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Le royaume de Dieu. Avant, avec et après Jésus
Grappe Christian
LABOR ET FIDES
32,10 €
Épuisé
EAN :9782830909944
Dans l'Israël biblique, comme déjà dans le monde cananéen, la royauté divine s'est trouvée associée de manière plus particulière au Temple-Palais qui était conçu à la fois comme la réplique terrestre du sanctuaire céleste et comme le lieu de la mystérieuse résidence du Dieu Roi au milieu des siens. C'est ainsi que s'est constituée une représentation du Royaume de Dieu organisée autour du Temple. Un parcours est proposé ici qui permettra au lecteur de (re)découvrir comment s'est déployée cette représentation selon différentes dimensions, spatiale, temporelle et cultuelle, et de vérifier, textes à l'appui, la pertinence du modèle d'analyse retenu. Tout au long de ce parcours, il pourra observer combien la dynamique du Royaume de Dieu a imprégné la pensée des auteurs bibliques et, par-delà la crise maccabéenne, celle des partis juifs qui se côtoient jusque dans la Palestine du premier siècle de notre ère. La prise en compte, dans ce contexte, de la prédication de Jésus et de son action fera apparaître - et c'est là le c?ur de cet ouvrage - qu'avec lui, l'annonce du Royaume se substitue au Temple et à son culte tout en en assumant et en récapitulant les diverses fonctions. Il sera temps de voir alors comment, au sein du mouvement chrétien naissant, ont été effectuées des réinterprétations, nombreuses, diverses et décisives, de la proclamation et de l'action de Jésus. Celles qui l'ont emporté ont permis de repenser le Royaume en valorisant la communauté en tant que Temple où, à travers baptême et cène, est offerte la communion et en concevant que, dans l'attente du plein épanouissement dudit Royaume, la mission est le lieu où le Père donne aux fils le privilège de participer à son avènement.
Résumé : Qu'en est-il de l'articulation du temporel et spirituel tant dans le rôle, la situation, la construction, le décor, la symbolique et l'entretien de la cathédrale qui rythme également le temps de la ville de Strasbourg depuis les processions qui scandaient la vie de la cité au Moyen-Age jusqu'à la sonnerie des cloches qui garde toute son importance de nos jours ? Les contributions rassemblées brossent, pour les unes, un cadre et montrent l'intrication de la vie respective de l'édifice religieux et de la cité depuis les origines, le bâtiment en étant venu à symboliser l'identité et la liberté mêmes de la ville. Les autres s'attachent à des éléments de l'architecture et du décor de l'édifice - et plus particulièrement aux programmes iconographiques et à la statuaire. Elles montrent notamment en quoi ils intègrent et reflètent les relations, fluctuantes mais toujours prégnantes, entre spirituel et temporel, au coeur d'une ville dont ils attestent l'ouverture à la modernité.
A de nombreuses reprises, la Bible décrit des scènes de sacrifices ou de meurtres dans lesquelles Dieu se montre passif, condescendant voire même instigateur. Dans l'Ancien Testament, les épisodes de Caïn et Abel, des sacrifices d'Isaac ou de la fille de Jephté en sont des exemples connus et déroutants. Avec le Nouveau Testament, c'est bien sûr la mort de Jésus et son interprétation sacrificielle qui suscitent l'interrogation. Après avoir publié chez Labor et Fides Le sacrifice. Vocation et subversion dans les deux Testaments (1998), dans lequel ils expliquent le fonctionnement de cette violence rituelle, Christian Grappe et Alfred Marx s'attachent dans ce prolongement à étudier de près chacun des textes phares présentant un sacrifice scandaleux. L'enquête est passionnante. Elle conduit le lecteur à la fois dans les secrets de l'Ancien Testament, dans des textes intertestamentaires qui les réinterprètent et dans les traditions du christianisme primitif qui lisent la crucifixion à cette lumière intrigante du sacrifice de réparation. Plus généralement, c'est la question du martyre qui est posée dans ce livre, où dans la mort du juste se joue quelque chose qui relève de la communion radicale et à jamais offerte avec Dieu.
Résumé : Vivant dans un monde qui n'était pas plus épargné que le nôtre, les anciens Israélites n'en ont pas moins rythmé l'année agricole par des temps de fête qui leur permettaient de se retrouver pour célébrer la joie de vivre, renforcer les liens qui les unissaient et nourrir leur foi en l'avenir. Après un passage en revue de ces fêtes telles qu'elles sont décrites dans l'Ancien Testament, une seconde partie montrera l'importance que celles-ci ont eue pour les auteurs du Nouveau Testament. Ils pourraient bien, en effet, avoir interprété, à la suite des disciples eux-mêmes, des événements de la vie de Jésus et de l'Eglise naissante à la lumière des rites et de l'espérance liés aux fêtes juives et avoir voulu montrer ainsi que cette espérance s'accomplissait désormais. Après Sacrifices scandaleux ? , les deux auteurs nous offrent un panorama de l'art biblique de célébrer.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.