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Le zbeul. suivi de La victoire du peuple
Xardel Victoria
HEROS LIMITE
5,00 €
Épuisé
EAN :9782889550692
Les poèmes de Victoria Xardel, tout comme sa manière d'inventer des revues, expriment une mélancolie sans mélancolie tandis qu'est revendiquée une forme de fragilité - droit de trébucher et balbutiement comme un principe. Bien qu'elle n'hésite pas à affirmer : Nous voulons vivre libres et heureux. Et c'est dans ce but déraisonnable... , elle choisit de laisser sa phrase en suspens. Ses livres et ses revues travaillent dans l'espace ménagé par cet inachèvement. Rattrapée par une époque qui rend aux hommes toujours plus difficile de reconnaître et de nommer leur propre misère, Victoria Xardel interroge la possibilité pour la poésie de frayer un chemin vers la lucidité, condition de l'émancipation. Le zbeul qui sert de titre à son texte, c'est l'ordure en arabe. Et "mettre le zbeul" , c'est "foutre le bordel" . Le déraisonnable est à la mesure du désir de vie, il consiste à déranger l'ordre mortifère du langage. Dans l'écriture de Victoria Xardel, c'est méthodiquement que le désordre est recherché, précautionneusement, sans illusions excessives mais sans renoncements d'aucune sorte non plus.
Avec Firestar, AD Rose tire une balle dans les jambes de celleux qui regardent leurs pieds", Victoria Xardel. Une écriture dont le style évoque le rap, avec ses rimes, sa part de violence, de néologismes et d'égotrip, outil de lutte contre les injustices et l'ordre établi, celui de la langue comme celui de l'inceste. AD a 22 ans lorsqu'il quitte sa famille, écrit Firestar et nous accorde sa confiance pour le publier. Un travail testimonial rare sur les violences intra-familiales à la racine des systèmes de domination, un attentat poétique pour ne pas oublier. Lorsqu'en 2021 sa mémoire traumatique se réveille, AD Rose tente d'obtenir réparation auprès de ses parents, coupables de l'avoir incestué. Face au mur d'omerta auquel il se heurte, il trouve pouvoir dans l'écriture. Comme un réflexe de survie pour crier, sans demander la permission, libéré de la honte et des secrets. Un mouvement sans concession pour reprendre sa vie.
Résumé : Alors qu'elle n'avait que quatre ans et ne savait pas lire la musique, Idil Biret jouait au piano Mozart ou les préludes et fugues du Clavecin bien tempéré de Bach à partir de ce qu'elle entendait à la radio. A onze ans, à Paris au Théâtre des Champs-Élysées, elle interprétait avec Wilhelm Kempff devant deux mille quatre cents personnes le Concerto pour deux pianos de Mozart. Idil Biret a étudié au Conservatoire national supérieur de musique de Paris sous la direction de Nadia Boulanger, puis avec Alfred Cortot. Depuis sa seizième année elle donne des concerts dans le monde entier, jouant sous la direction des plus importants chefs d'orchestre du XXe siècle, notamment Pierre Monteux, Hermann Scherschen, et tant d'autres. Étrange destin que celui de cette femme enviée, admirée, mais aussi parfois violemment critiquée. Aujourd'hui, quelque deux millions de disques - plus que Glenn Gould-ont été diffusés dans le monde entier. Idil Biret joue tout, absolument tout. Elle possède une culture et une curiosité sans limites, une mémoire inimaginable et sans faille. Son répertoire, qu'elle connaît par c?ur, couvre pratiquement toute la littérature pianistique. En 1995, son intégrale des ?uvres de Chopin lui valut d'obtenir à Varsovie dans le cadre du Grand Prix du Disque Chopin, le prix spécial du jury. La même année, son enregistrement des trois sonates de Boulez obtint le Diapason d'or à Paris. A New York, elle enregistre une série d'?uvres de compositeurs du XXe siècle : Berg, Bartok, Boulez, Prokofiev, Stravinski et Webern. La musique sous toutes ses formes reste la respiration permanente d'Idil Biret, sa nourriture principale. Persuadée de l'inutilité de tout effort autre que le dépassement de soi, elle poursuit et poursuivra encore longtemps sa propre quête.
