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Carnets de guerre 1914-1919. 52 mois sur le front
Grappe Etienne
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782747529600
Etienne Grappe est mobilisé comme caporal, le 6 août 1914 au 105e régiment territorial à Grenoble. Il a trente-sept ans. La territoriale travaillait ou combattait en appui des régiments d'active. Etienne Grappe passa plus de quatre ans sur le front avec l'interruption de quelques permissions. Il est probable que peu d'hommes du front eurent ainsi la chance de décrire leur vie sur une période si longue. Promu sergent, il reste avec son régiment dans la région de l'Argonne. Au lendemain de la bataille de Verdun, il faut remplacer les officiers tombés. Il est désigné d'office pour être élève-officier, il est alors affecté au 103e régiment d'active comme sous-lieutenant. Emouvant épisode, il perd son fils âgé de trois ans. Eté 1917, il participe à l'assaut qui libère Champneuville, au nord de Verdun. Janvier 1918, vu son âge, il repasse au 104e régiment territorial. 24 août 1918 : il croise des éléments de son ancien 103e régiment d'active. " J'apprends la mort de presque tous mes camarades... Tous tués aux dernières affaires... Le régiment a perdu 900 hommes... Quand donc finiront tous ces massacres et que va-t-il rester des Français ? " Ses dernières lignes " Si plus tard, mes enfants, vous relisez ces lignes, rappelez-vous ce que les héros de la Grande Guerre ont souffert et ne souhaitez jamais que ces maux se renouvellent. "
Dans l'Israël biblique, comme déjà dans le monde cananéen, la royauté divine s'est trouvée associée de manière plus particulière au Temple-Palais qui était conçu à la fois comme la réplique terrestre du sanctuaire céleste et comme le lieu de la mystérieuse résidence du Dieu Roi au milieu des siens. C'est ainsi que s'est constituée une représentation du Royaume de Dieu organisée autour du Temple. Un parcours est proposé ici qui permettra au lecteur de (re)découvrir comment s'est déployée cette représentation selon différentes dimensions, spatiale, temporelle et cultuelle, et de vérifier, textes à l'appui, la pertinence du modèle d'analyse retenu. Tout au long de ce parcours, il pourra observer combien la dynamique du Royaume de Dieu a imprégné la pensée des auteurs bibliques et, par-delà la crise maccabéenne, celle des partis juifs qui se côtoient jusque dans la Palestine du premier siècle de notre ère. La prise en compte, dans ce contexte, de la prédication de Jésus et de son action fera apparaître - et c'est là le c?ur de cet ouvrage - qu'avec lui, l'annonce du Royaume se substitue au Temple et à son culte tout en en assumant et en récapitulant les diverses fonctions. Il sera temps de voir alors comment, au sein du mouvement chrétien naissant, ont été effectuées des réinterprétations, nombreuses, diverses et décisives, de la proclamation et de l'action de Jésus. Celles qui l'ont emporté ont permis de repenser le Royaume en valorisant la communauté en tant que Temple où, à travers baptême et cène, est offerte la communion et en concevant que, dans l'attente du plein épanouissement dudit Royaume, la mission est le lieu où le Père donne aux fils le privilège de participer à son avènement.
Quel bisou plaira le plus à petit lion ? Le bisou papillon avec les cils ou le bisou éléphant, bien bruyant ? C'est à toi de choisir... Encastre les pièces au fil des pages, comme tu le souhaites ! Les livres pêle-mêle : une nouvelle série au sein de la collection "Je lis avec les mains", pour développer sa motricité fine, son imaginaire et son vocabulaire. A un âge où le langage se met en place petit à petit, les enfants peuvent créer leur propre histoire, unique, qui change d'une fois sur l'autre, et la raconter.
Nul ne s'étonnera que, depuis la Réforme, la question de la connaissance de Dieu fasse l'objet d'une réflexion soutenue au sein de la théologie qui se réclame de son héritage. On s'attend peut-être moins à ce que la notion d'expérience de Dieu constitue un objet privilégié de réflexion pour la théologie protestante. Tel est pourtant le cas, et cela depuis ses origines, même si cette question est abordée surtout dans le cadre de la théologie systématique. Les auteurs proposent d'élargir la perspective en déployant le thème de la connaissance et de l'expérience de Dieu selon des approches propres à leur discipline. Dans ce volume, les contributions, qui portent sur une vaste période (allant des temps bibliques à l'époque contemporaine), font droit tant à la connaissance et à l'expérience sensibles - voire esthétiques - de Dieu qu'à la dimension intellectuelle ou existentielle de cette connaissance et expérience. Ont contribué à ce volume : G. Aragione, J. Cottin, G. Dahan, B. Föllmi, D. Frey, D. Gerber, Ch. Grappe, I. Grellier, R. Hunziker-Rodewald, J. Joosten, K. Lehmkühler, M. Lienhard, F. Rognon, C. Rohner-Ouvry, O. Schaefer, E. Shuali, Ch. Tournu, R. Vergari, M. Vial.
Biographie de l'auteur Christian Grappe est professeur de Nouveau Testament à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg. Il a notamment publié aux PUF D'un Temple à l'autre (1992), Images de Pierre aux deux premiers siècles (1995), et chez Labor et Fides Le Royaume de Dieu (2001) et Sacrifices scandaleux (avec Alfred Marx, 2008).
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.