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L'Automne ou Le sac de Rome
WISIELEC
AETHALIDES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782491517489
Tout va pour le mieux au restaurant Drouant, une matinée de début novembre, lors de l'attribution du prix Goncourt et du prix Renaudot, jusqu'à ce qu'un duo d'espiègles, Virginie et Frédéric, empoisonne à leur insu les deux jurys avec des gouttes de LSD. La suite n'est pas dicible en prose. A mesure (exquise) que la goutte Accomplit son infernal forfait, Que sa loi empathogène ajoute Benoîte faconde à leur buffet, Chacun d'eux, soulagé de son faix, Confesse un infrangible miracle : Ces grimoires qui l'ont transformé, Tels des sorts déchargés d'un pentacle ; Ces écrits qui l'ont tant affecté Qu'en esprit il fut joie au pinacle. Et tous, gais, de louer l'art sacré : La poésie, appel du silence, Puise de l'Infini son essence Et de l'âme au désir épuré Sa corde et caisse de résonance"L'Automne ou le Sac de Rome" est une farce punk et spirituelle fondée sur un tour de force : 1527 ennéasyllabes à la rime française classique et à la prosodie remarquable. Un livre qui est aussi un pavé jeté dans la mare où s'enlise la littérature française. Nul n'en sortira indemne. Hormis l'âme éprise de poésie. L'auteur, Wisielec, a publié "Hardcore ou la Tribulation" aux éditions Æthalidès (2016). Il se concentre sur le travail formel du langage et sur le symbolisme de ses constructions, imprégnées de spiritualité mais aussi chargées de radicalité.
Je n'étais nullement tourmenté avant de rencontrer Atalante? : j'étais moi-même une pierre inerte et asséchée. Nulle soif n'agitait mon être, nul désir n'agitait mon âme. J'étais un lézard accoutumé à la torpeur du soleil et à la froideur des nuits. " Dans cette représentation hypermoderne de la course d'Hippomène et d'Atalante, considérée sous l'angle de la filiation, la verve jubilatoire de Wisielec nous convie à une entreprise de réconciliation. Sans jamais renier le fil alchimique laissé par ses aînés, l'auteur nous livre une farce à la fois légère et piquante, chargée d'autodérision. Hardcore, ou l'improbable rencontre entre Philip K. Dick, Sigmund Freud et René Guénon.
Que philosopher, c'est t'apprendre à mourir." Si Nietzsche se proposait de "philosopher avec un marteau", ces Vingt Leçons de philosophie par le meurtre enseignent comment le faire avec une hache, un lacet de chaussure, des champignons ou une boule de pétanque. Autant de meurtres, autant de leçons buissonnières où l'on croise Descartes à sa fenêtre, Heidegger tuant le temps dans une gare, Wittgenstein en pèlerin à Lourdes, et Aristote lui-même, éberlué devant une langouste, renouvelant "l'étonnement que les choses soient ce qu'elles sont".
Un quartier tranquille. On se croise sans se voir, sans jamais se rencontrer. On s'observe, parfois. Il ne se passe rien d'habitude, ou alors pas grand-chose. Jusqu'au jour où un enfant disparaît. Qui sont-ils vraiment ceux qui habitent là? ? Qui ont vu quelque chose mais ne le diront pas ou bien qui n'ont rien vu alors qu'ils auraient dû, qui disent n'importe quoi pourvu qu'on les écoute. Il y a la vieille qui passe sa journée à la fenêtre, en face, et le voisin reclus ? ; il y a le garçon qui ne dit jamais rien et le livreur qui passe... Qui sont-ils ceux qui cherchent à comprendre, à retrouver l'enfant ?? Les flics, les journalistes, qui posent des questions parce que c'est leur travail, mais qui ne trouvent rien - qui pensent à autre chose, parfois... Leur seul point commun, à tous, c'est l'enfant disparu. Quel est son nom, déjà? ? Un seul est le coupable, c'est vrai, les autres sont innocents. Mais le sont-ils vraiment ?
Pourquoi sommes-nous incapables de penser la disparition de notre civilisation, alors que nous en avons vu périr tant d'autres ? Telle est l'énigme par laquelle s'ouvre ce roman, réflexion à laquelle il répond en suivant quatre personnages, quatre manières de réagir à la fin du monde. Nous voyons tour à tour l'Italien Bartolomeo recouvrir la pleine sérénité de la solitude, la Bretonne Anouk et son fils Gabriel choisir l'étonnement que confère le voyage, l'Arménien Dikran poursuivre la douloureuse histoire de son peuple et la Japonaise Mizuki s'abandonner au rêve et au souvenir. Tout à la fois roman, poème et essai, confrontant la théorie et l'expérience, l'Histoire et le présent, l'universel et l'individuel, Nos paradis perdus est un roman-miroir qui nous révèle, par la beauté flamboyante de sa langue, combien notre humanité est intimement liée à notre capacité d'émerveillement et à notre attention à la partager.
France 2029. Alain Barfol, professeur de philosophie et militant de gauche, commet sans le vouloir un acte sacrilège que la société désormais dirigée par les valeurs d'un féminisme militant ne lui pardonne pas. Il est alors interné dans un centre de rééducation où on lui impose de se défaire de ses stéréotypes machistes, sous peine de ne pouvoir réintégrer ses fonctions. Alain Barfol parviendra-t-il à se réinsérer dans la nouvelle société féministe ou bien devra-t-il rompre avec elle en s'affiliant aux rebelles masculinistes ? Comédie romanesque posant la question du devenir du masculin, sous l'hypothèse devenue classique d'une féminisation du monde occidental, ce livre est aussi une réflexion sur la permanence des enjeux de pouvoir (le pervers n'est jamais celui ou celle que l'on imagine) et sur l'érosion de l'assomption de notre nature. Alexis Legayet continue avec cette fable l'exploration d'un thème entamé dans ses précédents ouvrages : le transhumanisme est-il un humanisme ?