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Servir la République. Catilina, César, Cicéron : quel modèle pour l'Afrique ?
Wola Bangala Charles ; Labache Lucette
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296566101
Servir la République. Voilà l'indispensable molécule dont l'absence, dans le génome politique de la plupart des gouvernants des États, semble être responsable des maux dont l'Afrique noire continue de souffrir, cinquante ans après la proclamation des indépendances nationales. Partant d'un subtil parallèle avec les causes du déclin de la République dans la Rome antique, l'auteur analyse les différentes formes d'engagement politique des Catilina et César africains. Le livre est donc une entreprise de déconstruction des postures politiques et pseudo-intellectuelles qui poursuivent l'oeuvre néocolonialiste et maintiennent l'Afrique noire dans le noir. Une critique en règle aussi bien des Africains qui trahissent l'héritage des indépendances que de leurs parrains internationaux. C'est ce qui explique la présence, dans sa ligne de mire, de l'étonnante vocation rwandaise d'un Tony Blair ou du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy. Servir la République reste, néanmoins, la condition ultime pour sortir le continent noir de l'état de banlieue dans lequel ses "élites" l'ont mis. Mais il faudra, pour cela, une nouvelle génération d'Hommes d'État qui sachent promouvoir l'intérêt des Africains.
Pourquoi les Congolais s'obstinent-ils à ressasser qu'ils sont des descendants de Kimpa Vita, alors que cette dernière n'a rien à voir avec les développements sociopolitiques de l'actuelle République démocratique du Congo ? Cet ouvrage démonte un "mensonge politique" répandu dans la société congolaise au grand mépris de l'histoire ; car il y a un paradoxe à vouloir s'approprier le mérite et les honneurs de ce grand personnage historique, alors qu'on n'appartient à sa descendance ni de près ni de loin. L'héritage de Kimpa Vita n'est pas comme celui du poète grec Homère, dont nombre de cités antiques revendiquaient la citoyenneté à cause de ses prouesses littéraires. Certains Congolais se considèrent sans gêne ni honte comme descendants de cette héroïne Ne-Kongo : une imposture !
Monyato, l'escabeau est un recueil de poèmes qui dresse le portrait de la République démocratique du Congo. Un pays dans lequel les montagnes d'immondices ainsi que l'insalubrité politique, morale, intellectuelle, spirituelle et sociale ambiante font partie du paysage national quotidien. Partout dans le pays, des gratte-ciel de méchanceté et des cathédrales d'indifférence côtoient les bidonvilles de la pauvreté, mais aussi les forteresses de la résistance et de la révolte citoyennes. La classe politique est devenue une crasse politique, une arène où se déroule indéfiniment la tragédie de la "condition congolaise". Monyato, l'escabeau est le cri d'un homme intellectuellement et politiquement révolté, qui lutte pour faire sortir son peuple de la prison de la médiocrité et de l'inhumanité.
Ceux qui gouvernent les États ont des préoccupations qui ne sont pas toujours celles de leurs peuples. En outre, il semble qu'ils ne se laissent interpeller que par le discours politiquement incorrect, le seul qui échappe à cette sorte d'angélisme proche de la compromission et dont tant d'intellectuels se rendent complices, voire coupables. La république démocratique du Congo est à un tournant de son histoire. Entrer dans une nouvelle République ne signifie pas seulement changer de drapeau ou de gouvernants. C'est plutôt changer tout le " Régime de la vie sociopolitique ". C'est changer toute la manière d'organiser notre vie commune à l'intérieur de nos frontières nationales. Et, qu'on se le dise : le miracle congolais ne viendra pas d'ailleurs. Il ne viendra que d'une prise de conscience (individuelle et collective) profonde que la vie de l'homme social - car c'est d'elle qu'il est question en politique - est quelque chose de trop sérieux pour que l'on joue continuellement à la bafouer. Seuls des Congolais, qui ressentiront la nécessité de prendre la vraie mesure de cet enjeu, trouveront encore et toujours la force de se remettre debout et de s'encourager mutuellement à tenir bon. Car, loin d'être une partie de plaisir, ce sera une lutte âpre qu'il faudra recommencer tous les jours. Debout, Congolais !
La bioéthique est une discipline née à la fin du siècle dernier. Il est vrai que les questions qui l'occupent et la préoccupent se posent le plus dans les pays rr les plus développés ", mais elles concernent tous les peuples de la Terre. Ce livre se veut informatif et suggestif. Il se propose de présenter brièvement ce qu'est la bioéthique, d'en énoncer le but, d'en cerner les thèmes et les problèmes les plus courants, d'en dégager le contexte d'éclosion et, en conclusion, de suggérer des solutions sinon aux problèmes posés, mais du moins quant à la manière de les aborder. Le livre de Julien Nyimi Phanzu est une source d'informations sur une problématique dont l'actualité n'épargnera, dans l'avenir, aucun pan de la société humaine.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.