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La philosophie en France au XXe siècle. Moments
Worms Frédéric
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070426423
Il est deux manières désormais d'écrire l'histoire de la philosophie en France au XXe siècle. Soit en suivant l'ordre chronologique d'apparition de chacun sur la scène. Soit, à la manière de Frédéric Worms, à travers des moments distincts et cohérents, qui s'organisent autour de problèmes philosophiques précis. Cette histoire ne répond plus à un aboutissement prévisible ou logique, elle est faite de ruptures, d'échos et de reprises. Assurément, l'importance des moments, avec leurs thèmes, leurs courants et leurs modes, tient au prestige de certaines oeuvres et de figures individuelles, si fortes qu'elles en paraissent parfois solitaires. On parle du "structuralisme", de l'"existentialisme", du "spiritualisme", mais on se souvient de Bergson, de Sartre, de Deleuze comme autant de météores. Le retentissement de ces oeuvres renvoie cependant toujours à des problèmes ou des enjeux communs, partagés entre plusieurs oeuvres et positions différentes, en philosophie mais aussi dans la science, l'art, l'histoire. Le XXe siècle philosophique en France a connu trois moments principaux: le moment "1900" (des années 1890 aux années 1930), avec le problème de l'esprit; le moment de la "Seconde Guerre mondiale" (des années 30 aux années 60), avec le problème de l'existence; le moment des "années 60" jusqu'au tournant des années 80, avec le problème de la structure et qui conduit, par une rupture nouvelle, au moment que nous vivons.
Résumé : "Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ ? ou même à ta disparition ?, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t'annoncer une épreuve ? ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus. Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi "penser à quelqu'un", ce n'est pas comme penser à "quelque chose", mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie." Frédéric Worms.
4e de couverture : Un verbe exprime en français l'un des secrets de notre être et l'une des clés de notre époque maniaco-dépressive : ce verbe, c'est revivre. Il a deux sens que tout paraît opposer. Revivre, c'est en effet renaître, retrouver le sentiment d'être vivant et relié à autrui. Mais c'est aussi se laisser rattraper par «un passé qui ne passe pas» et se replier sur soi-même. Chacun de nous fait cette double expérience, souvent sans le savoir. Il faut pourtant la penser, l'affronter, résister à ce qui nous enferme, accéder à ce qui nous délivre. Inventaire de nos blessures et de nos ressources, diagnostic du moment présent, parcours dans les idées et les oeuvres, ces propos renouent avec les actes les plus intenses de notre vie. Un art de vivre, c'est-à-dire de revivre, qui pourrait bien être le seul possible aujourd'hui.
Qui doute aujourd'hui que nous vivions le "moment du soin" ou que me soin soit au coeur de notre époque, pour le meilleur ou pour le pire ? Depuis la première édition de ce livre, c'est devenu une évidence. C'est que, précisément, un "moment" n'est pas un événement soudain, mais un problème nouveau, qui définit une période de l'histoire. Or, désormais, nous sommes au coeur de la tourmente. D'où les chapitres de ce livre, qui pour certains sont devenus des classiques : sur les deux concepts du soin, sur la pandémie, sur les soins palliatifs ou "ultimes". Mais il n'y a là aucun idéalisme naïf. Bien au contraire, on est à la source d'une pensée critique de la vie. Le soin et toutes les relations vitales sont traversés par le risque de la violation morale, sociale, politique. Toute la deuxième partie y est consacrée. A quoi tenons-nous ? Nous tenons à peu de chose - ce soin, ces relations, qui peuvent être violés. Mais combien nous avons de raisons d'y tenir, individuellement et collectivement ! Car sans ce soin-là, les êtres humains ne pourraient vivre ni survivre.
Frédéric Worms est professeur à l'Université de Lille III et directeur du CIEPFC à l'ENS. Il a publié Lemoment du soin (Puf, 2010) et codirigé La philosophie du soin (Puf, 2010) avec L. Benaroyo et C. Lefève.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"