Intégrer les étapes du protocole standard de l'EMDR nécessite de comprendre le modèle sur lequel il repose, le modèle du processus de traitement adaptatif de l'information et d'avoir des repères neurobiologiques pour saisir sa logique. En partageant leur compréhension sur les modalités de stockage de l'information et de son traitement, les auteurs ont voulu accompagner les thérapeutes EMDR en cours de formation ou en cours d'accréditation dans leurs premiers pas pour renforcer leur confiance dans le processus. Confiance qui est la pierre angulaire d'une réussite de cette intégration. En s'appuyant sur 31 questions posées par les thérapeutes au gré des supervisions, les auteurs argumentent leurs réponses d'un point de vue clinique et technique en restant au plus proche de la créatrice de l'EMDR : Francine Shapiro.
Résumé : Dix chevaux-vapeur n'est pas seulement une attaque contre la déshumanisation du travail à la chaîne chez Citröen et l'exploitation du tiers-monde (plantations de caoutchouc), c'est une réflexion inquiète sur l'avènement de l'automobile, le règne de la vitesse imbécile. La bagnole, écrit Ehrenbourg, "? déchiquette la chair, aveugle les yeux, ronge les poumons, fait perdre la raison. Enfin, la voilà qui s'échappe par une porte pour entrer dans le monde. Sur l'heure, elle débarrasse son pseudo-propriétaire de l'archaïque repos. Le lilas se fane. (...) L'automobile, laconiquement, écrase les piétons. (...) On ne l'accuse de rien. Sa conscience est aussi pure que celle de M. ? Citroën. Elle n'accomplit que sa mission : elle est appelée à exterminer les hommes. ? "
M. Sinet est le secrétaire du jour dans le journal où je suis le secrétaire de nuit. Il sait que j'écris un livre sur le métier : Il ne faut pas, déclare-t-il, cracher dans l'écuelle où l'on mange. L'écuelle, Monsieur Sinet ! Qui vous dit que j'y cracherai ? - Cà! ... Comme des pas approchent, la conversation en reste là.
Talking (Parler) est le livre qui marque un tournant décisif dans la réflexion poétique de David Antin. Rompant avec les poèmes de ses débuts, il inaugure les pièces qui feront de David Antin l'un des poètes les plus singuliers de sa génération. En 1972, Antin imagine ses "? talk pieces ? ", parfois appelées "? talk poems ? ", en réécoutant sur son autoradio l'enregistrement d'une conférence ("? talk ? ") qu'il vient de donner à des étudiants d'art à Pomona. La retranscription de cette conférence, sans capitales, virgules ni points, mais ponctuée par de simples espaces plus grands qu'il emploiera chaque fois que sur la bande il s'entendra respirer, devient le premier des talk poems ? : "? talking at pomona ? ", publié dans ce livre charnière qu'est Talking. Aux côtés de ce tout premier "? poème parlé? " sont publiées d'autres pièces proches de l'art conceptuel amércain, poème-journal et pièces improvisées au magnétophone (en privé dans une premier temps), qui rassemblent sans hiérarchie tout ce que l'acte de parler convoque ? : anecdotes, hésitations, exemples, divagations, silences, plaisanteries, méditations... Autant d'éléments qui laissent affluer de façon plus ou moins directe des questions philosophiques, littéraires, politiques, artistiques ou sociales. Car la pensée, pour Antin, est inséparable de la parole. Parler, c'est dialoguer avec une idée, c'est offrir au discours un espace critique et une marge de manoeuvre. Il importe ensuite de trouver une forme pour transposer ce dire à l'écrit. Pour ce faire, David Antin opère toute une série de décisions typographiques qui donnent à ses textes une dimension visuelle remarquable. Plus proches d'un d'enregistrement que d'une partition, c'est pourtant à l'oeil que ces enregistrements s'adressent en premier. S'il n'y a plus ni capitale ni ponctuation -? si ce n'est parfois d'occasionnels points d'interrogation -, les espaces-respirations qui rythment le texte matérialisent ce "? discours interrompable ? " qu'Antin appelle de ses voeux en conclusion de l'un de ses poèmes.