Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'émancipation
Gide Charles
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782747505031
De 1886 (" Ni révoltés, ni satisfaits ") à 1931 (" Une visite à Gandhi "), Charles Gide a publié 840 articles dans la petite revue de l'Ecole de Nîmes, L'Emancipation. Ce volume présente 132 de ces textes. Le lecteur contemporain sera certainement surpris d'y voir traité bien des questions actuelles, du vieillissement de la population française et du problème des retraites aux ambiguïtés du progrès technique en passant par les difficultés de l'instauration d'un Etat d'Israël. Il pourra revivre, à partir de chroniques d'actualité, la difficile émergence de la législation sociale et les controverses qu'elle a suscité, le débat entre réformistes et révolutionnaires, la montée vers la première guerre mondiale, le gâchis de l'après-guerre et l'échec de la politique coloniale française. Il pourra surtout prendre connaissance de l'effort opiniâtre d'un homme et de tout un courant de pensée pour dégager, entre libéralisme débridé et toute-puissance de l'Etat, une voie qui permette à la société de se développer dans un sens à la fois efficace économiquement, moral et respectueux de la liberté individuelle : la Solidarité en est le principe, la Coopération et l'Association en sont les moyens.
En 1886 Charles Gide rejoint le mouvement coopératif qui se réorganise en France. Il va lui donner une doctrine — celle de l'Ecole de Nîmes —, rapidement condamnée par les libéraux qui y voient une dangereuse dérive socialiste, et considérée avec méfiance par les socialistes qui la jugent trop "bourgeoise". Il défend l'idée d'une coopération émancipatrice, structure d'apprentissage de la démocratie et de l'efficacité économique, porteuse de l'intérêt général, permettant d'abolir le régime du profit sans tomber dans l'étatisme, fournissant des avantages immédiats et évidents aux classes populaires et qui, par essaimage, peut s'étendre d toute la société. Il combat la conception libérale et patronale de la coopération. Il situe cette dernière au sein de l'économie sociale, organisée autour des idées d'association et de solidarité. Il participe d la construction de la Fédération nationale des coopératives de consommation, s'intéressant d leurs problèmes concrets de gestion et aux conflits permanents qu'elles ont avec le commerce privé. Il tente d'éviter le "schisme coopératif" — la sécession des coopératives liées au Parti socialiste — mais n'y réussit pas. Devenu Président de la Fédération en 1902, il commence à poser des jalons pour la réunification du mouvement. Le présent volume rassemble des textes qu'il a publiés sur ces thèmes entre 1886 et 1904.
Résumé : Paru en 1886, Ni révoltés, ni satisfaits est un manifeste écrit par Charles Gide dans le premier numéro de L?Emancipation. Gide et ses amis, petit groupe d?expérimentateurs sociaux, oeuvrent à la recherche d?un axe permettant à la société d?évoluer de manière respectueuse des libertés individuelles tout en étant dotée d?une vraie efficacité économique. Ainsi, dressant d?une part le portrait des révoltés et d?autre part des satisfaits, Gide entend trouver la voie du milieu car ?Toute révolution, soit qu?elle échoue, soit même qu?elle réussisse, entraîne encore plus de souffrances pour les pauvres que de ruines pour les riches?. Les sans-travail est un rapport rédigé en 1904 à destination d?une commission sociale. Rapport d?une actualité frappante !
En mai 1909 a paru à la Librairie Larose et Ténin, à Paris, une Histoire des doctrines économiques depuis les physiocrates jusqu'à nos jours, qui nous semble d'une importance peu courante", écrivait Léon Walras en 1910 pour saluer la publication de l'ouvrage réédité aujourd'hui. Un siècle plus tard, le livre garde, entière, cette "importance peu courante", qui en fit la figure de référence de tous les manuels d'histoire de la pensée économique publiés depuis lors. Charles Gides et Charles Rist y développent une vision ouverte de l'économie politique comme doctrine, qui replace l'analyse économique au coeur d'une réflexion plus générale sur la société. C'est dans ce dialogue renoué entre le savant et le politique que se constitue le fil rouge d'une histoire toujours en train de s'écrire.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.