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Grands notables du Premier Empire. Tome 27, Somme
Wiscart Jean-Marie
CNRS EDITIONS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782271058201
La Somme cultive parfois le paradoxe : patrie de Gracchus Babeuf et du comte de Saint-Simon, hommes aux idées avancées et contradictoires, elle est aussi terre d'une "révolution tranquille", souvent atypique. André Dumont est plus terroriste en paroles qu'en actes, et l'écho de toutes les journées parisiennes n'est jamais parvenu qu'assourdi au fond des campagnes picardes, où s'estompent rapidement les aspirations égalitaires des paysans pauvres. Des listes de grands notables, dressées au début de l'Empire par le préfet Quinette pour ceux réputés fidèles au nouveau régime, surgit une multitude de silhouettes : anciens privilégiés capables de s'intégrer au nouvel ordre de la France, fière oligarchie du négoce amiénois, manufacturiers du coton ouverts à l'esprit d'innovation, "seigneurs en bottes" du Santerre. Les uns s'enferment derrière les murs de la vie privée, d'autres assument d'importantes responsabilités dans la vie publique locale, mais tous savent profiter des opportunités matérielles, et traverser sans encombre l'une des périodes les plus agitées de notre Histoire.
Dans le paysage social du Nord surgit la famille Mahieu d'Armentières, la plus ancienne et, longtemps, l'une des plus puissantes des "vieilles familles linières" de la Cité de la Toile. A travers archives publiques et papiers privés se dessinent ici des personnalités très différentes. Celle du pionnier, Mahieu-Delangre, qui accomplit le "grand passage" vers l'industrie et bâtit une magnifique fortune; celle de son petit-fils, Michel, qui pendant la Grande Guerre est l'un des premiers "as" de l'aviation de bombardement; celle de sa mère, Marie-Louise Mahieu-Morgon-Ferry, véritable "femme en affaires", qui règne pendant plus d'un tiers de siècle sur la "Vieille Maison". La longue correspondance qu'elle entretient pendant onze ans avec son neveu par alliance, Jean Cossart, devenu directeur général, permet d'entrer dans l'univers mental de deux dirigeants de l'entre-deux guerres, de voir fonctionner, d'en haut et de l'intérieur, les rouages d'une entreprise intégrée, spécialisée dans la "fibre noble". Famille atypique plus que conventionnelle, elle questionne fortement l'image traditionnelle de la bourgeoisie textile du Nord des XIXe et XXe siècles solidement ancrée dans les esprits: de grandes lignées prolifiques, soudées, riches, fortement attachées aux valeurs du travail et de la religion catholique. Ce livre ne s'adresse pas aux seuls spécialistes, mais aussi à un public qui s'intéresse au monde du travail, aux XIXe et XXe siècles, aux audaces et aux hésitations des entrepreneurs de cette époque, aux "sirènes qui se taisent" lors des grandes grèves de 1903-1904, 1933 et 1936.
Seringe Raphaël ; Besse Jean-Luc ; Wicart Philippe
Professeur des universités, praticien hospitalier, universités Paris-Descartes, hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris.Praticien hospitalier, service de chirurgie orthopédique et traumatologique au centre hospitalier Lyon-Sud.praticien hospitalier, professeur des universités, Paris-Descartes, service de chirurgie orthopédique, hôpital Saint-Vincent-de- Paul, Paris
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.