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Le moment du soin. A quoi tenons-nous ?
Worms Frédéric
PUF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782130575160
Si le moment présent est le moment du soin, cest-à-dire non pas seulement dune vulnérabilité généralisée mais de lactivité humaine qui doit y répondre dans tous les domaines, il faut penser celle-ci dans sa spécificité, sa diversité et ses ruptures, de la technique à léthique, de la vie à la justice: cest le but de ce livre qui en propose à la fois une étude synthétique et des applications ouvertes. Il fallait ressaisir lunité du soin, ce par quoi il unifie non seulement un acte technique indispensable et une relation humaine fondamentale, et sa tension interne, la violation à laquelle il répond mais qui le menace aussi, et qui lui donne sa portée morale et politique. Il fallait ensuite approfondir cette étude sur des aspects précis qui posent chacun des problèmes singuliers et majeurs: la pandémie ou les soins palliatifs, les violations politiques et historiques. Il fallait enfin ouvrir les discussions sur les divers points et avec les diverses approches qui tissent conjointement le moment présent. Cest l'objet de ces chroniques, publiées deux années durant dans la revue Esprit, qui répondent à la question liant aujourdhui notre fragilité et notre fermeté: à quoi tenons-nous?
Résumé : Trois dates ponctuent le présent volume, composé d'un ensemble d'inédits, d'un dossier, d'études et de lectures critiques, et donnent ainsi à Bergson sa place dans le XXe siècle philosophique. 1902, il y a cent ans exactement : c'est la date du cours inédit au Collège de France dont on lira ici les premières leçons et qui prépare L'introduction à la métaphysique publiée l'année suivante. Dans ce cours intégralement sténographié pour Péguy, on entend Bergson exposer comment le réel se donne et se retire immédiatement à nous, se donne dans un contact absolu, sympathie ou intuition, se retire pour les besoins de l'action et par la force des signes, et doit être reconquis par la métaphysique, dès lors introduite avec sa différence dans le jeu philosophique du siècle. L dossier présenté ici porte ensuite sur Les Deux Sources de la morale et de la religion, publiées trente ans plus tard, en 1932. Il témoigne d'un impressionnant renouveau d'intérêt pour cet ouvrage trop vite et trop exclusivement situé dans l'itinéraire spirituel de son auteur, les querelles religieuses de son époque, les enjeux immédiats des années 1930. Tous ces enjeux sont aussi présents ici, à travers un inédit de Bergson et des articles de chercheurs français et étrangers, mais à travers aussi des perspectives anthropologiques, sociologiques, philosophiques, entièrement nouvelles. 1960 enfin : telle est la date du cours inédit de Victor Goldschsnidt, plus connu comme lecteur de Platon, des stoïciens ou de Rousseau, que nous présentons ici, qui porte sur le premier chapitre de Matière et mémoire et la notion de "champ transcendantal", et qui introduit aussi au dossier sur le livre que ce cours a inspiré en 1964 au philosophe brésilien Bento Prado Jr, récemment traduit. Cet ensemble conduit à réévaluer entièrement la place de Bergson dans le moment philosophique des années 1960 : elle est centrale, aussi bien en elle-même qu'à travers Merleau-Ponty ou Deleuze. Aujourd'hui enfin, à travers les études générales également rassemblées, et l'ensemble de ce volume qui en appelle d'autres, nous pouvons réaccéder à Bergson à la fois pour lui-même, dans le débat avec les moments principaux du siècle, et pour aller plus loin.
Résumé : "Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital. Et cela nous ramène à la valeur de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé. Car cette valeur n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants. L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies". F. W. Dans ces lettres adressées à une amie "inquiète et qui sait penser" , Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps.
Résumé : "Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ ? ou même à ta disparition ?, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t'annoncer une épreuve ? ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus. Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi "penser à quelqu'un", ce n'est pas comme penser à "quelque chose", mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie." Frédéric Worms.
Biographie de l'auteur Frédéric Worms est professeur de philosophie à l'université de Lille III et directeur du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine à l'ENS (Paris). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: La Philosophie en France au XXe siècle (2009) et Le Moment du soin. A quoi tenons-nous ? (2010).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).