Que faire pour aider les personnes de la rue ? Donner de l'argent ? Offrir un hébergement ? Interpeller le monde politique ? Sensibiliser les citoyens ? Convoquer les médias ? Face aux enjeux de l'exclusion et à l'ampleur de la tâche, dois-je culpabiliser ? Me résigner ? Me révolter ? Depuis 25 ans, l'association "Aux Captifs, la libération " apporte une réponse singulière à ces interrogations, en rencontrant les personnes de la rue - SDF, prostitué(e)s et jeunes errants - sur leurs territoires de vie - la rue, les bois, le trottoir. Bénévoles et salariés de ce mouvement d'Église font l'expérience d'une rencontre à " mains nues ", gratuite, fidèle, inconditionnelle, avec les pauvres. Une relation de c?ur à c?ur dont l'objectif n'est pas tant d'assister, sauver, convertir que de rencontrer, accompagner, révéler. Afin de restaurer chacun dans sa dignité d'être libre, vivant, aimant. Parce que la souffrance des gens de la rue ne s'arrête pas à leur seule détresse économique et matérielle, mais qu'elle renvoie bien plus profondément à une blessure d'Amour, à une injustice spirituelle, aux dysfonctionnements de notre société et, en fin de compte, à nos propres pauvretés. Puisant ses fondements dans l'anthropologie chrétienne, cette approche incarnée de la Charité réconcilie regard d'Espérance et compétences professionnelles. Une démarche qui renouvelle la réflexion sur ce sujet crucial, bien au-delà de l'urgence humanitaire et des logiques de solidarité présentes aujourd'hui dans le paysage caritatif français.
Résumé : Quand un thérapeute des névroses contemporaines rencontre l'enseignement ancestral des premiers moines sur les passions, cela donne le plus étonnant et le plus pertinent des self-help. PRIX DU LIVRE RELIGIEUX 2019 Dès les premiers siècles du christianisme, les Pères du désert ont développé une véritable " pharmacie de l'âme " contre le mal-être, les souffrances psychiques, la perte de sens, la solitude... C'est cette incroyable médecine, d'une urgente actualité et d'une éternelle pertinence, que retrouve et célèbre ici Jean-Guilhem Xerri. Quand un thérapeute des névroses contemporaines rencontre l'enseignement ancestral des premiers moines sur les passions, cela donne le plus étonnant et le plus poétique des self-help. " Le livre d'un psychanalyste-thérapeute hors norme. " Le Point " Un ouvrage d'une remarquable pédagogie. " La Croix Préface inédite de l'auteur
Le jour anniversaire de leur finale victorieuse, les membres d'une ancienne équipe de football de ligue 1 se réunissent autour d'un repas pour prendre une décision lourde de conséquences concernant l'un d'entre eux, dans le coma.
Qu'y a-t-il de commun entre le sublime ou le délice, le caractère multimodal des informations qui nous arrivent au cerveau, l'art-thérapie, l'expérience d'écoute musicale, la graphic-méditation ou bien le détachement du soi et la disparition du fondement absolu ? Tout simplement à la fois le plaisir et le besoin. Dans ce petit ouvrage, des universitaires et des artistes donnent leurs avis très différents sur le plaisir esthétique dans les arts. Loin d'être un inventaire exhaustif de ce que serait un tel plaisir, il s'agit plutôt d'ouvrir des possibilités sur la base de vécus, que ceux-ci soient ceux de l'érudition, du soin, de l'explication, ou de la réalisation d'une oeuvre. C'est un parcours quelque peu imprévu que le lecteur est amené à faire, musardant entre des conceptions très différentes de ce plaisir. Ce parcours n'est pas didactique au sens universitaire. Il se veut simplement une sorte de méditation ouverte sur la problématique du plaisir dans l'art. Nous espérons ainsi que le lecteur, à l'issue de la lecture de ces textes, verra différemment ce qu'il en est de son propre plaisir artistique.
Résumé : Après le succès de Prenez soin de votre âme, voici le guide pratique et compagnon : (Re)vivez de l'intérieur. Apprenez avec les Pères du désert ce que sont : Les fondamentaux de l'intériorité ; Les conditions de l'équilibre intérieur ; Les clés de la croissance spirituelle. Jamais ces maîtres de sagesse et médecins de l'âme ne vous auront paru aussi proches. Grâce à Jean-Guilhem Xerri, ils deviennent ici vos conseillers au quotidien : Explications simples ; : Recommandations concrètes ; Exercices pratiques ; Méditations audios à télécharger. Dès maintenant, (Re)vivez de l'intérieur, votre vie n'aura plus la même saveur !
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.