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Gauguin, voyage au bout de la peinture
Vauday Patrick
ACADEMIA
21,50 €
Épuisé
EAN :9782806100078
Le séjour de Gauguin à Tahiti aura autant contribué à sa célébrité qu'à la méconnaissance de son oeuvre et de l'esprit d'aventure qui la porta. Désormais assigné à résidence dans les clichés d'un exotisme de pacotille, il sert de fond de commerce à un tourisme antipodique en mal d'ensauvagement "soft". A rebours de cette légende, l'histoire et les choix de Gauguin révèlent une tout autre version. Celle d'un artiste moins soucieux d'arriver à destination d'un hypothétique paradis perdu que d'être en partance. En témoignent ses voyages qui furent multiples, du Pérou de son enfance à son "dernier décor" à Hiva 0a, en passant par le Brésil, Panama, la Martinique, le Danemark, la Bretagne et la Provence. Autant de déplacements et d'écarts plus ou moins lointains où se font entendre le désir et la nécessité de quitter rivages et frontières, quelle qu'en soit la nature. Ceux d'une tradition esthétique européenne sclérosée et d'une hiérarchie entre les arts et les genres, celles qui séparaient arts savants et populaires et confinaient dans une réserve ethnologique les esthétiques venues d'ailleurs.
Résumé : " Les sensualistes comprennent la misère des hommes, s'attendent à tout, ne doutent de rien, loin du monde, hors du monde, ils ont élaboré, élaborent les jeux délicats, raffinés, puissants, extasiés de l'humanité accomplie, post-analytique, post-économiste. Rien ne peut les surprendre : ils savent qu'il faut tout craindre et tout attendre des hommes, du temps. "
Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir ! " Ces paroles d'une chanson bien connue signent la réputation du noir fermant d'une tautologie la porte à toutes les nuances, celles des couleurs comme celles des formes de vie ; noir de l'indistinction, "on n'y voit rien" , ou de l'extinction de ce qui prend fin et s'abîme dans le néant. Au noir qui absorbe la lumière, on a voulu rendre son éclat, ses différences de tonalités et de valeurs que décèlent, révèlent et magnifient, à leur guise, non seulement la peinture, la photographie et le cinéma, mais aussi la littérature. Dans ce qui s'apparente à un relevé d'expériences personnelles plutôt qu'à une étude savante et exhaustive, la peur du noir inséparable de l'enfance et des commencements de l'humanité s'efface au profit d'une esthétique et d'une poétique qui donnent forme et figure à une façon d'être au monde.
S'il y a un grand siècle de la peinture française, c'est bien le XIXe siècle, qui inaugure avec la souveraineté de l'artiste l'autonomie de la peinture: "je suis mon propre gouvernement", dit Courbet, tandis que Cézanne forme le projet d'une apothéose de Delacroix qui ne vit finalement jamais le jour. Une ombre au tableau, cependant: celle de l'empire colonial français naissant et de son prolongement pictural, l'Orientalisme, colonisation de l'Orient par la représentation occidentale qui fixe les traits de l'autre en son absence. À l'envers du tableau colonial, il y eut pourtant quelques peintres pour se laisser désorienter par leur rencontre de l'Orient et en recevoir une impulsion qui allait reconfigurer l'espace pictural hérité de la tradition européenne. Chacun à sa manière, Delacroix, Gauguin et Monet furent de ceux-là. À la politique de la domination, leurs ?uvres opposent une politique de la peinture ouverte à la négociation avec des esthétiques hétérogènes.
Résumé : Au-delà du terrain de l'histoire, c'est l'ensemble des phénomènes de la vie, des animaux aux hommes, des natures aux cultures, des sociétés aux vies singulières, qui se trouvent concernés par l'enjeu stratégique de la bifurcation. C'est moins d'ailleurs la bifurcation comme telle qui importe, avec ce qui s'y entend d'un choix prédéterminé, ou bien ou bien, que le fait même de bifurquer là où le choix semblait exclu. Le temps bifurque, cela veut dire qu'il ne déroule pas un fil unique mais qu'à l'occasion de circonstances particulières, des fils différents ou divergents tirés sur des lignes de temps hétérogènes aux rythmes asynchrones entrent en résonance, convergent et se nouent en direction d'un futur inattendu. Philosophie, sciences, droit, littérature : quatre matières où la bifurcation est à l'oeuvre et fait oeuvre.
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.
Résumé : Rails à perte de vue, tunnels, feux rouges, bifurcations, stations... le train de la vie nous emmène au rythme de nos battements de coeur. C'est l'histoire d'une vie, de ses rencontres, ses amours, ses colères. C'est l'histoire d'un convoi ferroviaire où vont naître un amour et une amitié qui vont traverser plus de trente années. Mais aussi... Rome, Bruxelles, Durbuy, La Rochelle, Portland en Oregon, autant de " gares " où vont se vivre les passions... ou les tracas quotidiens. C'est l'histoire d'Elodie, jeune femme introvertie née dans le luxe et l'indifférence de parents trop occupés à briller en société, et qui, par toutes les routes empruntées, va pouvoir trouver son véritable chemin intérieur.
Ce salaud, ce fou dangereux, il vient d'être déclaré irresponsable. C'est dégueulasse ! Il va échapper à la justice et aura la belle vie alors même que ses victimes et leur entourage seront marqués à vie. C'est révoltant ! Que fait la police ? Que fait la justice ? Et les psychiatres ? Ceux-là c'est les pires. Même pas foutus d'être d'accord entre eux et toujours là pour trouver des excuses. C'est écoeurant ! " Oui, mais est-ce vrai ? Les auteurs, qui travaillent au quotidien avec des personnes internées libérées à l'essai, vous invitent à découvrir une autre réalité, loin des lieux communs et des préjugés. Ce petit essai s'adresse à tous les curieux, les inquiets, les indignés, ceux qui savent et ceux qui apprennent, qu'ils soient médecins, juristes, prisonniers ou simples citoyens, fous ou sains d'esprit... Arrêtez-vous, le temps de quelques pages, et venez rencontrer ces fous dangereux. Voici leur histoire... La vraie.
Vrancken Didier ; Thomsin Laurence ; Boujasson Lau
L'analyse des politiques sociales met de plus en plus en scène des individus saisis à travers leurs trajectoires, leurs parcours d'emploi, de vie, de formation ou d'insertion. Au cours de ces dernières années, de nouvelles politiques sociales se sont surtout adressées à des publics largement fragilisés par la montée des multiples insécurités d'existence. A ces mêmes publics, il s'est souvent agi d'assurer une continuité des droits alors qu'ils connaissaient des trajectoires discontinues et de plus en plus incertaines. Ces récentes évolutions traduisent sans doute une orientation biographique des politiques sociales annonçant un profond mouvement de dérégulation de l'héritage providentiel. A terme, un nouvel ordre social plus incitatif tend à se mettre en place. Passant de politiques protectionnelles dites "passives" à des politiques plus incitatives, nous serions dorénavant entrés dans l'ère de l'activation des politiques sociales. On assiste à l'émergence de toute une nouvelle rhétorique de l'action publique. Elle en appelle aux récits singuliers, à la mobilisation des capacités individuelles, à l'autonomie, à l'engagement. Dans ce contexte, le recours par les sciences sociales aux notions de parcours, de trajectoires, de bifurcations, de carrières doit être interrogé. Il s'agit de poser le cadre des évolutions politiques actuelles, tout en essayant d'éclaircir la portée de ces notions.