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Socrate
Wolff Francis
PUF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782130401315
Le mythe Socrate a fait fortune : il alimente les pages les plus lyriques sur la "conscience" maudite, comme les plus bavards poncifs du moralisme scolaire. Mais derrière le mythe ou la légende, il a y l'énigme. Celui qui n'écrivit pas demeure aux yeux de tous le philosophe ; mais qui était-il ? Un clochard, un agitateur, un illuminé, un sage ? De quoi était-il "habité" ? Cette pensée qui lui valut la mort et le triomphe, et par rapport à laquelle toute philosophie doit, encore, se définie, que pouvons-nous en savoir ? Sur ces questions aussi vieilles, et actuelles, que notre culture, ce petit livre prétend faire le point. Pour ceux que le mot même de philosophie décourage, il fraye une entrée humaine, et par la voie royale. Quant à ceux qui sont déjà de la famille, il les accompagne sur le chemin qui mène de Socrate au "socialisme".
La corrida a inspiré les plus grands artistes et nombre de théoriciens. Mais nul, à ce jour, ne s'était aventuré à philosopher sur elle. C'est le défi qu'a relevé Francis Wolff. A le lire, on comprend que la corrida, parce qu'elle touche aux valeurs éthiques et qu'elle redéfinit l'essence même de l'art, est un magnifique objet de pensée. La corrida est une lutte à mort entre un homme et un taureau, mais sa morale n'est pas celle qu'on croit. Car aucune espèce animale liée à l'homme n'a de sort plus enviable que celui du taureau qui vit en toute liberté et meurt en combattant. La corrida est également une école de sagesse: être torero, c'est une certaine manière de styliser sa vie, d'afficher son détachement par rapport aux aléas de l'existence, de promettre une victoire sur l'imprévisible. La corrida est aussi un art. Elle donne forme à une matière brute, la charge du taureau; elle crée du beau avec son contraire, la peur de mourir; elle exhibe un réel dont les autres arts ne font que rêver. Sous la plume jubilatoire de Francis Wolff, on découvre ce que Socrate pensait de la tauromachie, que Belmonte peut être comparé à Stravinsky, comment Paco Ojeda et José Tomàs fondent une éthique de la liberté et pourquoi Sébastien Castella est un virtuose de l'impassible...
La musique est l'art des sons". De cette définition banale, retenue d'une leçon d'enfance, ce livre tire toutes les conséquences. Chemin faisant, il répond aux questions les plus simples et les plus profondes sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Pourquoi nous émeut-elle ? Et qu'est-ce que la beauté ?
Jamais nous n?avons été aussi conscients de former une seule humanité. Nous nous savons tous exposés aux mêmes risques : changement climatique, crise économique et écologique, épidémies, terrorismes, etc. Mais alors qu?elle s?impose dans les consciences, l?unité de l?humanité recule dans les représentations : revendications identitaires, nationalismes, xénophobies, radicalités religieuses. L?universel est accusé de toutes parts : il serait oublieux des particularismes et des différences, en somme il serait trop universel. Ou il ne le serait pas assez, il ne serait que le masque du plus fort : du patriarcat (tous les hommes, mais pas les femmes), de l?Occident (tous les hommes, mais seulement les Blancs), ou de l?anthropocentrisme (tous les hommes, mais pas les animaux).Contre ces replis, il faut que les idées universalistes retrouvent leur puissance mobilisatrice et critique. Contre la dictature des émotions et des opinions, défendre la raison scientifique. Contre l?empire des identités, refonder une éthique de l?égalité et de la réciprocité.Sur quoi peut aujourd?hui reposer cet héritage des Lumières ? Ni sur un Dieu, ni sur la Nature, car ils prouvent tout et son contraire. Il faut s?y résoudre : l?humanité est seule source de valeurs. Pour autant, nous ne sommes pas condamnés au relativisme. Car l?humanité, ce n?est pas seulement l?ensemble des êtres humains,c?est aussi la qualité présente en chacun de nous et qui nous lie aux autres : non pas la capacité de communiquer qui est aussi propre à d?autres espèces, ni l?aptitude à raisonner que possèdent certaines machines, mais la faculté de raisonner en communiquant, autrement dit de dialoguer.Philosophe et professeur émérite à l?École normale supérieure (Paris), Francis Wolff est notamment l?auteur, chez Fayard, de Philosophie de la corrida (2007), Notre humanité (2010), Pourquoi la musique ? (2015), Il n?y a pas d?amour parfait (2016, prix Bristol des Lumières 2016 et prix lycéen du livre de philosophie 2018) et Trois utopies contemporaines (2017).Notes Biographiques : Professeur émérite au département de philosophie de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, Francis Wolff est spécialiste de philosophie antique. Il est notamment l'auteur, chez Fayard, de Philosophie de la corrida (2007), Notre humanité (2010), Pourquoi la musique ? (2015), Il n'y a pas d'amour parfait (2016, prix Bristol des Lumières 2016 et prix lycéen du livre de philosophie 2018) et Trois utopies contemporaines (2017).
Les idées ne mènent pas le monde. Pourtant, les représentations que les hommes se font de leur humanité le font tourner dans un sens ou dans l?autre. À l?origine des grandes révolutions scientifiques, il y a une idée philosophique de l?homme: l?« animal rationnel » de l?Antiquité est lié à la naissance des sciences naturelles; à l?âge classique, l?« âme étroitement unie à un corps » de la métaphysique cartésienne est indissociable de la physique mathématique; le « sujet assujetti » du structuralisme était l?objet privilégié des sciences humaines triomphantes du siècle passé; et le vivant défini par ses « capacités cognitives » marque la victoire actuelle des neurosciences.Chaque définition de l?homme charrie aussi son lot de croyances morales et d?idéologies politiques, d?autant plus puissantes qu?elles semblent soutenues par les certitudes scientifiques de leur époque. Derrière l?esclavagisme ou le racisme, à l?origine du totalitarisme ou des formes les plus subtiles de l?antihumanisme contemporain, se trouve une définition de notre humanité. C?est toujours au nom de ce qu?est l?homme ou de ce qu?il doit être que l?on prescrit ce qu?il faut faire et ne pas faire. L?idée d?humanité se situe à l?entrecroisement d?un rapport aux savoirs qu?elle permet de garantir et d?un rapport à des normes qu?elle permet de fonder. Elle est donc le lieu de toutes les confusions et l?enjeu de toutes les querelles de légitimité.Quelle idée de l?homme peut-elle encore être la nôtre aujourd?hui qu?on le décrète un « animal comme les autres »? Que reste-t-il de notre humanité si elle ne peut plus se définir par sa place entre divinité et animalité?L?« animal rationnel » n?a pas dit son dernier mot. Pas plus que l?humanisme, que l?on annonce pourtant « épuisé ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».