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Comment les enseignants apprennent-ils leur métier ?
Wittorski Richard ; Briquet-Duhazé Sophie
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296059238
Cet ouvrage a pour principale intention de comprendre comment les enseignants apprennent leur métier non seulement par la formation alternée qu'ils suivent après leur recrutement mais aussi et surtout au travers des situations professionnelles qu'ils rencontrent lors de leurs premières expériences sur ce qu'il est convenu d'appeler "le terrain". II s'intéresse donc, de façon conjointe, au repérage des processus de professionnalisation en début de carrière et à l'analyse de ces dynamiques dans et hors dispositifs de travail et de formation institués en accordant une place centrale au "jeu" entre l'individu. l'institution et les contextes dans lesquels il est immergé. Sur un plan empirique, des investigations qualitatives et souvent longitudinales ont été menées auprès d'enseignants des premier et second degrés dans une perspective comparative. Sur un plan théorique, cet ouvrage est notamment l'occasion de débattre de l'utilité d'une mise en lien de notions traditionnellement séparées (identité, compétence, professionnalisation) de manière à caractériser de façon globale ce qui relève des dynamiques de développement professionnel.
Résumé : La référence à l'efficacité et la performance traverse bien des discours professionnels, institutionnels, politiques et sociaux à tel point qu'il est assez courant d'entendre dire que la quête d'une efficacité toujours plus grande du travail, de l'enseignement, de la formation, de la vie sociale plus largement... serait le symptôme d'une société hyper-moderne. L'omniprésence de cette référence dans la réalisation du travail, dans la conduite de sa vie... a pour effet de mettre au premier plan de nos existences les buts, les finalités et le résultat évaluable, donc la performance, conduisant alors, selon certains, à instaurer un climat de concurrence entre les individus et surtout laissant à penser qu'il est anormal et interdit de "perdre son temps" . Or, l'existence humaine ne semble pas naturellement fondée d'abord sur la preuve permanente de l'obtention d'un résultat. Mais alors, pourquoi la référence à l'efficacité domine-t-elle la vie sociale, la vie au travail voire même la vie personnelle ? Y a-t-il une seule façon de penser l'efficacité ? Cet ouvrage a pour intention de traiter ces questions en réunissant des points de vue différents d'économiste, de gestionnaire, de compagnon du devoir, de spécialiste de l'analyse du travail. Avec des contributions de Pascal Chauchefoin, Nathalie Corceiro et Patrick Doffémont, Jean-Claude Dupuis, Pascal Airey, Thierry Rousseau, Aline Dronne-Caron et Patrick Conjard
Cet ouvrage a pour intention de mieux comprendre la nature des relations entre les recherches conduites en Sciences humaines et sociales (SHS) et les enjeux sociaux majeurs suscitant leur recours. Plus précisément, il se donne pour objet d'explorer trois ensembles de questions : — Qu'est-ce que les enjeux sociaux majeurs disent des évolutions actuelles de la société ou/et de ses orientations ? — En quoi la recherche en SHS permet-elle d'éclairer les orientations qui traversent les mutations de nos sociétés ? — Quelles sont les spécificités méthodologiques de ces recherches en SHS ? Ces questions sont explorées à partir de deux ensembles de contributions : le premier est consacré à des domaines spécifiques liés à des métiers d'utilité sociale majeure (métiers de l'éducation, de la sécurité civile, de la santé) ; le second aborde des problématiques spécifiques telles le contrôle social, la transformation de l'emploi, les phénomènes de migration,...
Notre travail de synthèse consiste à montrer comment nous intercalons le développement professionnel de l'enseignant novice entre le couple traditionnellement uni : enseignement-apprentissage de la lecture. L'objectif de la première partie est de présenter nos recherches sur les difficultés en lecture par thématiques et de montrer en quoi les questions nouvelles qui se sont posées, ont généré des orientations spécifiques. L'objectif de la deuxième partie est de présenter les recherches sur l'enseignement et l'apprentissage de la lecture et le développement professionnel des enseignants dans ce domaine, et montrer en quoi ces catégories de travaux ont peu de relations entre elles. La troisième partie consiste à exposer, en premier lieu, comment nos propres travaux scientifiques contribuent de manière particulière au champ de l'enseignement/apprentissage de la lecture et au champ du développement professionnel dans et par l'enseignement de la lecture et donc aux savoirs déjà produits ; notre objectif étant d'articuler ces deux champs. En second lieu, il s'agit d'exposer les retombées scientifiques et sociales de nos recherches c'est-à-dire comment ces résultats peuvent contribuer à ouvrir de nouvelles pistes de recherche et, au plan social, à augmenter les performances en lecture de certains élèves en difficulté et améliorer l'enseignement de la lecture des enseignants débutants au CP en clarifiant comment l'anticiper au cycle 1 (prédicteurs) et comment prendre en charge une difficulté (le décodage) au cycle 3.
Le champ de la transmission est bien entendu beaucoup plus vaste que celui de la seule transmission du travail. En effet, il concerne des "objets" très divers tels la transmission inter-générationnelle, la transmission des savoirs (dans un contexte scolaire ou non), la transmission des valeurs,... De façon plus limitée, nous nous intéresserons ici exclusivement au thème de la transmission du travail et plutôt d'ailleurs en situation de travail. Celui-ci est par excellence un thème récurrent qui prend une nouvelle actualité à chaque période de fort renouvellement générationnel dans les organisations. La première évidence consiste à dire que la transmission du travail est souvent peu ou pas organisée dans les organisations sans doute parce qu'elle est souvent considérée comme se faisant naturellement dès lors que l'on met en relation un "ancien" (au sens d'expérimenté) et un nouveau (au sens de néophyte). Certes, pour peu que le premier accepte de s'ouvrir au second, il est possible de dire, selon l'expression couramment utilisée, que quelque chose "passe" de l'un à l'autre. Mais de quoi s'agit-il ? D'expérience individuelle singulière, de travail prescrit, de valeurs, de gestes, de conceptions de métier... Par ailleurs comment s'opère cette transmission ? La réponse à ces questions permet probablement de penser des dispositifs d'aide à la transmission plus efficaces...
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.