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Hermétisme et Rose-Croix. Fama Fraternitatis, Confessio Fraternitatis
Gilquin Claude
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738467034
En quoi la société du XVIIe siècle peut-elle nous éclairer sur les mouvements du monde actuel ? C'est à cette question que l'auteur nous invite à réfléchir, dans une étude consacrée à l'Hermétisme et à ses rapports avec d'autres mouvements : en effet, la confusion organisée, consciemment ou non, entre la Magie, l'Hermétisme, l'Alchimie, l'Astrologie et les mancies les plus diverses, les sectes inspirées de la Rose-Croix, est de nature à vider de toute substance ce dont l'Hermétisme est porteur. Cette démarche rigoureuse est à l'origine d'une rencontre avec un auteur méconnu : Johann Valentin Andreae, luthérien, l'un des écrivains les plus originaux du XVIIe siècle. Profondément affligé de voir les principes de la religion chrétienne servir d'aliment aux vaines discussions de la théologie et la science en proie à la vanité, il s'occupa sans relâche de moyens de ramener l'une et l'autre à leur véritable destination. Deux écrits anonymes lui sont attribués, Fama Fraternitatis et Canfes io Fraternitatis, dont une nouvelle traduction, enrichie de notes exhaustives, nous est proposée par Claude Gilquin. A l'opposé d'Hermès qui possédait l'art de sceller les trésors au moyen de sceaux magiques, l'auteur dévoile au profane les tenants et les aboutissants de l'Hermétisme, à savoir une réelle philosophie importante dans l'histoire de la pensée et fructueuse dans l'histoire de la connaissance. L'auteur a également traduit du même auteur Chymische Hochzeit : Christiane Rosencreutz, ainsi que Christianopolis et Theophilus, ces deux derniers textes étant publiés pour la première fois en français.
En Asie méridionale et orientale, où vit plus de la moitié des musulmans de la planète, nombre de pays abritent une minorité se reconnaissant, sous des modalités d'appréhension diverses, dans l'Islam. Comment ces minorités vivent-elles leur différence dans un environnement cultuel / culturel qu'elles ressentent parfois comme une menace pour la préservation de leur identité? Quels sont les défis auxquels elles sont confrontées à l'heure où les processus de normalisation, tant dans leur rapport à la foi que dans leur existence profane quotidienne, semblent s'accélérer? Comment les bats tolèrent-ils ces segments de citoyens pas tout à fait comme les autres, qui revendiquent souvent de bénéficier d'une législation particulière ou, parfois, d'une autonomie politique? Quelle place dans la nation où ces minorités évoluent peut leur être accordée, lorsque l'adhésion à l'Islam est aussi un marqueur de différence ethnique ou / et linguistique? Lorsque leur territoire traditionnel d'enracinement subit l'implantation de "compatriotes" d'autres confessions bénéficiant de la sollicitude du pouvoir central (Xinjiang, Arakan, sud de la Thaïlande, Philippines méridionales)? Quelles perspectives d'intégration, lorsque les différentiels en terme d'éducation, de niveau de vie moyen, sont fréquemment en leur défaveur? Ces minorités sont-elles condamnées à se replier sur elles-mêmes et être tentées, contrairement à leur histoire marquée par le soufisme, par une radicalisation religieuse et politique?
Née à Nice en 1925, de santé fragile durant son enfance, Louise Ursich n'avait d'autre choix que de s'adonner au dessin, son passe-temps favori. Après une jeunesse compliquée, la percée vers le sud par les troupes ennemies en 1943 l'obligea à fuir en Allemagne avec sa maman, pour y rejoindre le papa. Elle qui ne vivait que pour l'art, y trouva une occupation comme décoratrice de théâtre et y rencontra l'homme de sa vie qu'elle suivit en 1945 en Ardenne belge, avec leur bébé né au milieu des bombes un mois avant la fin de la guerre. Comment a-t-elle été accueillie par les parents de ce fils unique ? Comment a-t-elle réussi à gérer toutes ces émotions et pas mal d'accidents de la vie et continuer malgré tout à développer son esprit artistique ? Une intrigue passionnante autant qu'émouvante qui confirme qu'avec la force de caractère, il est possible de surmonter bien des obstacles.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.