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Vivre en Europe. Philosophie, politique et science aujourd'hui
Ogilvie Bertrand ; Sardinha Diogo ; Wolf Frieder O
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296104167
D'une construction économique et politique, l'Europe se transforme en un espace aux frontières incertaines dans lequel font irruption les problèmes les plus divers: les vagues d'immigration, l'accueil fait aux nouveaux venus ou bien le refus de les accueillir, les politiques d'hygiène et de prévention des pandémies, les mécanismes de sécurité mis en place contre les menaces terroristes, les positions à prendre face aux conflits militaires dans différentes régions du monde. Dans ces domaines, chaque pays membre dispose désormais d'une marge de manoeuvre bien restreinte, car ils ressortent de plus en plus de la compétence des instances de l'Union. C'est dire qu'ils sont l'objet d'une nouvelle citoyenneté qui, étant encore floue et souvent discriminatoire, est aussi à construire, à étendre à tous ceux qui vivent en Europe et à remplir par des contenus concrets. Dans leur condition de citoyens de l'Union européenne, les auteurs de ce recueil tiennent ici leurs discours. Philosophes, scientifiques, écrivains, ils débattent d'affaires "politiques", mais ils ne sont pas pour autant des femmes ou des hommes politiques. La vie en commun a besoin de se nourrir d'idées qui ne s'épuisent pas dans la pratique quotidienne. Elle a besoin de voix qui, au-delà de l'urgence des décisions, prennent un peu de distance pour regarder la vie sous un jour imprévu. Ce jour, nous avons voulu le répandre sur ce que nous avons appelé la vie en Europe.
Résumé : Il est difficile de parler de l'amitié sans risquer de réduire sa complexité ou simplement de banaliser une relation qui, par sa singularité et son intensité, semble se dérober à toute explication. L'amitié est à la fois sentiment privé et pratique du lien social : capacité de composer et de construire avec les différences, de transformer les conflits en tensions, l'amitié, suspendue à l'épreuve cruciale de la trahison, continue d'irriguer notre quotidien. De la philia grecque à la vertu moderne, ce livre présente quelques-uns des aspects de ce sentiment. À défaut de proposer une impossible définition univoque de l'amitié, il tente d'en faire entendre la musique.
Ogilvie Bertrand ; Balibar Etienne ; Herrera Carlo
La revue Incidence s'interroge dans sa troisième livraison sur la nature de l'obéissance, au point aveugle où l'obligation et la contrainte se rencontrent. Pour cela, elle propose d'étudier le rôle de la conjoncture historique et politique dans l'évolution de la conceptualisation freudienne. Cette dernière passe de la notion de l'idéal du moi, qui relève d'une problématique psychologique de l'identification, à celle du surmoi, qui relève d'une problématique juridique de la culpabilité. Dans son article, Étienne Balibar fait l'hypothèse que la source principale de cette transformation serait le débat entre Freud et Kelsen en 1922. En explorant la question de l'obéissance, le dossier s'efforce de restituer le contexte théorique et historique de ce débat et ainsi d'éclairer les rapports de la psychanalyse et de la politique sur un problème précis.
Les hasards de l'existence ont fait que j'ai plutôt vécu en réseau qu'autrement, je veux dire un autre mode.Le réseau est un mode d'être.Il s'en faut de rien, du simple passage du masculin au féminin, pour que le mode devienne la mode; le mot reste le même et la chose évoquée n'est plus la même chose.J'ai donc vécu aux hasards de l'existence plutôt en réseau qu'autrement et il se trouve qu'aux hasards de ce que je lis volontiers, il y a toujours quelque réseau qui se trouve par là.C'est un peu l'histoire du recoin de mur et de l'araignée qui finissent par se rencontrer; si l'araignée l'a bien cherché, on peut dire aussi que le recoin de mur attendait.Et il est vrai que j'en arrive à me dire que le réseau m'attend à tous les virages. Celui-ci qui va sur ses quinze ans d'âge -ce qui, pour un réseau, est un âge très avancé - a pour projet la présence proche d'enfants autistes.Ces jours-ci je me demande si ce projet n'est pas prétexte, le projet véridique étant le réseau même qui est mode d'être.À vrai dire, des réseaux, il en pleut et il semble bien que cette prolifération de réseaux atteint son comble dans les moments où les événements historiques - dont Friedrich Engels dit qu'ils sont le produit d'une forme inconsciente et aveugle- sont intolérables et il faut bien dire que, sur cette propension à être intolérables, les événements historiques sont doués.
Ce livre témoigne d'une réflexion menée pendant une dizaine d'années sur le travail. Il porte la trace d'un déplacement d'accent qui ne doit pas être effacé : l'hésitation qu'il recèle est en elle-même un enjeu. En effet, passer d'une reconnaissance de la dimension émancipatrice du travail comme lieu de désobéissance possible à l'accentuation de son lien à la mort, au négatif, présent dès le départ mais qui l'emporte de plus en plus dans le contexte néolibéral, ce n'est pas changer d'avis sur la signification de la dimension laborieuse de l'existence sociale, mais accepter qu'elle soit le lieu d'une contradiction pour l'instant insoluble. Au lieu d'opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l'on s'en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu'en le libérant. La question cruciale est de savoir laquelle des deux libérations domine l'autre, ou laquelle s'effectue sous domination de l'autre. Disons que l'orientation de ces réflexions penche plutôt vers l'idée que, dans le contexte d'une lutte politique, la libération du travail, sa réorganisation, ne devrait se faire que dans la perspective de son abolition, mais que cette abolition ne peut s'amorcer que sur la base de sa réorganisation, ou de sa désorganisation... Par ailleurs, les destructions à l'oeuvre dans le monde du travail ne peuvent aucunement être confondues avec l'abolition du travail, elles en constituent plutôt une métamorphose qui déploie au maximum sa négativité, et qui renforce le travail tout en le dépassant. Souligner cette perspective, c'est faire apparaître du même coup d'autres orientations, dans lesquelles son dépassement pourrait oeuvrer au contraire à son abolition.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.