Inauguré en 1995 pour rassembler et accueillir des collections archéologiques dispersées, le musée de l'Arles antique a marqué l'histoire de l'architecture des musées en France au XXe siècle. Le trentième anniversaire de cet édifice, un des fleurons de la politique des "grands travaux" en région lancée par François Mitterrand, offre l'opportunité de retracer l'histoire des collections et de leur bâtiment, oeuvre magistrale de l'architecte Henri Ciriani, depuis le concours et la conception jusqu'à la réception et sa restauration actuelle. Aboutissement des recherches de son auteur sur l'espace et la lumière, cette architecture puissante est abordée à travers sept essais confiés à des professionnels de musée et des spécialistes de l'architecture – conservateurs, historiens et architectes –, et les photographies contemporaines de Rémi Bénali.
Passer du gouvernement à la gouvernance, est-ce ouvrir la porte à plus de délibération, c'est-à-dire une logique d'action fondée sur l'argumentation publique ? Cette manière d'opérer et de légitimer des décisions se substitue-t-elle aux procédures préexistantes ou forme-t-elle des "instances" supplémentaires qui compliquent l'action publique ? Ces contributions identifient les conditions qui encouragent ou découragent l'émergence de la délibération comme logique d'action sociétale et gouvernementale.
Courbet revendiquait n'appartenir à aucune école, se positionnant comme un artiste libre, indépendant et menant sa carrière avec l'objectif affirmé de créer une manière de à peindre le réel a qui lui serait propre. Cette école de la nature s'affirma des sa prime jeunesse, alors qu'il s'initiait au dessin et à la peinture "de plein air", réalisés "sur le motif". Cet ouvrage illustre le naturalisme chez Courbet, à travers, principalement, ses paysages, et la transmission de sa vision du réel auprès d'autres artistes qui ont formé une école comtoise du paysage. La figure de George Besson (Saint-Claude, 1882 - Paris, 1971), collectionneur et critique d'art, ardent défenseur de Courbet et du réalisme, est abordée sous l'angle de l'histoire de la création du musée Courbet à Ornans, mais également à partir du lien qui l'unissait à sa ville natale, Saint-Claude. En effet, dans la capitale haut-jurassienne, l'inauguration du musée de l'Abbaye — dont le projet a été porté par les deux artistes peintres, devenus donateurs, Guy Bardane et René Genis —a été rendue possible alors que Besson en avait posé les jalons quarante ans auparavant. Autour de Courbet, se matent ainsi différentes personnalités franc-comtoises ayant participe, à titres divers, à la connaissance, la diffusion et la continuité du rayonnement de son oeuvre et de l'art.
Tout au long du XIXe siècle, les artistes peignent la Seine, sa lumière, ses berges, ses ponts et ses ports. Mais ce sont surtout les impressionnistes et leurs émules, observateurs attentifs de la vie moderne, qui en font leur motif de prédilection. De l'aube au crépuscule, Claude Monet, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte ou Armand Guillaumin ne se lassent pas d'observer le jeu des reflets à la surface de l'eau. Souvent, la Seine retient aussi les pinceaux d'Auguste Renoir, de Camille Pissarro ou de Berthe Morisot. Nombreux ont choisi de résider ou de séjourner régulièrement sur les rives du fleuve et ils y trouvent leur source d'inspiration principale. Car le paysage de la Seine évolue alors sous les effets conjugués de l'industrialisation et de l'avènement des loisirs. Avec ses ponts métalliques, ses grands ports, son dynamisme industriel, mais aussi ses canotiers, ses voiliers ou ses promeneuses en robes claires, la Seine est au coeur de la modernité. Une sélection d'une cinquantaine de tableaux raconte l'évolution de l'impressionnisme et nous invite à un parcours au fil de l'eau, de Paris au Havre, en passant par Argenteuil, Vétheuil ou Giverny.