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Sociologie de la justice
Willemez Laurent
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348086878
Si la justice est une institution très présente dans le débat public et parfois dans la vie privée des Français, elle reste pourtant mal connue et est l'objet de nombreux préjugés. On évoque ainsi souvent une " crise " de l'institution judiciaire française et la nécessité de la réformer. Au-delà de ces discours, les recherches en sciences sociales et en particulier en sociologie sont aujourd'hui nombreuses. En en proposant une synthèse, cet ouvrage brosse le portrait de l'institution judiciaire française aujourd'hui. Il analyse l'ensemble des juridictions et des divisions au sein de la justice. Il présente les principales professions judiciaires (magistrats, avocats, personnels de greffe). Il étudie la production des jugements et leur aspect inégalitaire en fonction des caractéristiques sociales des justiciables. Il s'interroge enfin sur les enjeux politiques de la justice, avant de mettre l'accent sur les transformations récentes de celle-ci.
Les articulations entre les formes d'engagement politique et l'accumulation d'un certain nombre de connaissances opérationnelles pour la lutte font aujourd'hui l'objet de nombreuses enquêtes et propositions dans le domaine des sciences sociales1. Michel Foucault avait signalé toutes les potentialités d'une analyse fine du rapport savoir/pouvoir ; il avait trouvé, avec la biopolitique, cette manière très particulière d'ajuster les cadrages politiques de gouvernement aux populations, un exemple paradigmatique du nouage singulier entre des manières de connaitre et des façons d'agir2. Ce que nous avons souhaité mettre en exergue dans ce dossier des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique concerne un aspect tout à fait particulier des rapports entre savoir et pouvoir : il s'agit d'identifier la production, l'usage et la mise en circulation de connaissances par des groupes dominés (politiquement, socialement, économiquement) aux fins de leur propre émancipation. Cette orientation ne va pas d'elle-même.
Huit planètes, des dizaines de lunes, des centaines de blocs de roche, de boules de neige et des poussières: voilà les éléments qui constituent notre système solaire. Comment se sont-ils formés? Quelle matière les compose? Quelles forces les animent? Peuvent-ils accueillir la vie? Les outils d'observation et les sondes automatiques améliorent sans cesse nos connaissances, ouvrant tous les jours un peu plus les portes sur de nouveaux mondes.
Vauchez Antoine ; Willemez Laurent ; Boucobza Isab
Résumé : La cause de la justice française semble désormais entendue : elle est aujourd'hui " en crise ". " L'affaire Outreau " aura porté un coup final à une longue suite de rapports, chiffres et palmarès qui forment un inventaire sans concession des multiples " lenteurs ", " archaïsmes ", " dysfonctionnements " et " erreurs judiciaires ". Cet ouvrage décode ce qui se joue dans cette crisologie et dans l'impératif réformateur qui en découle. Objet pendant longtemps d'une attention qui débordait rarement les " milieux judiciaires ", la justice intéresse en effet désormais des réformateurs de toutes sortes qui en font un véritable laboratoire et travaillent à redéfinir le " pouvoir judiciaire ", les conditions de sa légitimité et les missions dont il est investi dans l'espace public. Fondé sur l'analyse de vingt-cinq années de controverses sur la justice, ce livre, en retraçant l'histoire de ce champ réformateur depuis les années 1980, montre la formation d'un horizon commun fondé sur un ensemble de standards de droit (" procès équitable ") et de gestion ( " bonnes pratiques " et " qualité de la justice ") qui servent aujourd'hui de point de repère aux différents réformateurs. Il souligne les transformations qui en découlent : la dépolitisation et la technicité croissantes des enjeux ; la valorisation d'un modèle de justice où priment le professionnalisme du magistrat, les garanties procédurales et l'efficacité managériale aux dépens des formes alternatives de légitimité de la justice fondées sur l'élection (conseils de prud'hommes, tribunaux de commerce) ou le tirage au sort (cours d'assises). Il identifie enfin un risque propre à ces mutations qui est de fragiliser la légitimité politique et sociale de la justice au moment même où celle-ci est appelée à jouer les premiers rôles.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.