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Louise Weiss. Une journaliste-voyageuse, au coeur de la construction européenne
Winkler Evelyne
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343118772
Louise Weiss naît à Arras, en 1893. Si elle est connue pour être une actrice notable de la construction européenne et de l'amitié franco-allemande, elle fut une journaliste de talent et une grande voyageuse. Ainsi, en 1918, elle fonde la revue L'Europe Nouvelle, dont elle devient la rédactrice en chef en 1920 ; et qui exerce une véritable politique d'influence dès la fin de la Première Guerre mondiale, dans le désir de jeter les bases d'une Europe démocratique et pacifique. Louise Weiss est la seule femme, en Europe, à diriger une publication de cette qualité et de cette envergure. C'est précisément dans cette aventure éditoriale, qu'elle exprime et inscrit son féminisme dans l'espace public, à une époque où il est encore fortement réservé aux hommes. Celle qui entendit pour la première fois le nom de Jean Monnet en 1914, est élue députée européenne en 1979. Celle qui écrivait "Un rien m'agite, rien ne m'ébranle", incarne encore aujourd'hui une Europe pacifique, unie par des valeurs républicaines et humanistes, universelles.
Fuyant son village natal de Carinthie, dans le sud de l'Autriche, dont il décrivait l'intolérance et la cruauté dans le Serf, Josef Winkler se réfugie en Italie et tente, par l'écriture, de lutter contre les démons de son enfance. Peine perdue : qu'il soit romain ou autrichien, le catholicisme, sous le faste de ses rites, semble devoir engendrer partout le même obscurantisme et la même cruauté. Aussi la splendeur des processions en l'honneur de la Vierge et des saints, la profusion ridicule des magasins de bondieuseries, la superstition partout répandue, sont-elles pour Winkler une source inépuisable de délectation qui alimente sa verve blasphématoire. Mais le regard de l'écrivain ne s'en tient pas à la pure satire. Dans les gares, sur les marchés, dans les jardins publics de Naples et de Rome, la vue des mendiants et des travestis ou le contact avec les jeunes prostitués et les voyous suscitent chez Joseph Winkler une connivence mêlée d'inquiétude, l'obligeant à prendre conscience de sa fraternité avec toutes les formes de marginalité, en même temps que remonte en lui le souvenir obsédant des prières de son enfance. " Je suis contre la prière, mais je prie. Je suis contre l'amour et la haine, mais je hais et j'aime, je suis aimé et haï. " Brassant un monde où l'imaginaire, l'histoire et l'autobiographie sont étroitement mêlés, ce grand livre baroque composé dans une langue éblouissante, tel un nouveau Triomphe de la mort oscillant sans cesse entre la précision de l'observation et l'incantation extasiée, se veut à l'image du Cimetière des oranges amères de Naples, cette orangeraie plantée sur une ancienne fosses commune : le tombeau tragique et somptueux de tous les laissés-pour-compte de notre temps.
Larmes amères, ou l'histoire de l'amour entre la narratrice et sa mère, malade, mourante... Mots qui adviennent, opération poétique, chassant les maux... Sans occulter la manière dont meurent certians vieux, en France... Un hommage vibrant, aussi, à une femme qui fut, sans doute, avant d'être atteinte par la maladie, d'une ardeur combative, d'une témérité presque brutale - masque d'une sensibilité extrême - dans la construction de son existence.
C'est avec presque la même simplicité que l'histoire de ce livre est racontée et que les motifs réalistes sont présentés. Le moment qui décidera de l'avenir de Gerhard Winkler remonte à une trentaine d'années. En se promenant dans le marché couvert de Lisbonne, l'artiste se trouve absolument incapable de se détacher de la vue et de la beauté des poissons qui y sont offerts : sardines, merlus, aiguilles de mer, thons et seiches, et encore bien d'autres espèces, toutes présentes en abondance, parfois couchées sur un lit de glace, parfois alignées par variété sur des supports métalliques. L'esthétique de l'étalage doit attirer les clients - et y parviendra avec lui. Winkler utilise de préférence une pellicule noir et blanc dont les négatifs développés forment la base des tirages sur papier baryté qu'il réalise lui-même avec des peintures translucides aux protéines pour rendre aux animaux l'apparence de la réalité.
Ni récit autobiographique, ni essai critique, ce livre est un témoignage de reconnaissance de Josef Winkler à l'égard de Jean Genet pour le rôle fondamental qu'il a joué dans sa création. C'est une percée sensible dans le monde imaginaire qui les rapproche. La lecture de Genet fut pour le jeune écrivain autrichien une révélation et une planche de salut "la hache pour briser la mer gelée qui est en nous" dont parle Kafka dans une célèbre lettre. Au fil des chapitres, Winkler évoque les puissants effets de la lecture et ce qu'il y a trouvé de lui-même : la marque funeste du catholicisme, le goût de la théâtralité, la marginalité, la violence des métaphores, la prédilection pour les proscrits et les réprouvés. Les phrases entrelacées des deux écrivains composent un récit d'initiation qui donne aux deux oeuvres un tranchant que rien ne saurait émousser.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.