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Genre et transidentités à l'adolescence. comprendre et accompagner
Périer Antoine
MJW
20,00 €
Épuisé
EAN :9782487513990
Un fait social semble de plus en plus apparent pour la génération d'adolescents actuelle : la détermination de l'identité de genre s'effectue dans un spectre qui s'étend au-delà de la binarité et, pour certains, jouer avec les formes du genre constitue une étape voire une modalité de construction de cette identité. Il importe donc que nous puissions dans nos pratiques de soin accueillir ces questionnements. Nous devons nous efforcer d'en comprendre et d'en accompagner les cheminements sans point de vue préconçu, avec les adolescents que nous rencontrons, dans l'écoute de leur parole ainsi que de celle de leurs parents. Il n'existe aucun cheminement typique de questionnement sur le genre, aucun parcours typique de transidentité au regard de l'histoire infantile, familiale, d'éventuelles difficultés psychologiques, psychopathologiques ou psychiatriques. Il est donc important que nous puissions développer des modèles pour penser nos pratiques à partir des expériences parfois déjà longues pour certains praticiens ou certaines équipes, plus récentes pour d'autres. Nous nous devons également de débattre, de partager et confronter nos pratiques ainsi que les réflexions qu'elles nous inspirent. C'est l'esprit de cet ouvrage.
Widlöcher Daniel ; Périer Antoine ; Georgieff Nico
Daniel Widlöcher a marqué la psychanalyse française et internationale par une oeuvre remarquable d'originalité, de puissance d'élaboration théorique et d'acuité dans les descriptions cliniques. Accompagné tout au long du livre par Antoine Périer et Nicolas Georgieff, et leur connaissance approfondie de son travail, Daniel Widlöcher se livre avec sincérité. C'est l'essentiel de son oeuvre qui se déploie au fil de ces conversations. Elles témoignent des grands mouvements de pensée qui ont traversé la psychiatrie et la psychanalyse tout au long de sa carrière, et attestent, comme le souligne Catherine Chabert dans sa préface, de trois qualités : l'intensité d'une curiosité immense, presque insatiable, le refus d'immobilisme, le rejet de tout impérialisme de pensée dans les traitements psychiques. La psychanalyse se réfère à une pluralité de modèles. Au sein de ce champ, rien n'est plus éclairant que le débat, qui consiste à se confronter à la pensée des autres, à leur altérité, à leur différence, à leur diversité, et à en accepter la contradiction. Ce débat, Daniel Widlöcher n'a jamais perdu une occasion de l'engager, avec un rare talent.
Baussier Sylvie ; Perrier Pascale ; Brivet Antoine
Résumé : Nos réserves sont au plus bas dans la station : nourriture, médicaments... et l'oxygène risque de manquer ! Nous attendons avec impatience une livraison de la Terre. Mais son atterrissage a échoué, et le module est coincé en orbite. Si nous ne trouvons pas de solution, c'est la fin... Le temps manque, et c'est à Nils et moi de nous sauver tous !
Dans ce livre, Jean-Marie Périer nous ouvre les portes de la gigantesque galerie que fut le début de sa carrière de photographe dans les années 1960-1970. Il emmène le lecteur à la rencontre des icones naissantes de cette période aussi bien en France qu'à l'international. Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Françoise Hardy ou encore les Beatles ou Marianne Faithfull se succèdent à travers les pages et s'offrent au lecteur à travers l'objectif de Jean-Marie Périer. Près de 400 photos (dont 150 inédites), noir et blanc ou couleur, grand ou petit format, retracent une époque immortalisée par l'un de ses plus grands photographes. Le livre alterne photos et, pour la première fois, de longs textes qui se complètent et plongent le lecteur au coeur des deux décennies. Jean-Marie Périer y évoque sa vision de cette génération qu'il a connue et côtoyée et livre des anecdotes intimes sur des personnalités qui ont marqué une époque et sont entrées dans la légende.Notes Biographiques : Photographe emblématique de la période « yéy?, Jean-Marie Périer fait ses premières armes en tant qu'assistant du photographe Daniel Filipacchi pour les magazines Marie-Claire, Paris Match, Télé 7 jours et Jazz magazine. Mais c'est la création de l'émission radio Salut les copains en octobre 1959 suivi de peu par celle du mensuel éponyme qui lance la carrière de Jean-Marie Périer. Les jeunes chanteurs des années 1960 se succèdent devant son objectif. Il réalise notamment la célèbre photo de groupe qui réunit 46 vedettes du mouvement « yéy?. Dans les années 1970, il tente l'aventure cinématographique et dirige notamment son ami Jacques Dutronc dans Antoine et Sébastien et Sale rêveur. Jean-Marie Périer part ensuite aux Etats-Unis pour réaliser de nombreux clips publicitaires devenus iconiques. Il revient en France au début des années 1990 et travaille pour le magazine Elle en photographiant des mannequins et des défilés de grands couturiers. Dans les années 2000, il publie de nombreux ouvrages dont Enfant gâté (Fixot, best-seller) dans lequel il revient sur sa filiation. Depuis le début des années 2000, ses photos sont exposées très régulièrement en France (récemment à l'arche de la Défense à Paris) et à l'étranger. Il vit désormais à Villeneuve-d'Aveyron mais sa valise et ses appareils photo sont toujours prêts pour l'aventure.
Le corps est-il trop présent, trop envahissant durant ce passage développemental de l'adolescence qui peut bousculer l'adulte, le provoquer ? Ou ne faut-il pas considérer cette primauté du corps dans le développement humain, ou plutôt des corps, corps biologique mais aussi corps érotique émergeant d'une subversion libidinale par laquelle l'être humain s'émancipe des contraintes physiologiques, conquérant ainsi une des libertés les plus essentielles ? C'est dans le lien à l'autre, dans la rencontre des corps, que se déploie cette découverte et cette émancipation. Mais face aux enjeux de la construction identitaire et de la découverte d'une sexualité qui bouleversent le rapport à soi-même et aux autres, cette conquête n'est pas sans écueil ni sans risque pour l'adolescent. Attaques diverses, scarifications, anorexie, dysphorie de genre... la psychopathologie témoigne des butées et impasses. Alors la thérapeutique, lorsqu'elle ne se détourne pas du corps, le considère ou se centre sur lui, peut ouvrir des voies précieuses et relancer cette ontogenèse des corps du côté de la créativité. C'est ce qu'explore cet ouvrage, en croisant les perspectives anthropologique et sociale, psychanalytique, clinique, psychopathologique, développementale et thérapeutique.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l'Endon chez Tellenbach au sujet de l'origine dite endogène ou du pouvoir d'un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l'exercice du psychiatre (par exemple l'annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d'aborder le vécu de l'être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d'intersubjectivité, d'autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances. Après un rappel de l'incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui - entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n'est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l'entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu'ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l'approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l'hôpital. La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d'envisager une collaboration avec d'autres disciplines ainsi que d'autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d'où la reproduction d'articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à São Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l'Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de "filiale" de ce laboratoire à l'université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l'éditorial témoignent de l'inauguration d'une fédération de l'activité éditoriale des travaux scientifiques dont l'apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l'époque et est devenue l'organe de publication fruit d'une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d'eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l'on observe aujourd'hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d'un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d'une autre orientation, donc non acquis à ces recherches. Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l'activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d'abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n'est pas indemne de l'affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l'angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l'équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s'il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites "du corps" . Loin d'être un pêle-mêle de textes, chacun d'eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.