Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les fortunes de la viande
Wijckaert Martine
UNE ET L AUTRE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782357290747
A l'observation d'un certain type d'individus alliant signes ostentatoires de richesse et vulgarité inculte absolue, s'élève un oratorio à quatre voix, celles du boucher - charcutier, de la femme du boucher charcutier, du confesseur de la femme du boucher - charcutier, celle de Diane chasseresse. Chacun des personnages porte métaphoriquement l'organe qui le spécifie : le coeur, le poumon et le cerveau deviennent alors les emblèmes carnés d'une métaphysique de l'espèce humaine, que des intoxications diverses ont dégradée, nécessitant la réinvention d'une nouvelle mythologie. Les Fortunes de la viande sont entendues comme une mise à mort de l'espèce et de ses représentations où la disparition de la conscience permet l'apparition de Diane et le resurgissement du monde sauvage.
Théâtralité familiale. Trilogie de l'enfer n'est pas à proprement parler une suite mais plutôt un rebondissement de la précédente trilogie, Table des Matières (L'une & l'autre, 2008), qui puisait son inspiration dans la Famille, avec une dominante: la Mère absente, projetant toutefois son ombre sur la vie familiale. Le personnage de la Fille, elle, double de la Mère initiatrice d'un paysage familial tronqué poussait son modèle jusqu'à la légende, là où l'histoire devient l'Histoire. Dans Trilogie de l'enfer, la Mère s'impose, s'interpose et ouvre le bal. Puis, au cours des trois textes: En dessous de l'enfer, l'amour; L'enfer, l'alcool; Au dessus de l'enfer, la guerre, les chronologies s'inversent de manière fantaisiste... La Mère, morte, contemple sa Fille. Fille qui, adulte, en certaines situations se transforme en éléphant en peluche de couleur anthracite, qu'elle perçoit rose dès lors qu'elle l'imagine, Eléphanteau, en représentation de sa virtuelle descendance. Comme dans toutes les familles, on retrouve dans ces textes les fantasmes de l'amour, la confusion des sentiments et les ambiguïtés de la domination.
Domus, maison. Nous sommes à la maison et Journal d'Yvonne, deux récits du temps domestique, deux récits de maisons familiales saisies au travers d'une réalité anamorphosée. Deux maisons donc, l'une de peu, l'autre d'opulence, mais l'une comme l'autre territoire des vivants qui dansent avec des spectres, l'une comme l'autre territoire d'héritage et de transmission. Domus, deux maisons, l'une où l'on doit tuer pour vivre, l'autre où l'on doit demeurer pour mourir. Des textes à la sauvagerie poétique, organique et crue - où des lumières insolentes jaillissent de la fange et de l'effroi. Des textes de résistance aux conformismes et normes aseptisées.
?Néant, un mot qui prend tant de place de par le vide qu'il nous évoque. Disparition, apparition, être ou ne pas être, là est toujours la question. M.W. l'aborde avec ses mots à elle, des mots forts qui n'ont ni peur du noir ni de la dérision. Néant 1re entrée : Le monde des morts découvert et inventorié par un garçonnet de six ans " C'est qu'une fois revenu à la maison, le parrain mort, une fois retirés le pantalon et le caleçon trempés à c?ur, une fois les sacs à pique-nique calés bourrés de glace sous le parrain de plus en plus bleu, parties intimes laissées à l'air comprises, une fois décrochée du mur la peinture de genre avec ses rayons gamma et sa huche prolixe et le crucifix pendu au même clou, les rideaux tirés et un drap mis sur le parrain, une fois tout ça accompli, maman arrive [...]" Néant 2e entrée : Le monde des vivants déstructuré aux dernières heures d'une agonie " Et pourtant je le jure, sur ma tête et sur ta tête d'homme-chat, je le jure sur ces têtes d'enfoirés compassés qui me tiennent lieu de descendance, ce fils de pute et cette fille de salaud en train de me comprimer les bras et de me pincer la peau contre les os pour me descendre en bas du perron, et pourtant je jure que je ne ferai pas dans ma culotte, car ma conscience intérieure ne veut que courir une dernière fois au muguet pour l'embrasser follement, le muguet sous l'arbre [...] " Néant 3e entrée : Le monde des familles passé à la moulinette " [.[dans le spectacle forcé et hautement débilitant de cette joie hypertrophiée des familles où la table, le service de la table cèdent le pas à une espèce d'accroupissement tribal, vivres et objets de tous genres se mêlant au fracas d'une affreuse cacophonie de borborygmes si bien qu'ici, on assassine le langage, on instruit des règles de la toute-puissance, on décérèbre le regard, on dissout les liens dans le potage des papouilles et ça bave et ça renifle et ça lèlèche en surenchère [...] "
Résumé : Un soir, Alain Bonnard se décide enfin à aborder la belle inconnue qui, chaque mercredi, assiste à la dernière séance dans son cinéma. Entre Mélanie et lui, c'est le coup de foudre ! Et lorsqu'un célèbre réalisateur américain annonce qu'il veut tourner son prochain film au Cinéma Paradis, Alain est persuadé que la chance lui sourit. Mais le rêve tourne court : Mélanie disparaît sans laisser de traces. Parviendra-t-il à forcer le destin et à la retrouver ? Clin d'oeil romantique à Midnight in Paris de Woody Allen, cette comédie nous entraîne dans une délicieuse aventure où l'amour est l'unique boussole pour arriver à bon port. Une histoire qui donne des ailes et ravira les cinéphiles. Un suspense habilement soutenu. Femme actuelle. Une intrigue captivante. Maxi. Traduit de l'allemand par Sabine Wyckaert-Fetick
Les années soixante-dix. Un enfant naît dans le tumulte Joyeux de ces "années folles" où pour l'enfant roi qu'il personnifie la vie est synonyme de liberté, sans qu'il lui soit pour autant permis d'y trouver la stabilité et le bonheur souhaités. Dans son adolescence, l'achat, aux Puces, d'un manteau qui, au cours du temps, et jusque dans son âge adulte, perpétue le "doudou" dans les plis duquel il se réfugie afin d'y trouver le réconfort et d'y emmitoufler son mal-être, un manteau qui, à son Image, s'use et se délite jusqu'à la trame, et en vient un jour à perdre, pendouillant et ne tenant plus qu'à un fil, son dernier boulon... Dans ce nouveau roman de Jeanne-Marie Sens les excès des années soixante-dix sont brossés sous un jour implacable. Dans les aller-retour de la vie d'un personnage évoquant le malaise d'une certaine génération, l'auteur aborde le sujet intemporel du trébuchement, qui fait résonner une musique d'autant plus touchante qu'elle n'est étrangère à aucun d'entre nous.