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Les processus de création dans A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust
Willemart Philippe
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343170749
Trois fils se croiseront, se toucheront, rebondiront l'un sur l'autre dans Autour de Mme Swann, première partie de l'ouvrage de Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleurs : l'amour du héros pour Gilberte, qui comme une véritable mer de tendresse, entoure les deux autres, la Berma en Matinée dans Phèdre et la vocation du héros qui hésite entre la diplomatie où l'engage son père et l'écriture qu'il préfère. D'où les questions qui se posent : à quoi sert la littérature ? quelle est la vocation du héros ? quels critères déterminent la vocation : la jouissance du corps ou les joies de l'esprit, le moi social ou le moi profond ? Que faire pour écrire sinon oublier le savoir comme Elstir et s'en remettre au savoir-faire du maniement des mots ou se laisser bercer par leur musicalité ou leur mélodie comme Bergotte ? Telles sont quelques questions auxquelles répond le narrateur et que Philippe Willemart déplie en ayant recours aux manuscrits, à la critique génétique et à la psychanalyse.
Pourquoi " Education Sentimentale " ? Référence explicite au roman de Flaubert du même nom, Philippe Willemart a voulu souligner la filiation flaubertienne de Marcel Proust déjà amplement illustrée par Mireille Naturel dans son Proust et Flaubert. La lecture des grands textes peut aider le lecteur à mieux vivre ses passions, surtout celles de l'amour et du pouvoir, à comprendre la tendresse et l'amitié et à intégrer le passé dans la vie d'aujourd'hui. Les pages qui suivent indiquent également une nouvelle voie dans les rapports psychanalyse et littérature. Articulant deux concepts : l'inconscient génétique et l'inconscient esthétique de Rancière, l'auteur détecte dans la prose proustienne des objets qui bien que banals structurent le plaisir et la jouissance du texte. Partant enfin des présupposés de la critique génétique, la lecture tient compte des Cahiers qui serviront de prototexte au troisième volume de La Recherche et permettent d'en discerner les processus de création.
A bientôt quarante ans, Emma a une vie banale, rythmée par son travail et ses enfants. Jusqu'au jour où cette maman divorcée, rongée parla solitude, entame une correspondance sur Internet avec un homme qui ravive peu à peu la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre. Qui est ce correspondant mystérieux qui se cache derrière le pseudo "Last Sorrow" ? Emma aimerait le découvrir, mais il refuse de la rencontrer et lui fait promettre de ne pas tomber amoureuse car il estime avoir "perdu le droit d'aimer". Intriguée, passionnée, Emma décide malgré tout de partir à sa recherche. Et en plongeant dans des secrets qui dépassent tout ce qu'elle aurait pu imaginer, elle va remettre en question leur histoire naissante. Car la vie de cet homme est construite sur un mensonge qui pourrait tout faire voler en éclats... Pour écrire l'avenir, il faut faire la paix avec le passé.
Qu'est-ce que la critique génétique ? De quoi traite-t-elle ? Il ne s'agit pas de biologie, mais d'une nouvelle approche des textes littéraires née et pratiquée à l'Institut des Textes et Manuscrits Modernes du CNRS, mais aussi dans plusieurs universités au Brésil et notamment au Laboratoire du Manuscrit Littéraire de l'Université de Sao Paulo. Tenir compte des brouillons ou des avant-textes de nos écrivains pour interpréter l'écriture en est le cadre. Une première partie de l'essai s'attache à montrer comment opère la critique génétique dans les textes manuscrits ou publiés de Flaubert, de Proust, de Freud et dans l'histoire d'une ville. La deuxième partie se concentre sur l'élaboration d'une théorie de la création déjà annoncée dans les ouvrages précédents de l'auteur et met en place des concepts qui la construisent : la rature, l'inachevé, le temps, de la rature à la pensée, l'écriture littéraire, le document de procès, le processus de création, l'inexistant, etc. Ce livre intéressera fondamentalement les chercheurs en sciences humaines, les littéraires, les psychanalystes et les cognitivistes, soucieux de connaître les mécanismes de la pensée visibles dans l'écriture en train de se faire.
Résumé : " La Prisonnière " de Marcel Proust questionne le lecteur sur ses passions en lui montrant la complexité souvent inextricable de l'amour, du pouvoir et de la jalousie à travers Albertine et le héros, le baron de Charlus, Jupien et Morel. La solution en sera-t-il le mensonge, le rêve ou la fiction ? Gomorrhe ou Sodome ? Que faire de la perversion ? L'analyse serrée et patiente de la " La Prisonnière " par Philippe Willemart donne une perspective de réponse. L'auteur s'est aussi fixé comme horizon la recherche des processus de création, but de la critique génétique et a fait souvent appel aux Cahiers de brouillon, témoignage du travail ardu de Marcel Proust dans son écriture.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !