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L'Internationale communiste (1919-1943). Le Komintern ou le rêve déchu du parti mondial de la révolu
Wolikow Serge
ATELIER
26,40 €
Épuisé
EAN :9782708241312
Créer un parti mondial de la révolution pour que les représentants du prolétariat prennent le pouvoir dans divers pays de la planète, tel est le dessein de la IIIe Internationale ouvrière qui se forma après le désastre meurtrier de la Première Guerre mondiale. La révolution russe d'Octobre 1917 avait montré l'exemple, s'ouvrait alors, selon ses partisans, le chemin d'une possible révolution mondiale... Cet ouvrage retrace l'histoire de l'Internationale communiste de sa naissance à Moscou le 2 mars 1919 jusqu'à sa dissolution en 1943. Puissamment organisé, le Komintern marquera de son empreinte l'histoire du XXe siècle, il participera aux luttes libératrices de l'entre-deux-guerres, offrira aux classes populaires des voies d'accès à la vie politique en même temps qu'il justifiera les massacres de masse des purges staliniennes. L'Internationale communiste permettra l'expression des aspirations anticolonialistes de nombreux militants asiatiques, arabes et africains tout en exerçant un contrôle étroit de l'activité des partis nationaux par le recours à la violence physique et symbolique. Funeste production de l'imaginaire pour certains, entreprise essentiellement criminogène pour d'autres, le communisme est ici appréhendé comme une réalité autrement plus complexe. Ce livre contribue à décrypter le sens d'un mouvement mondial qui a porté les espoirs de centaines de millions de femmes et d'hommes tout en acceptant d'en sacrifier des millions parmi ses partisans et ses adversaires.
Pierre Semard (1887-1942) fut secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, et un des dirigeants du mouvement communiste. Son action syndicale, commencée au temps de la Première guerre mondiale, s'est déployée au niveau national et international durant l'entre-deux-guerres. Il fut ainsi mêlé aux scissions et réunifications syndicales, à la naissance du PCF, à la bolchevisation, mais aussi à son inscription dans la réalité politique et sociale française. Son exécution, comme otage, par les autorités allemandes d'occupation en 1942 suscita une émotion et une réprobation qui en firent dès lors une figure de la lutte des cheminots pour l'indépendance nationale. Ainsi le nom de Semard, certainement l'un des plus familiers - notamment parce que nombre de cités, places et rues portent son nom -, est devenu, après 1945, emblématique de l'action syndicale et patriotique des cheminots. Cet ouvrage s'appuie sur un colloque organisé à Dijon avec l'Institut d'histoire sociale de la CGT des cheminots. Il rend compte de cet itinéraire singulier et appréhende la construction de la mémoire à partir des archives d'organisations comme des écrits personnels. . . Serge Wolikow, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, dirige la Maison des sciences de l'homme (MSH), et est président du réseau des MSH. Membre de l'UMR 5605 où il dirige une équipe de recherche sur les gauches en Europe, il est actuellement engagé dans un programme de recherche sur les archives des mouvements sociaux.
Pour de nombreux consommateurs, qu'il s'agisse de vins, de fromages, de noix ou encore d'autres productions alimentaires, les produits d'Appellations d'Origine Contrôlée paraissent liés à leur terroir de naissance et leur goût à un patrimoine issu d'une histoire longue voire éternelle. Pourtant, ce label français, considéré comme un modèle pour de nombreux pays, vient tout juste de fêter ses 100 ans. Cet ouvrage revient ainsi sur l'histoire, officiellement commencée en 1919, d'un système qui avait pour objet initial de délimiter les aires de productions agricoles afin de les protéger contre les fraudes. Il montre comment, au gré des évolutions économiques, des contextes politiques ou des changements sociaux, ces produits d'appellations d'origine ont pu, sous l'impulsion des producteurs et d'un organisme de contrôle instauré en 1935, l'INAO, affirmer leur présence dans le paysage agricole et gastronomique français et, malgré les controverses, s'imposer comme une référence qualitative mondiale.
Résumé : Le second tome de cet ouvrage sur la Seconde Guerre mondiale couvre la période qui s'étend de l'été 1942 à l'automne 1945. Il présente sous une forme attrayante et originale l'histoire de la société française durant ces années noires. Le poids de l'Occupation et de la répression, la déportation et l'extermination des populations juives, l'engagement des résistants, puis les combats de la Libération, la reconstruction et la reprise de la vie démocratique sont abordés ici à travers de nombreux documents d'archives issus des fonds val-de-marnais. Ce livre nous montre que l'histoire de la Nation tout entière peut être vue et comprise à travers des documents locaux, inédits pour la plupart, qui fondent la réflexion historique et en éclairent le récit. La vie quotidienne des habitants de la région parisienne, la façon dont l'histoire nationale et les événements influent sur les parcours et les existences des individus sont ainsi données à voir et à lire au lecteur. Cette ouverture des archives est le fruit d'un travail collectif considérable des Archives départementales du Val-de-Marne et des archivistes municipaux. Elle a été rendue possible par le soutien de nombreuses institutions archivistiques de la région parisienne, que ce soit celles de Paris, de la Préfecture de police ou du musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne. Combinant mémoire et connaissance critique, histoire scientifique et récit, ce livre s'inscrit dans la perspective d'une histoire populaire accessible au plus grand nombre.
Cet ouvrage entend raconter, en texte et en images, une Histoire des hommes et du vin inscrite dans l?espace d?une région où s?est constitué un territoire, la Champagne viticole, formée de divers terroirs dont la cohésion est assurée par une organisation et une régulation portées par tous les acteurs de la profession. Notamment, les auteurs abordent le dossier sensible de l?impact économique d?une activité vitivinicole prospère dans une région confrontée globalement à des problèmes économiques majeurs. Il replace aussi cette histoire dans la longue évolution du commerce international, évoquant à ce propos les incertitudes et les débats ouverts par la réforme européenne annoncée des droits de plantation. Après avoir été la région pionnière dans la définition exigeante d?une aire d?appellation, la Champagne risque de devenir l?une des premières régions françaises à être touchée durement par les mesures envisagées de déréglementation.Enfin ce livre est aussi et surtout un hommage à un produit sans nul autre pareil dont la perception en France comme ailleurs a évolué au fil des siècles, des soubresauts de l?Histoire, des modes, goûts, et usages. Ses bouquets de bulles ambrées ou rosées capturent toute la complexité et les fantasmes de la fête: Vin précieux de l?aristocratie au XVIIIe siècle, trésors de guerre pour les armées prussiennes ou symbole de la vie légère dans les alcôves du XIXe siècle. Breuvage au goût parfois âpres des luttes sociales etmaladies des vignes pour ceux qui le font au début du XXe et désormais vin incontournable des joies partagés dans les familles. L?Histoire et les histoires s?entremêlent dans les pages de ce livre qui veut rendre et partager avec ceux qui l?apprécient toute l?effervescence humaine, complexe et inattendue qui constitue la magie d?un vin à la fois connu de tous mais dont l?histoire est encore pour beaucoup à découvrir.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?