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Chrétiens modernes ? L'engagement des intellectuels catholiques "progressistes" belges de 1945 à 195
Jadoulle Jean-Louis
ACADEMIA
43,00 €
Épuisé
EAN :9782872097166
Quels ponts établir pour rendre le message chrétien admissible par l'homme moderne ? Cette question, éminemment actuelle, constitue la trame de fond de ce livre. Il s'agit en effet d'une interrogation fondamentale des catholiques " progressistes " qui ont porté La Revue Nouvelle, La Relève et l'édition belge de Témoignage Chrétien entre 1945 et 1958. Ces trois publications, ces trois milieux sont habituellement situés à la gauche du catholicisme belge, sur ses marges les plus ouvertes à une réforme de la société et de l'Église. Pourtant, l'antimodernisme persistant dans les sphères romaines, la ligne de conduite conservatrice adoptée par le cardinal Van Roey et la recrudescence très rapide des tensions entre catholiques et non-catholiques constituaient autant de facteurs peu propices à leurs recherches et à leurs engagements. Quels idéaux nourrissaient les acteurs de ces trois revues ? Qui étaient ces hommes, dont les plus marquants sont Fernand Coupé et Arthur Gilson, André Molitor, Jean Delfosse, Pierre Harmel, William Ugueux et le chanoine Roger Aubert, le Père Paul Bourgy, Hubert Dewez et Jules Gérard-Libois ? Quel type d'Église appelaient-ils de leurs vœux ? Comment envisageaient-ils les modalités de la présence de celle-ci et des chrétiens dans le monde profane ? Quelles furent leurs positions dans les grands débats de l'époque, notamment la question royale et la question scolaire ? Quelles voies traçaient-ils face aux grands défis économiques et sociaux ? C'est à ces questions que l'historien répond ici de manière magistrale.
Fruit d'un travail de terrain de longue haleine avec des familles de milieu populaire touchées par les conduites à risque (addictions, violences, micro-trafics, tentatives de suicide, automutilation, anorexie/boulimie...), l'ouvrage livre leur vécu intime et collectif. L'auteur a cherché à recomposer leurs réalités quotidiennes, leurs parcours et le sens des gestuelles de risques qui traversent les foyers. Par immersion douce, le lecteur entre dans les univers domestiques, la rue, les écoles et l'épaisseur transgénérationnelle des sagas familiales. Les récits de parents, fratries et proches se croisent sur des désordres familiaux, socio-économiques, scolaires et judiciaires. Ils décrivent l'espace social décalé qu'offre aux jeunes l'économie parallèle très implantée dans leur environnement. Les tensions et les mises en danger de la jeunesse sont souvent des comportements d'adaptation au fonctionnement de leurs lieux de socialisation. Sous la pression des crises qu'elles vivent, des familles se débrouillent, sortent du mutisme et de l'isolement. Elles trouvent des ressources dans leur environnement et font preuve d'ingéniosité pour faire face à leur condition. Elles explorent les appuis qu'elles ont trouvés dans le réseau social et les dispositifs d'aide pour faire évoluer leurs modes de vie et leurs relations familiales. A partir de leurs expériences, elles ont réfléchi à la prévention et aux modes d'intervention adaptés. Cet ouvrage intéressera tout particulièrement les professionnels et les étudiants des secteurs psycho-médico-sociaux, socio-anthropologiques, éducatifs et judiciaires. Il est adapté à un large public qui souhaiterait mieux comprendre les parcours de risques de la jeunesse et le vécu des familles éprouvées. Biographie de l'auteur Pascale Jamoulle: Titulaire d'une licence en lettres, assistante sociale et anthropologue, elle réalise actuellement un doctorat au Laboratoire d'anthropologie prospective de l'Université catholique de Louvain. Elle a publié de nombreux articles et ouvrages au sujet des conduites à risques des jeunes et des pratiques professionnelles les concernant. Son dernier ouvrage "Drogues de rue. Récits et styles de vie', paru dans la même collection, explorait l'expérience de personnes dépendantes de drogues."
