Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
A votre santé ! Education et santé sous la IVème République
NOURRISSON (DIR.) D.
PU SAINT ETIENN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782862722504
L'altération de la santé concerne les hommes depuis toujours. Ce problème sociétal inscrit les maladies et les grands fléaux sociaux dans une perspective historique influençant largement la société et les représentations qu'elle se construit de la santé de la population et d'elle-même. Ainsi, chaque groupe spécifique, chaque peuple entretient un rapport à la santé, aux maladies qui lui est propre et détermine des choix politiques parfois très différents d'un groupe à l'autre, d'un pays à l'autre. En France, l'après-guerre marque l'entrée dans l'ère de la consommation, favorise de nouveaux comportements et, notamment, initie l'émergence de la personne en lieu et place d'un fonctionnement collectif. En même temps, non sans paradoxe, l'Etat-Providence est institué : la création de la Sécurité sociale, l'extension des allocations familiales, éléments majeurs d'un " New Deal social " répondent à un nouveau besoin de protection des Français. Un autre facteur doit être considéré : la deuxième démocratisation de l'institution scolaire. Après la première vague des années Ferry, l'Ecole connaît une deuxième révolution des effectifs, en particulier dans le secondaire. L'apprentissage de la santé pour ces nouveaux et futurs citoyens-consommateurs devient essentiel.
Depuis sa naissance, le cinéma, art majeur du XXe siècle, vecteur culturel et médiatique en même temps que secteur économique à forte charge symbolique, n'a cessé d'entretenir avec l'École (de la Maternelle à l'Université) des rapports marqués par l'ambiguïté, tant par l'image peu satisfaisante, voire caricaturale qu'il a donnée de l'institution scolaire que par l'utilisation méfiante que celle-ci en a faite depuis longtemps. Le cinéma peut se présenter alternativement ou simultanément comme un enjeu pédagogique de premier plan et/ou comme un objet de défiance et de débat. Le colloque qui s'est tenu à Saint-Étienne en novembre 2000, à la suite de deux semaines de rencontres cinématographiques dans la ville, a rassemblé des chercheurs, des enseignants et des professionnels du cinéma et a fait le point sur ces " drôles " de rapports entre l'acte filmique et l'acte éducatif.
Résumé : "A votre santé !" Cette phrase prononcée lors de chaque célébration est riche de sens : elle suppose, symboliquement, que le vin peut être le garant de notre équilibre. Bien plus qu'un simple produit de consommation, le vin s'immisce dans notre culture, notre société et notre histoire depuis toujours. Dans la Bible, il semblait déjà indispensable. Pour repeupler le monde après le Déluge, Noé commença par planter une vigne. Plus tard, au Moyen Age, trinquer était une marque de confiance, ce geste prouvant que les verres n'étaient pas empoisonnés. Aujourd'hui, le vin est de plus en plus assimilé à un produit toxique, les campagnes de sensibilisation dans les médias ne cessant de se multiplier, mais il est toujours extrêmement populaire et présent. Pour en cerner tous les enjeux, Didier Nourrisson s'intéresse à ses différentes représentations à travers une grande synthèse chronologique qui s'étend de l'Antiquité à nos jours. En considérant tous les types de vin - de raisin, de noix ou encore de palme -, l'auteur étudie ce breuvage qui tisse du lien entre les hommes. Ceux qui produisent, vendent et consomment le vin sont les héros de ce livre.
Le cognac et le vin sont les boissons d'assaut ; le vainqueur boit du vin, l'esclave boit de l'eau ". Voici le parti pris de la Revue viticole dans le grand débat entre l'idéal tempérant et le triomphe du buveur qui culmine lors de le Première Guerre mondiale. Le XIXe siècle a en effet découvert, à côté du traditionnel ivrogne, un type nouveau de buveur excessif : l'alcoolique. Le bourgeois dans son café, l'ouvrier au cabaret, la femme en cachette et l'enfant en silence, tous trinquent à des degrés divers. L'augmentation de la production due à la révolution industrielle et l'élévation du niveau de vie ont banalisé la consommation de vin, bière, cidre, mais aussi des alcools forts. L'absinthe entre en littérature grâce à Verlaine, L'Assommoir s'impose comme le grand roman de l'hérédité alcoolique. La société prend peur. On associe l'alcoolique au révolutionnaire et au criminel ; on s'inquiète de la " dégénérescence de la race ". Enquêtes sociales, littérature médicale, manuels d'hygiène se multiplient et tentent de préserver la morale et l'ordre public. A la naissance des associations anti-alcooliques, l'alcool entre dans l'arène politique pour ne plus en sortir. Didier Nourrisson, maître de conférence à l'université de Saint-Etienne, démontre dans Le Buveur du XIXe siècle combien la question de l'alcoolisme - si actuelle - tend à englober toute la question sociale. Sa thèse, Alcoolisme et anti-alcoolisme en France sous la IIIe République : l'exemple de la Seine-Inférieure, a reçu le prix Robert-Debré 1987. Didier Thimonier
Auteur d'une thèse sur l'alcoolisme et l'antialcoolisme en France sous la troisième République, Didier Nourrisson, ancien élève de l'ENS, a consacré son travail scientifique à l'étude des comportements en matière de santé. Il s'est vu récompensé par le prix Robert Debré du Haut Comité d'Etude et d'Information sur l'Alcoolisme. Il est déjà l'auteur de: Le buveur du XIXe siècle (Albin Michel), La saga Coca-Cola (Larousse), Cigarette. Histoire d'une allumeuse (Payot), L'école face à l'alcool 1870-1970 (Publications de l'Université de Saint-Etienne, avec Jacqueline Freyssinet-Domingeon). Didier Nourrisson enseigne l'Histoire à l'Université Claude Bernard Lyon 1-IUFM de Lyon et est membre du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHA).