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Un critique d'art en liberté. De Saint-Germain-des-Prés à Séoul
Xuriguera Gérard
PARIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782846212069
Depuis plus de quarante ans, Gérard Xuriguera est immergé dans le milieu de l'art. Acteur et observateur des moeurs et des mouvements de cet univers, il n'hésite pas à fustiger les dérèglements de l'institution, le système marchand, le phénomène des commissaires d'expositions, l'overdose des biennales et des foires d'art. Il s'interroge sur la fonction de la critique, les notions du beau et du goût, sans oublier l'intrusion des appareils financiers qui s'arrogent aujourd'hui le monopole des jugements de valeur. Dans ce témoignage en liberté, il évoque les manifestations dont il eut la charge, les divers pays qui l'ont accueilli et, bien sûr, les innombrables rencontres d'artistes qui ont jalonné son parcours, de Klasen à Lee Ufau, de Jacques Villeglé à Denis Oppenheim, de Lam à Miguel Navarro, de Soto à Cruz-Diaz, de Le Parc à Mauro Staccioli, d'Erro à Rancillac... II a consacré plusieurs dizaines de monographies aux artistes contemporains, écrit des ouvrages de référence, et lancé de nombreuses expositions, dont l'une au Grand Palais, sur l'Art américain. A Séoul, il fut l'initiateur, en 1988, d'un parc de sculptures internationales. Il participe à de nombreux colloques et biennales à Dacca, au Caire, à Istanbul, au Costa Rica, à Cuba, au Mexique, en Inde, dans les Emirats, aux Etats-Unis, en Chine, et aussi en Espagne où il s'est occupé des expositions de 1992 dans le cadre de Madrid, capitale culturelle de l'Europe. Et cela donne un kaléidoscope de portraits d'artistes, allié à de savoureuses anecdotes pour un récit allègre et profus, plein d'humour et d'irrévérence.
Après une courte période figurative, Jean Campa aborde la forme abstraite. Du polyester à l'aluminium, en passant par le bronze et le fer soudé, sa sculpture compose une musique rythmée et naturelle qui résonne en nous. Outre de nombreuses expositions personnelles, tant en France qu'à l'étranger, Jean Campa participe à de nombreux salons et en particulier à " Jeune sculpture " et au " Salon de mai ". Il a réalisé des oeuvres monumentales à Paris, Marly-Le-Roy, Sèvres et Marseille. Les musées de Dunkerque et Saint-Omer ont fait l'acquisition de ses œuvres.
Inlassablement, Lautrec observe tout ce qui, de 1885 à 1901, tourbillonne, s'agite dans les courses, les vélodromes, les cirques, les cafés concerts, les bals de Montmartre, les théâtres, les endroits où le nu peut se mouvoir en toute liberté. Une énorme production de près de quatre cents lithographies et affiches, des milliers de croquis, de dessins et quelques centaines de peintures, est le résultat d'un travail acharné. Mais, brûlé par la vie, à trente-sept ans, en pleine lucidité de son esprit, peignant jusqu'à l'extrême limite de ses forces, Lautrec s'éteignait, mourant d'épuisement." Dans la première biographie parue sur Toulouse-Lautrec, en 1926, et jamais rééditée depuis, son ami Maurice Joyant ranime la figure de celui qu'il a rencontré au lycée. Fidèle de l'homme, il voyage et sort beaucoup en sa compagnie, mais sert aussi son art qu'il s'emploie à faire connaître, en organisant des expositions, puis en dressant son catalogue et en étant à l'origine du don des oeuvres du peintre à la ville d'Albi pour son musée. Nourrie de nombreux courriers personnels, de confidences et d'anecdotes intimes de Toulouse-Lautrec, cette riche biographie conte comment ce singulier petit homme au grand talent va gagner l'auréole d'une légende ; une légende "résolument moderne".
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
Si Chantal connut une enfance heureuse, notamment auprès de sa grand-mère maternelle, sa jeunesse va très vite s'avérer difficile. Dévoré par la passion du jeu, son père engloutira la dot maternelle, ce qui entraînera la séparation des parents. Ballottées, Chantal et sa s?ur Mathilde grandissent sans véritable vie familiale, leur mère se consacrant à son école d'équitation et la compagne de leur père ne les appréciant guère. Leur tante les recommande à une assistante sociale qui les place dans une institution religieuse, en réalité une maison de correction. Quand leur mère les en arrache, c'est pour les entraîner en Allemagne où elle s'est portée travailleuse volontaire. Fin 1942, elles se retrouvent à Bad Cannstatt, dans la banlieue de Stuttgart, et sont embauchées à l'usine Rossler. Chantal y découvre les baraquements des prisonniers russes, polonais, ukrainiens, français, la promiscuité, la quête de nourriture, les jalousies, l'amitié, les premiers flirts. Mais bientôt les bombes s'abattent sur l'Allemagne. C'est le moment que choisit leur fantasque de mère pour regagner la France, en laissant ses filles en otages. Dortmund, Cologne, Düsseldorf, Hambourg, Hanovre, Francfort, Berlin... les unes après les autres, les villes s'embrasent, et quand Stuttgart est frappée encore une fois, Chantal doit apprendre à survivre au milieu des ruines et des morts. En 1944, leur mère revient, abandonnant la France qui se libère, car elle craint des représailles. Elle gagne l'Autriche, tandis que Chantal, fuyant les combats, décide de rentrer en France avec Marc, son compagnon de travail. Empruntant des trains de marchandises, ils arrivent à Paris au printemps 1945. Chantal, malade, désespère, mais miraculeusement elle croise Yvonne, une compagne de baraquement, qui l'amène dans sa famille et la remet sur pied. Elle retrouvera sa s?ur, sa mère, son père même, mais désormais elle a rompu les ponts et veut être libre. Un récit prenant où l'humour vient sans cesse corriger le drame.