Tout est psychosomatique!", soutient un certain discours collectif, prêt à transformer toute maladie en production pure et simple de notre psychisme. Et notre corps de devenir le support sur lequel se projettent nos tourments intérieurs, selon une obscure cartographie symbolique. Le salut dépendrait alors de notre capacité à déchiffrer la métaphore de la maladie et à liquider le conflit mental sous-jacent... Cette mouvance, qui envahit notre culture, répond à notre désir de toute-puissance de la pensée. Elle a des effets dévastateurs sur de nombreux patients, qu'elle culpabilise et qu'elle risque de priver de soins essentiels. C'est qu'elle est en effet exploitée et entretenue par toutes sortes de gourous en la matière, brandissant de troublantes doctrines et de lucratifs programmes thérapeutiques. La pensée psychosomatique doit se démarquer de tels courants imposteurs, si elle veut garder sa crédibilité. Elle procède en effet d'une démarche rigoureuse visant à mieux comprendre les rapports complexes entre le corps et l'esprit, et posant d'une tout autre façon la question du sens éventuel de la survenue de la maladie.
Résumé : Issu d'une enquête de terrain de deux ans en Seine-Saint-Denis, cet ouvrage donne la parole à des migrants récemment arrivés et à des familles immigrées de longue date. En se racontant, hommes et femmes, jeunes et parents sortent collectivement du silence. Ils relatent le "travail de l'exil", d'épreuve en épreuve, et questionnent les métissages socioculturels, d'une génération à l'autre, dans les quartiers populaires. Au coeur de leurs vies, les "trous de mémoire" des familles et les "blancs" de l'histoire des migrations se conjuguent aux non-dits actuels de la société française et de son modèle d'intégration. Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui vivent une triple rupture : avec leur passé (quand il ne leur est pas transmis), avec leur langue et leur culture d'origine (quand celles-ci sont censées disparaître) et avec la réussite sociale en France (quand elles se sentent mises au ban). La plupart ont connu différentes formes de précarité et parfois de violence, liées aux histoires personnelles, mais aussi aux problèmes de séjour, aux dominations de classe, de race et de genre. Ces parcours montrent, en effet loupe, les tensions sociales, les souffrances de l'exil, les impasses du métissage quand prévalent l'aveuglement, le mutisme et les relégations.
Résumé : Comment quitter l'adolescence, devenir un homme et s'affirmer en tant que tel dans les cités et autres zones dénigrées, touchées de plein fouet par la désindustrialisation et son cortège d'insécurités sociales et mentales ? Cette enquête de terrain, menée pendant trois ans dans d'anciennes villes ouvrières du Nord, montre comment les prises de risque font l'objet d'un processus de production continu, permettant aux jeunes gens de poser les bases de leur identité virile et de construire leur réputation sur un territoire ; puis, de gagner leur vie dans les réseaux souterrains, de diversifier leurs relations et de trouver une manière de répliquer à la honte de vivre dans des lieux stigmatisés. A travers les multiples portraits de jeunes gens et d'hommes vivant dans des cités sociales ou dans la rue, Pascale Jamoulle montre combien la précarisation rend difficile la construction identitaire. Fluctuantes, les identités de ces hommes ne sont pas figées et voient alterner les moments de crise avec des tentatives de régulation des risques et de reconstruction.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
1834. Dans une Amérique rongée par les ségrégations et les barrières sociales, une nouvelle vie voit le jour entre des mains tremblantes et couvertes de sang. Un si petit être pour une si grande destinée... Notre histoire ne s'est écrite que par les pas de quelques grands hommes... L'auteur nous invite à suivre le chemin de William Stendford, que tous sur sa terre d'Afrique appelaient Humana, dans son insatiable combat pour la liberté.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens-chercheurs chevronnés, immergés dans des "lieux d'exils", où vivent des populations mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Qu'elles soient migrantes, immigrées ou autochtones, elles vivent différents exils qui ont des répercussions sur leurs parcours, leurs relations sociales, leurs économies psychiques et affectives. Ces auteurs "font savoir", à partir des vécus d'expérience. Issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, enseignement et aide à la jeunesse), ils inventent une pratique anthropologique et clinique innovante, qui rend visible l'invisible, crée des passerelles entre les mondes et les disciplines. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles créent les conditions de trouvailles, d'expérimentations, adaptées aux conditions de vie, aux codes et supports sociaux des groupes et des personnes, à leurs sensibilités et aspirations.
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s'immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l'entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d'humour et de poésie.