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Correspondance de René Crevel à Gertrude Stein. [1926-1935
Crevel René ; Devésa Jean-Michel
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738487926
René Crevel, - ce poète surréaliste trop souvent exclusivement célébré pour son anticonformisme, sa liberté de moeurs et le suicide par lequel il a mis fin à ses jours à rage de 35 ans -, a été l'ami de l'écrivain américain Gertrude Stein et de sa compagne Alice B. Toklas. L'intérêt principal de ces lettres est de dévoiler les ressources psychologiques que René Crevel a dû mobiliser pour se préserver de sa maladie. Elles soulignent en outre l'attrait qu'exerçait sur lui l'Amérique. En effet, à la différence d'André Breton qui ne s'est tourné vers les Etats-Unis qu'à l'occasion de la Seconde Guerre Mondiale, René Crevel a très tôt éprouvé une vive sympathie pour le Nouveau Monde. René Crevel est, avec Louis Aragon, l'un des rares surréalistes à avoir toujours manifesté une réelle ouverture au monde anglophone. De cette correspondance, le présent ouvrage propose une édition bilingue illustrée de plusieurs documents photographiques.
Il y a une raison à la redécouverte de Crevel : c'est le malaise contemporain. Certains ont vu en lui une image prémonitoire de Mai 68. Il correspond aux lendemains désenchantés de ce mai-là. " Hubert Juin, Le Monde. " La réédition des principaux livres de René Crevel apparaît comme un acte de justice et de salubrité. De justice, parce qu'il convient de mettre enfin Crevel à sa vraie place, l'une des premières parmi les écrivains surréalistes et parmi les écrivains tout court. De salubrité, parce qu'il suffit d'ouvrir au hasard n'importe lequel de ses livres inclassables pour respirer le grand air de la liberté. " Jean-Louis Bédouin, Les Nouvelles Littéraires. " Non, la beauté de Crevel, c'était aussi, d'abord, l'évidence de sincérité, de liberté, de délicatesse, qui vous sautait aux yeux. Or, tout cela, de la lumière des yeux au sourire du cavalier, irradie toutes les pages de ses livres, même les plus bâclées ou disons les plus vite écrites. A lire Crevel vous respirez, vous reprenez un allant. " Michel Cournot, Le Nouvel Observateur. " Enfreignant les consignes quelque peu dogmatiques de Breton, qui interdisait le roman (genre " bourgeois "! ) à l'activité des surréalistes, Crevel a laissé quelques romans superbes. Sa prose couvre un immense registre, du burlesque au macabre. Cette prose rapide et souple, trouée parfois de fulgurantes métaphores, donne forme à la dérision et aux plus vifs mouvements du coeur, à toutes les nuances de la passion et du désespoir le plus nu, soumis à la tentation de la mort volontaire qui est toujours là, accueillante. " Claude Prévost. L'Humanité.
Autant sans doute que l'impasse politique et littéraire dans laquelle la mort le saisit à l'aube du 18 juin 1935, le suicide de René Crevel sanctionne la fin tragique d'une vie marquée par la maladie et la solitude. La correspondance ici réunie jalonne précisément cette longue descente aux enfers, dont les amis et destinataires de Crevel furent les témoins impuissants : André Gide, Marcel Jouhandeau, Choura Tchelitchev, Georges Poupet, directeur littéraire chez Plon, Jean-Louis de Faucigny-Lucinge, entre autres. D'un sanatorium à l'autre, entre espérance et dénuement moral, l'" ange du suicide ", comme l'appelle son exact contemporain Julien Green, dit ici ses plaisirs et ses dégoûts, son amour de la vie et sa peur de la mort, dérision et générosité mêlées. Et ces mots jetés sur le papier comme un enfant maudit le monde qui l'a fait naître composent sans doute l'oeuvre la plus profonde de l'écrivain surréaliste. Préface de Julien Green. Présentation et annotation par Eric Le Bouvier.
Après avoir maudit la ville, la grande pétrifiée, le narrateur va consulter Mme de Rosalba, oracle des Batignolles. Elle lui annonce qu'il a du vague à l'âme, et il s'appellera désormais Vagualame. Mme de Rosalba lui prédit qu'il se mariera avec une rousse qui accouchera d'un enfant bleu et qu'il rencontrera la demi-mondaine Yolande, qui connaît Mimi Patata, l'étoile des Folies-Bergère, et ses deux amants jumeaux. En sortant de chez la voyante, Vagualame est pris d'un malaise et doit partir se soigner en Suisse. Au sana, allongé, il rêve que Yolande a été la dangereuse espionne Myrto-Myrta, fusillée mais ressuscitée...Mais à quoi bon continuer à raconter cette histoire irracontable? Crevel est là tout entier, le tireur d'élite du massacre surréaliste, Crevel tel que l'a défini Jean Cassou: saintement irréligieux, généreusement satirique, tendrement violent.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.