle, chrétienne, et l'autre nouvelle, héroïque, antiquisante et laïque. Ce sont leurs interférences et leurs effets induits qui sont examinés ici : quelles significations, mais aussi quels destinataires et quelle réception, donc quelle efficacité ? Dans quels espaces publics (le territoire, la ville, la place) ou privé (le château), à quelles occasions (sacres, entrées royales, fêtes, funérailles ... ), sous quelles formes (portraits d'Etat, statuaire, défilés ... ) cette rhétorique des images a-t-elle été mise en ?uvre ? En quoi enfin le crépuscule des images symboliques au XVIIIe siècle fut-il un signe de la délégitimation des pouvoirs de la première modernité ?
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : Trente ans après la chute du Mur, de nouvelles et profondes fractures menacent l'Europe, le duo franco-allemand qui en a été le moteur, et l'Allemagne elle-même. Face au Brexit ou aux appétits des Etats-Unis et de la Chine, il est vital que les deux riverains du Rhin rebâtissent leur partenariat. Pour cela, ils doivent réapprendre à se connaître. Or prévaut aujourd'hui un double malentendu : la France observe l'Allemagne avec passion, que ce soit pour la haïr ou l'imiter, tandis que celle-ci hésite entre admiration et condescendance, sans qu'aucune ne comprenne vraiment plus l'autre ? notamment les élites françaises qui ont une vision dépassée de notre voisin. Cet ouvrage porte sur l'Allemagne un regard incisif, nourri d'une profonde connaissance de sa culture et de sa politique, d'expériences, et de rencontres. Il la met en perspective depuis la fin du nazisme puis du communisme, en passant par la réunification, jusqu'au long mandat de la chancelière Merkel, confrontée au défi migratoire et à la résurgence de l'extrême droite tandis que le modèle économique et social, autrefois tant admiré, atteint ses limites. Ce plaidoyer nous éclaire sur les pistes que peuvent frayer ensemble Paris et Berlin pour assurer le sursaut de l'Europe.
Boucheron Patrick ; Negri Antonio ; Piketty Thomas
L'Europe, pendant la plus grande partie de son histoire, a été une idée. Elle signifiait un profond désir de circulation et de liberté autant qu'un souci de rigueur et de polémique. A Milan ou à Paris, on se lisait fougueusement ; entre Bruxelles et Vienne, on se copiait passionnément. Aujourd'hui, alors même que l'Europe est devenue une institution, elle n'est pas, ou de moins en moins, une idée. Bruxelles serait-elle devenue une Cité interdite où le débat public ne pénètre plus ? Voilà pourquoi la revue Le Grand Continent a invité cinq penseurs internationalement reconnus pour l'envergure de leurs travaux à parler, pour la première fois, de leur idée d'Europe. Ensemble, ils ont ouvert de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins à parcourir pour retrouver les voies d'une Europe idéale, pleinement politique ? une certaine idée de l'Europe.
Où va l'Italie ? Vers une nouvelle Europe ou vers des vieilles dérives ? L'Europe a besoin de l'Italie, mais comment comprendre les Italiens ? Avec un brin d'ironie, Alberto Toscano passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : des pâtes à la Vespa, de la séduction à la religion. Il y mêle la rigueur de l'historien pour interpréter les vicissitudes d'un peuple unifié depuis un siècle et demi "seulement". Les Italiens adorent l'amour et le soleil. Ils aiment à rêver. Alberto Toscano nous explique pourquoi cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre.
Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle. Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée. Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.