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Cahiers africains : Afrika Studies N° 14 : Aux sources de l'hécatombe rwandaise
Willame Jean-Claude
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738431066
Il y a un an, le Rwanda sombrait dans un des épisodes les plus meurtriers de l'histoire récente en Afrique au sud du Sahara. Ouvrages et commentaires sur le "génocide rwandais" se sont jusqu'ici centrés sur la narration des faits et sur les péripéties immédiates du drame. A juste titre car il fallait sauvegarder le "détail" du massacre, pour enfin être en mesure de casser le cercle vicieux impunité/recommencement et esquisser le travail de mémoire restant à faire au Rwanda. Un an après l'hécatombe, il a semblé opportun de dépasser le récit, de déterrer les racines et comprendre les causes. Ainsi, l'histoire rwandaise souvent réifiée devait-elle être "revisitée" : les violences cycliques (1959, 1963, 1973, 1990...) autant que la pression démographique (en marche depuis la fin des années 40) devenue insoutenable ; de même, le mirage de la " révolution sociale hutu " (façon image d'Epinal) autant que "l'oppressante ruralité", "le cloisonnement social" et "la pauvreté partout", comme le souligne l'auteur. Ces divers éclairages ne débouchent pas sur des relations de causes à effets. D'abord parce que la tuerie sélective n'était pas inévitable, "fatale". Ensuite parce que des inconnues subsistent sur la manière dont les individus et les groupes sociaux ont réagi face à la violence larvée ou ouverte de ces dernières décennies.
Dix ans de guerre, plus de trois millions de morts, des centaines de milliers de déplacés, des viols au quotidien,... Telles sont les tendances lourdes de l'histoire récente d'un Congo dévasté par des armées, régulières ou rebelles, longtemps sans véritable agenda politique. Et pourtant, 25 millions de Congolais ont voté, l'espoir renaît... avec de nombreuses incertitudes. Ce livre éclaire d'une lumière crue la longue marche vers une paix non encore accomplie - les récentes élections n'en constituent qu'une étape. Parmi les nombreux acteurs de ce processus, il dégage en particulier l'action de trois " faiseurs de paix ", non sans souligner les contrastes entre discours et pratiques. Le premier, Louis Michel a bataillé ferme pour que cette crise oubliée soit remise à l'agenda. Le deuxième, paradoxalement, n'est autre que Joseph Kabila qui a réussi à déjouer l'impasse du calendrier de Lusaka. Le troisième, enfin, est tout simplement l'ONU, longtemps reléguée à un rôle effacé, voire contre-productif. Par ailleurs, l'auteur ne manque pas de relever le poids des convoitises étrangères, industrielles ou politiques, suscitées par d'incommensurables richesses minières et par les marchés de la reconstruction. Insuffisance criante de moyens et mandats inadaptés, lourdeurs bureaucratiques, pusillanimité politique, diplomaties à plusieurs vitesses, agendas obscurs, échéancier contestable de l'accord de cessez-le-feu... Tels sont les traits d'un parcours historique vers des élections qui ont certes clarifié et normalisé quelque peu le paysage politique, mais en aval desquelles tout reste à faire.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.