Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les nouvelles aventures de l'art
WILLEM
CORNELIUS
25,50 €
Épuisé
EAN :9782360811588
Qu'est-ce que l'Art, en vérité ? On en parle à toutes les sauces, on discute de sa santé dans les cocktails mondains, on le dissèque en ville pour séduire la belle ou pour rabattre le caquet d'un rival trop arrogant... On l'étudie parfois, comme on ausculte un animal. On l'envisage aussi comme un placement, plus fructueux que la pierre. Parfois même, on espère devenir l'un de ces artistes qui défraient la chronique des décennies durant. Mais en dehors de ça, entre nous, honnêtement... à quoi sert l'Art, au bout du compte ? Willem, avec sa maestria habituelle, fait table rase des académismes et refuse de se laisser entraîner dans d'aussi futiles considérations, préférant endosser le costume qu'il affectionne le plus, celui du gentleman dynamiteur. Dans cette nouvelle édition très largement augmentée, Willem esquisse au travers d'une centaine d'instantanés d'artistes, allant du 19e au 21e siècle, un hilarant portrait de l'Art lui-même. La désacralisation n'empêche en rien la révélation d'informations capitales ! Toujours replacées dans leur contexte par la verve malicieuse et encyclopédique de Willem, les anecdotes, réelles ou inventées, de ces Nouvelles aventures de L'Art, constituent la tentative la plus caustique et synthétique pour dresser un état des lieux de la création artistique depuis la fin de l'impressionnisme jusqu'à nos jours. De ce panorama surgit, entre deux éclats de rire, la réponse à notre question initiale. A quoi sert l'Art ? A garder les yeux ouverts, tout simplement !
Willem : hollandais et homme à tout faire - dessinateur, chroniqueur de la rubrique " images " à Libération - condamne à mort son héros, dès la première page. Mais Rats Hamburger va vivre pour lutter contre les bas-fonds new-yorkais, un nuage chimique et de drôles de trafics d'un diplomate français.
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.