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La philosophie de l'imaginaire chez Bachelard
Wunenburger Jean-Jacques
PUF
21,00 €
En stock
EAN :9782130889885
Gaston Bachelard a consacré une moitié de son oeuvre à la rationalité scientifique contemporaine et une autre à l'imagination, la rêverie intime et la poésie. Les deux versants opposés de la vie de l'esprit s'enracinent dans un même imaginaire, conçu comme un vivier d'images autonomes (nourries de forces inconscientes et de matières cos-mologiques : feu, eau, air, terre) formant un "monde" doté de lois internes. Cet imaginaire est tantôt à purifier, voire à dissoudre, pour libérer les constructions abstraites des sciences, tantôt au contraire à amplifier par des charges symboliques, sources de beauté et de bonheur. S'inspirant des traditions de l'alchimie, du romantisme allemand, de la psychanalyse et du surréalisme, Bachelard a disséminé dans toute son oeuvre des propositions méthodologiques, psychologiques, esthétiques et éthiques originales. Elles sont au fondement de sa philosophie de l'imaginaire, qui a suscité l'intérêt de Sartre, Merleau-Ponty, Ricoeur et Simondon notamment.
Résumé : L'image, cet intermédiaire entre les choses et leurs concepts, n'a cessé de susciter, au cours de l'histoire, des attitudes tranchées et opposées, de condamnation par divers iconoclasmes ou de consécration jubilatoire par l'art ou la rhétorique. La philosophie, quant à elle, n'a pas toujours pris soin d'en décrire les formes disparates, d'en approfondir les fondements - inséparables de spéculations théologiques -, d'en évaluer les fonctions complexes dans l'ordre de la connaissance ou de l'action. A l'heure ou la civilisation des images se pose des problèmes épistémologiques et éthiques inédits, cet ouvrage se propose de rassembler les matériaux et les références nécessaires pour penser philosophiquement l'iconosphère qui encadre de plus en plus notre vie.
Jean-Jacques WUNENBURGER est professeur à l'Université Jean Moulin de Lyon, vice président de cette université et doyen de la Faculté de philosophieOriginalité éditoriale: Parallèlement à sa philosophie de l'imagination poétique, Gaston Bachelard a développé une oeuvre originale consacrée à l'intelligence des sciences en multipliant les approches historiques, épitémologiques, pédagogiques et éthiques de la rationalité scientifique. Se situant de manière parfois surprenante par rapport aux théories philosophiques classiques de la science, de Platon à Husserl, il tente d'éclairer les révolutions scientifiques du début du XXe siècle. Ses orientations et publications ont influencé de nombreux philosophes des sciences: G. Canguilhem, M. Foucault, P. Bourdieu, F. Dagognet, D. Lecourt et bien d'autres.... Les auteurs montrent divers aspects de cette philosophie originale.
Résumé : En quoi consiste l'apport de la philosophie à l'éthique ? Chacun ne sait-il pas spontanément comment bien faire et bien vivre ? Et si l'on veut, à tout prix, une clarté et une assurance nouvelles, ne suffit-il pas de se reporter aux grandes doctrines morales qui jalonnent l'histoire des idées ? Mais peut-on en tirer profit si l'on ne s'est pas préparé à une analyse et à une réflexion critiques ? Le présent ouvrage se présente comme une suite de huit leçons (le sens moral, la représentation du bien, l'accomplissement éthique, le vécu moral, les fins morales, la communauté morale, la valeur de justice, les débats contemporains) destinées à familiariser l'étudiant en philosophie - et l'honnête homme - avec les problèmes, les concepts clés, les choix décisifs et les conséquences majeures des différentes interprétations de la vie morale. Ainsi peut-on espérer mieux s'orienter dans les grandes conceptions, passées et actuelles, de l'éthique, et en fin de compte mieux appréhender ses propres questionnements.
Résumé : Le sacré semble inséparable de la pratique religieuse. De fait, il relève d'une expérience symbolique de l'altérité (la transcendance) constitutive des religions, qui se nourrit de mythes et de rites. Par le biais d'images et d'affects, il met l'homme en relation avec l'invisible sur différents modes. Mais en dépit de la laïcisation et de la sécularisation des sociétés modernes, le sacré réapparaît sous d'autres formes (poétiques, politiques, écologiques...), jusqu'à parfois conduire aujourd'hui à un retour du religieux. Ces métamorphoses récentes incitent à tenir compte des apports des sciences humaines pour en renouveler la compréhension et pour en dégager la complexité : quoique ambigu, le sacré n'en est pas moins au fondement de l'expérience humaine.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).