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Le Buveur du XIXe siècle
Nourrisson Didier
ALBIN MICHEL
29,75 €
Épuisé
EAN :9782226395030
Le cognac et le vin sont les boissons d'assaut ; le vainqueur boit du vin, l'esclave boit de l'eau ". Voici le parti pris de la Revue viticole dans le grand débat entre l'idéal tempérant et le triomphe du buveur qui culmine lors de le Première Guerre mondiale. Le XIXe siècle a en effet découvert, à côté du traditionnel ivrogne, un type nouveau de buveur excessif : l'alcoolique. Le bourgeois dans son café, l'ouvrier au cabaret, la femme en cachette et l'enfant en silence, tous trinquent à des degrés divers. L'augmentation de la production due à la révolution industrielle et l'élévation du niveau de vie ont banalisé la consommation de vin, bière, cidre, mais aussi des alcools forts. L'absinthe entre en littérature grâce à Verlaine, L'Assommoir s'impose comme le grand roman de l'hérédité alcoolique. La société prend peur. On associe l'alcoolique au révolutionnaire et au criminel ; on s'inquiète de la " dégénérescence de la race ". Enquêtes sociales, littérature médicale, manuels d'hygiène se multiplient et tentent de préserver la morale et l'ordre public. A la naissance des associations anti-alcooliques, l'alcool entre dans l'arène politique pour ne plus en sortir. Didier Nourrisson, maître de conférence à l'université de Saint-Etienne, démontre dans Le Buveur du XIXe siècle combien la question de l'alcoolisme - si actuelle - tend à englober toute la question sociale. Sa thèse, Alcoolisme et anti-alcoolisme en France sous la IIIe République : l'exemple de la Seine-Inférieure, a reçu le prix Robert-Debré 1987. Didier Thimonier
Résumé : "Montrez vos mains !", disait le maître. Le premier acte d'autorité et de pédagogie de l'instituteur républicain français ne fut-il pas longtemps de vérifier la propreté de ses élèves ? A travers tableaux muraux, buvards, manuels, bons points, timbres et cartes postales, films fixes et jusqu'aux alléchantes affiches qui ponctuent le chemin de l'école, est racontée ici la grande croisade hygiéniste née avec l'école de Jules Ferry. Pour faire grandir l'enfant dans sa tête comme dans son corps, l'apprentissage de l'hygiène s'invite alors autant dans la classe que dans la cour de récréation et dans les familles. La santé est enseignée sous forme de leçon d'antialcoolisme, de "leçon de choses", de préceptes antituberculeux et de principes moraux égrenés dans les lectures et les dictées. Elle est apprise par les gestes quotidiens de propreté, par les activités physiques et sportives, à la cantine et entretenue avec la visite médicale et la vaccination. Ainsi se dessine, sur près d'un siècle, le portrait d'enfants, pas toujours modèles, et celui d'une école, pas toujours exemplaire, à travers plus de 150 images drôles, étonnantes ou émouvantes.
Résumé : "A votre santé !" Cette phrase prononcée lors de chaque célébration est riche de sens : elle suppose, symboliquement, que le vin peut être le garant de notre équilibre. Bien plus qu'un simple produit de consommation, le vin s'immisce dans notre culture, notre société et notre histoire depuis toujours. Dans la Bible, il semblait déjà indispensable. Pour repeupler le monde après le Déluge, Noé commença par planter une vigne. Plus tard, au Moyen Age, trinquer était une marque de confiance, ce geste prouvant que les verres n'étaient pas empoisonnés. Aujourd'hui, le vin est de plus en plus assimilé à un produit toxique, les campagnes de sensibilisation dans les médias ne cessant de se multiplier, mais il est toujours extrêmement populaire et présent. Pour en cerner tous les enjeux, Didier Nourrisson s'intéresse à ses différentes représentations à travers une grande synthèse chronologique qui s'étend de l'Antiquité à nos jours. En considérant tous les types de vin - de raisin, de noix ou encore de palme -, l'auteur étudie ce breuvage qui tisse du lien entre les hommes. Ceux qui produisent, vendent et consomment le vin sont les héros de ce livre.
Résumé : "Coca-Cola ! Délicieux ! Rafraîchissant ! Stimulant ! Revigorant ! " Le 29 mai 1886, The Atlanta Journal publie la première publicité pour le breuvage inventé quelques mois plus tôt par John Pemberton. Ce pharmacien de la ville de Columbus, qui vend treize verres par jour de son soda aromatisé à la noix de kola et à la cocaïne, est loin de s'imaginer que, cent ans plus tard, plusieurs millions de bouteilles seront bues quotidiennement dans le monde entier. Dirigeants visionnaires aux ambitions sans limites, guerre sans merci menée contre la concurrence, campagnes de publicité massives d'une efficacité et d'une inventivité redoutables... En un siècle, une société familiale lancée à la conquête de l'Amérique est devenue la troisième entreprise agroalimentaire mondiale, un des symboles principaux de l'identité et de l'impérialisme des Etats-Unis, et l'incarnation du capitalisme, dans sa splendeur comme dans ses dérives. Des mystères et légendes entourant sa fabrication à sa mythique rivalité avec Pepsi en passant par son impact environnemental et sanitaire, Didier Nourrisson retrace ici, dans un récit alerte, pétillant de bulles, d'hommes et de femmes, l'histoire d'une boisson qui a colonisé la planète et les imaginaires, de l'Europe à l'Asie. Didier Nourrisson, historien, a notamment publié Au péché mignon. Histoire des femmes qui consomment jusqu'à l'excès (Payot, 2013), Une histoire du vin (Perrin, 2017) et Du lait et des hommes. Histoire d'un breuvage nourricier de la Renaissance à nos jours (2021, Vendémiaire).
Cet ouvrage rassemble les textes de dix-neuf auteurs appartenant à l'Université, à diverses sociétés savantes ou au monde associatif. Tous ont enquêté sur ce qui fait l'identité du département de la Loire depuis sa création. Les résultats de leur travail montrent que le territoire ligérien est, à l'image de ses paysages, tout en contrastes, tant au plan démographique que social ou culturel. L'unité ne résulte pas ici de l'uniformité mais, paradoxalement, de l'alliance des diversités. A l'heure de la remise en question du département, le travail de ces historiens sur la circonscription "Loire" en tant qu'objet culturel prend tout son sens.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".